jeudi 8 décembre 2022
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-22LY03446 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | CABINET ERNST & YOUNG |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
La SCI Victor Hugo 21 a demandé au tribunal administratif de Grenoble de condamner, sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice
administrative, le centre hospitalier Alpes-Isère à lui verser la somme de 498 571,49 euros
arrêtée au 31 décembre 2022, à parfaire à la date de l'ordonnance à intervenir.
Par une ordonnance n° 2202198 du 9 novembre 2022, la juge des référés du tribunal administratif a condamné le centre hospitalier Alpes-Isère à payer à la SCI Victor Hugo 21, à titre de provision, la somme de 498 571,49 euros.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 23 novembre 2022, le centre hospitalier Alpes-Isère, agissant par sa directrice en exercice, Mme A B, représenté par le cabinet d'avocats Ernst et Young, demande à la cour :
1°) d'annuler cette ordonnance du 9 novembre 2022 ;
2°) de rejeter la demande de la SCI Victor Hugo 21 ;
3°) à titre subsidiaire de conditionner le versement d'une éventuelle provision à la constitution d'une garantie par la SCI Victor Hugo 21 :
4°) de condamner la SCI Victor Hugo à lui verser la somme de 5 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 322-3 du code de justice administrative : " Lorsque le président d'une cour administrative d'appel saisie d'un litige relevant de sa compétence () estime qu'il existe une autre raison objective de mettre en cause l'impartialité de la cour, il transmet le dossier au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat qui en attribue le jugement à la juridiction qu'il désigne. ". En outre, l'article R. 351-8 du même code dispose : " Lorsque des considérations de bonne administration de la justice l'imposent, le président de la section du contentieux du Conseil d'Etat, de sa propre initiative ou sur la demande d'un président de tribunal administratif ou de cour administrative d'appel, attribue, par une ordonnance motivée qui n'est pas susceptible de recours, le jugement d'une ou plusieurs affaires à la juridiction qu'il désigne. ".
2. La requête du centre hospitalier Alpes-Isère dirigée contre la SCI Victor Hugo 21 est présentée par sa directrice, Mme A B, épouse du premier vice-président de la cour, ce qui pourrait être de nature, selon la théorie des apparences, à conduire la SCI Victor Hugo 21 à considérer qu'il pourrait y avoir une raison objective, au sens de l'article R. 322-3 du code de justice administrative, de mettre en cause l'impartialité de la cour.
3. En application des dispositions citées ci-dessus, il y a lieu de transmettre cette requête au président de la section du contentieux du Conseil d'État.
ORDONNE :
Article 1er : Le dossier de la requête susvisée du centre hospitalier Alpes-Isère est transmis au président de la section du contentieux du Conseil d'État.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au centre hospitalier Alpes-Isère, à la SCI Victor Hugo 21 et au président de la section du contentieux du Conseil d'État.
Fait à Lyon, le 8 décembre 2022.
Le président de la cour,
Gilles Hermitte
Pour expédition,
Le greffier,
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
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04/05/2026
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La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026