LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-23LY00811

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-23LY00811

lundi 10 juin 2024

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-23LY00811
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

M. B A a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler les décisions du préfet de l'Isère du 29 juillet 2022, lui refusant la délivrance d'un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et désignant le pays à destination duquel il serait reconduit d'office à l'expiration de ce délai.

Par un jugement n° 2205763 du 30 décembre 2022, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 2 mars 2023, M. A, représenté par Me Schurmann demande, à la cour :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Grenoble du 30 décembre 2022 ;

2°) d'annuler les décisions susmentionnées pour excès de pouvoir ;

3°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer une carte de séjour " vie privée, vie familiale " et dans l'attente de le mettre en possession d'un récépissé avec autorisation de travail, dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans le délai d'un mois à compter de la notification à intervenir et de le mettre en possession d'une autorisation provisoire de séjour, avec autorisation de travail, dans l'attente de ce réexamen, et ce sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros, dont distraction au profit de son conseil, en application des dispositions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondante à la contribution de l'État.

Il soutient que le préfet :

- a entaché son arrêté d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du 6° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile devenu à compter du 1er mai 2021, l'article L. 423-7 du même code ;

- méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- méconnaît les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 12 avril 2023.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention relative aux droits de l'enfant, signée à New York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel () peuvent, () par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".

2. M. A, ressortissant guinéen né le 3 mai 2000, déclare être entré en France le 16 juin 2017. Il a été confié au service de l'aide sociale à l'enfance de l'Isère par une ordonnance du procureur de la République près le tribunal de grande instance de Grenoble en date du 26 septembre 2017. Le 3 juillet 2018, il a sollicité la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 313-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par un arrêté du 11 décembre 2018 dont la légalité a été confirmée par le tribunal administratif de Grenoble le 31 mai 2019 et par la Cour administrative d'appel de Lyon le 12 novembre 2019, le préfet de l'Isère lui a opposé un refus, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a désigné le pays de renvoi. Suite à la naissance de sa fille née le 10 mai 2020, reconnue par anticipation le 6 décembre 2019, il a bénéficié d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français du 3 février 2021 au 2 février 2022. Le 2 février 2022, il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour auprès de la préfecture de l'Isère. Par arrêté du 29 juillet 2022, le préfet de l'Isère lui a opposé un refus, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a désigné le pays de renvoi. M. A fait appel du jugement par lequel le tribunal de Grenoble a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces décisions.

3. En premier lieu, M. A fait valoir, pour contester le refus de titre de séjour qui lui a été opposé, qu'il participe à l'entretien et à l'éducation de son enfant, de nationalité française, née le 10 mai 2020 en se prévalant d'une attestation de la mère indiquant qu'il " s'occupe de son enfant " et contribue à son entretien et à son éducation. Le requérant produit également divers tickets de caisse relatif à l'achat de divers produits. Toutefois, ces éléments à caractère généraux, sont insuffisants à eux seuls pour établir, d'une part, qu'il entretiendrait des relations avec sa fille et, d'autre part, qu'il contribuerait effectivement à l'entretien et à l'éducation de celle-ci. Aux surplus, le requérant ne démontre pas qu'à la date de la décision attaquée, il résidait auprès de sa compagne. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

4. En deuxième lieu, pour les mêmes motifs que ceux mentionnés au point précédent, le préfet n'a pas entaché sa décision d'une erreur manifeste d'appréciation.

5. En troisième lieu, le requérant fait valoir qu'il est arrivé en France mineur et se prévaut de sa relation avec une ressortissante française avec laquelle il a eu une fille. Toutefois, à la date de la décision attaquée, la relation entre le requérant et sa compagne était récente et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'ils vivaient à la même adresse, l'attestation d'hébergement versée aux débats ne concernant que le requérant. De plus, M. A et sa compagne ne pouvaient ignorer, dès le début de leur relation, que leurs perspectives de vie commune en France étaient incertaines en l'absence de droit au séjour détenu par M. A. Par ailleurs, comme il a été dit au point précédent, le requérant ne démontre pas qu'il entretiendrait des relations avec sa fille ni qu'il participerait effectivement à l'entretien et à l'éducation de cette dernière. En outre, nonobstant sa relation avec sa compagne et la présence de sa fille sur le territoire, le requérant ne démontre pas avoir développé des liens anciens, intenses et stables en France, alors qu'il n'est pas dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine, où il a vécu la grande majorité de sa vie et où résident encore ses parents. Enfin, la seule circonstance que M. A poursuive sa scolarité dans le cadre d'un certificat d'aptitude professionnelle de maintenance option automobile, avec un contrat d'apprentissage, ne saurait caractériser une intégration professionnelle d'une particulière intensité. Ainsi, compte tenu de l'ensemble des circonstances de l'espèce, la décision contestée n'a pas porté au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, une atteinte disproportionnée par rapport aux motifs du refus. Dès lors, elle ne méconnaît pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

6. En quatrième et dernier lieu, contrairement à ce que soutient M. A, le préfet de l'Isère a examiné sa situation au regard des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant. En tout état de cause, comme il a été dit aux points 3 et 5, il ne ressort pas des pièces du dossier que le requérant participe effectivement à l'entretien et à l'éducation de son enfant. Par suite, le moyen doit être écarté.

7. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, elle doit être rejetée, y compris en ses conclusions aux fins d'injonction et de mise à la charge de l'État des frais exposés et non compris dans les dépens.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de l'Isère.

Fait à Lyon, le 10 juin 2024.

Le président,

Gilles Hermitte

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Le greffier,

Décisions similaires

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669

03/08/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953

03/08/2026

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295

Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

01/07/2026

← Retour aux décisions