lundi 16 octobre 2023
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-23LY00418 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. B A a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler les décisions du préfet de l'Isère du 26 septembre 2022, lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, désignant le pays à destination duquel il serait reconduit d'office, lui interdisant le retour sur le territoire français durant un an et l'informant qu'il faisait l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information de Schengen.
Par un jugement n° 2206366 du 29 décembre 2022, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour
I. Par une requête enregistrée sous le n° 23LY00418 le 3 février 2023, M. A, représenté par Me Cans, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Grenoble du 29 décembre 2022 ;
2°) d'annuler les décisions susmentionnées pour excès de pouvoir ;
3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ", sous astreinte de 100 euros par jour de retard et, à défaut, de réexaminer sa situation, dans le délai d'un mois à compter de la décision à intervenir et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 200 euros, au profit de son conseil, en application des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
S'agissant de la décision portant refus de délivrance de titre de séjour :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
S'agissant de la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- elle méconnaît les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant ;
- elle procède d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation.
Par décision du 19 avril 2023, le bureau d'aide juridictionnelle a rejeté la demande d'aide juridictionnelle présentée par M. A.
II. Par une requête, enregistrée sous le n° 23LY00419 le 3 février 2023, M. A, représenté par Me Cans, demande à la cour de prononcer, sur le fondement de l'article R. 811-17 du code de justice administrative, le sursis à exécution du jugement n° 2206366 du 29 décembre 2022, par lequel le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande tendant à l'annulation des décisions du préfet de l'Isère du 26 septembre 2022, lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, désignant le pays à destination duquel il serait reconduit d'office et lui interdisant le retour sur le territoire pendant un an.
Il soutient que :
- son éloignement du territoire français, rendu possible par le jugement dont il sollicite le sursis à exécution, risque d'entraîner des conséquences difficilement réparables ;
- les moyens qu'il présente dans le cadre de sa requête enregistrée sous le n° 23LY00419 sont sérieux et de nature à justifier l'annulation du jugement attaqué et des décisions contestées.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes susvisées sont dirigées contre le même jugement. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par une même décision.
2. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent, () par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
3. M. A, ressortissant guinéen né le 1er janvier 1990, déclare être entré en France le 9 janvier 2018. Il a fait l'objet, le 30 mai 2019, d'un arrêté portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire pendant un an, dont la légalité a été confirmée, en dernier lieu, par la cour administrative d'appel de Lyon, le 25 août 2020. Le 26 septembre 2019, il a sollicité son admission au séjour, sur le fondement des dispositions de l'article L. 313-11 (7°) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, désormais codifiées à l'article L. 423-23 de ce code. Par arrêté du 26 septembre 2022, le préfet de l'Isère lui a opposé un refus, lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a désigné le pays de renvoi et lui a interdit le retour sur le territoire français durant un an. M. A fait appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces décisions.
Sur la requête enregistrée à la cour sous le n° 23LY00418 :
Sur la décision de refus de délivrance de titre de séjour :
4. En premier lieu, M. A fait valoir que l'essentiel de ses attaches personnelles et familiales se situent en France, où il soutient s'être parfaitement intégré. Il est constant que, d'une part, le requérant est père d'un enfant né sur le territoire national en janvier 2019 dont la mère, de nationalité sénégalaise, détient un titre de séjour. D'autre part, M. A a reconnu le premier enfant de cette dernière, né en 2014. Il ressort toutefois des pièces du dossier que l'intéressé vit désormais séparé de la mère des enfants qui, comme l'a relevé le premier juge, a déposé plainte à son encontre pour des faits de violence et de menace de mort. Si le requérant se prévaut de la présence de ses deux fils en France et fait valoir qu'il participe à leur éducation, il n'établit ni même n'allègue participer à leur entretien, étant dépourvu de ressources. En outre, le requérant n'a jamais détenu de titre de séjour et a fait l'objet, le 30 mai 2019, d'un premier arrêté portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour sur le territoire, dont la légalité a été confirmée par les juridictions administratives compétentes. M. A ne pouvait dès lors ignorer, au moment où il a fondé sa cellule familiale, que ses perspectives d'installation en France demeuraient incertaines. De surcroît, dès lors qu'il n'a pas déféré à cet arrêté, et en dépit de la production de deux promesses d'embauche, le requérant ne saurait se prévaloir de son intégration en France, dont le respect des lois et des décisions de justice est une composante. Enfin, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé conserve de fortes attaches dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-huit ans et où résident ses parents, un frère et quatre de ses sœurs. Ainsi, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, et notamment de la durée et des conditions d'entrée et de séjour du requérant en France, la décision contestée ne porte pas au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Elle ne méconnaît dès lors pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
5. En deuxième lieu, le refus de délivrance d'un titre de séjour, qui n'entraîne pas par lui-même un éloignement du territoire français, n'a ni pour objet ni pour effet de séparer M. A de ses enfants mineurs, ni de l'empêcher d'exercer son droit de visite ou d'hébergement, tel que reconnu par le jugement du juge aux affaires familiales du tribunal judicaire de Grenoble du 31 août 2021. Par suite, le moyen tiré de la violation des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
6. En troisième et dernier lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences du refus de titre de séjour en litige sur la situation personnelle de M. A, dès lors qu'il ne repose sur aucun argument distinct de ceux avancés à l'appui des deux moyens ci-dessus analysés, doit être écarté pour les motifs énoncés aux deux points précédents.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les motifs énoncés au point 4.
8. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été indiqué au point 4, M. A, dépourvu de toute ressource, n'établit ni même n'allègue participer à l'entretien de ses enfants. Si le jugement du juge aux affaires familiales du tribunal judicaire de Grenoble du 31 août 2021 lui reconnaît le droit d'héberger ses fils, il est constant que le requérant, qui bénéficie d'un hébergement d'urgence, ne l'exerce pas. Enfin, comme indiqué précédemment, au moment où l'intéressé a fondé sa cellule familiale, il ne pouvait ignorer la précarité de son installation en France, dès lors qu'il se maintenait sans titre de séjour sur le territoire français, après y être entré irrégulièrement. M. A n'est donc pas fondé à soutenir que la décision contestée méconnait les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant.
9. En troisième et dernier lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de M. A, dès lors qu'il ne repose sur aucun argument distinct de ceux avancés à l'appui des moyens ci-dessus analysés, ne peut qu'être écarté pour les motifs déjà énoncés.
Sur la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :
10. En premier lieu, il résulte de ce qui a été indiqué au point 4 que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
11. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 5 et 8 que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée méconnait les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant.
12. En troisième et dernier lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de M. A, dès lors qu'il ne repose sur aucun argument distinct de ceux avancés à l'appui des moyens ci-dessus analysés, ne peut qu'être écarté pour les motifs déjà énoncés.
Sur la décision désignant le pays de destination :
13. Il résulte de ce qui a été dit aux points 5 et 8 que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée méconnait les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, le requérant soutient que la décision contestée est insuffisamment motivée dès lors que le préfet de l'Isère n'a pas mentionné expressément les quatre critères prévus par les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, la décision d'interdiction de retour sur le territoire français durant un an, prise sur le fondement de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est régulièrement motivée en droit par le visa de ces dispositions, au regard des exigences de l'article L. 613-2 du même code. Elle est également suffisamment motivée en fait, quant à son principe, par l'indication qu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à M. A pour exécuter l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Elle est également suffisamment motivée quant à sa durée, dès lors qu'il ressort des termes de l'arrêté contesté que le préfet, qui a indiqué que " l'examen d'ensemble de sa situation a été effectué, relativement à la durée de l'interdiction de retour, au regard notamment de l'article L. 612-10 ", a indiqué que la durée de présence alléguée s'expliquait par le maintien irrégulier de M. A sur le sol français, a examiné la nature et l'ancienneté de ses liens avec la France, et relevé que l'intéressé avait fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement à laquelle il n'avait pas déféré et qu'il ne représentait pas de menace à l'ordre public. Le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de l'interdiction de retour doit par conséquent être écarté.
15. En deuxième lieu, ainsi qu'il a été rappelé au point précédent, M. A a fait l'objet d'une mesure d'éloignement pour laquelle aucun délai de départ volontaire n'a été accordé. Il entre ainsi dans le cas prévu à l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour lequel le préfet assortit l'obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour, sauf s'il existe des circonstances humanitaires de nature à justifier qu'une telle interdiction de retour ne soit pas édictée. En l'espèce, il résulte de ce qui a été exposé aux points 4, 5 et 8 que la circonstance que les deux enfants du requérant résident en France et qu'un jugement du juge aux affaires familiales du tribunal judicaire de Grenoble du 31 août 2021 lui reconnaît le droit de visite et d'hébergement, ne constitue une " circonstance humanitaire " au sens des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut donc qu'être écarté.
16. En troisième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté pour les motifs énoncés au point 4.
17. En quatrième lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 5 et 8 que M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée méconnait les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention relative aux droits de l'enfant.
18. En cinquième et dernier lieu, le moyen tiré de l'erreur manifeste dans l'appréciation de la situation personnelle de M. A, dès lors qu'il ne repose sur aucun argument distinct de ceux avancés à l'appui des moyens ci-dessus analysés, ne peut qu'être écarté pour les motifs déjà énoncés.
19. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, elle doit être rejetée, y compris en ses conclusions aux fins d'injonction et de mise à la charge de l'État des frais exposés et non compris dans les dépens.
Sur la requête enregistrée à la cour sous le n° 23LY00419 :
20. La présente ordonnance statuant sur la requête en annulation présentée contre le jugement n° 2206366 rendu le 29 décembre 2022 par le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Grenoble, la requête n° 23LY00419 tendant à ce qu'il soit sursis à l'exécution de ce jugement est devenue sans objet.
ORDONNE :
Article 1er : La requête n° 23LY00418 de M. A est rejetée.
Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de sursis à exécution de la requête n° 23LY00419 de M. A.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.
Fait à Lyon, le 16 octobre 2023.
Le président,
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier, - 23LY00419
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026