jeudi 6 juillet 2023
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-23LY00356 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | CADOUX |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Mme D C épouse B et M. A B ont demandé, chacun pour ce qui le concerne au tribunal administratif de Lyon, d'une part, d'annuler les arrêtés du 29 juillet 2022 par lesquels la préfète de la Loire leur a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé le Nigéria, Etat dont ils ont la nationalité, comme pays de destination, d'autre part, d'enjoindre à cette autorité de réexaminer leur situation après remise d'une autorisation provisoire de séjour.
Par jugement n° 2206515-2206517 du 2 novembre 2022, le magistrat désigné par la présidente du tribunal a rejeté leur demande.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 26 janvier 2023, Mme et M. B, représentés par Me Gay, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement, ainsi que les arrêtés du 29 juillet 2022 portant mesures d'éloignement ;
2°) d'enjoindre à la préfète de la Loire de réexaminer leur situation dans le délai d'un mois à compter de l'arrêt, après remise d'une autorisation provisoire de séjour sous sept jours ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761 -1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Ils soutiennent que :
- les obligations de quitter le territoire méconnaissent l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la fixation du pays de destination méconnaît l'article 3 de la même convention.
Par ordonnance du 10 mars 2023 prise en vertu de l'article R. 611-8 du code de justice administrative, l'affaire a été dispensée d'instruction.
Vu les autres pièces du dossier ;
Par décisions du 28 décembre 2022, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à Mme et M. B.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Mme et M. B ayant été régulièrement avertis du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique, le rapport de M. Arbarétaz ;
Considérant ce qui suit :
1. Il y a lieu d'écarter par adoption des motifs opposés à bon droit par le tribunal les moyens tirés de la méconnaissance des articles 8 et 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales invoqués respectivement contre les obligations de quitter le territoire et la fixation du pays de destination.
2. Il suit de là que Mme et M. B ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le magistrat désigné du tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation des arrêtés du 29 juillet 2022 par lesquels la préfète de la Loire les a obligés à quitter le territoire dans le délai de trente jours et a fixé le pays de destination. Les conclusions de leur requête tendant aux mêmes fins doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, leurs conclusions à fins d'injonction.
3. Les conclusions présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 par Mme et M. B, parties perdantes, doivent être rejetées.
DECIDE :
Article 1er : La requête de Mme et M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme D C épouse B et à M. A B.
Copie en sera adressée à la préfète de la Loire.
Délibéré après l'audience du 15 juin 2023, à laquelle siégeaient :
M. Arbarétaz, président de chambre,
Mme Evrard, présidente assesseure,
Mme Psilakis, première conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 6 juillet 2023.
Le président, rapporteur,
Ph. Arbarétaz
La présidente assesseure,
A. Evrard
La greffière,
M-A. Boizot
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026