LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-23LY01312

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-23LY01312

jeudi 18 avril 2024

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-23LY01312
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation4ème chambre - formation à 3
Avocat requérantMOUTOUSSAMY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

M. A et la société par actions simplifiées (SAS) O'pti Délices ont demandé au tribunal administratif de Lyon de condamner la commune de Villeurbanne à leur verser la somme de 900 000 euros en indemnisation des conséquences du retrait de l'autorisation domaniale dont ils bénéficiaient place Grandclément.

Par jugement n° 2102177 du 14 février 2023, le tribunal administratif de Lyon a rejeté cette demande.

Procédure devant la cour

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 avril 2023 et le 5 juin 2023, M. A et la SAS O'Pti Délices, représentés par Me Moutoussamy, demandent à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) de condamner la commune de Villeurbanne à leur verser la somme de 900 000 euros ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Villeurbanne la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- le tribunal s'est à tort abstenu de faire usage de son pouvoir d'instruction ;

- ils ont subi un préjudice moral en raison du retrait de l'autorisation d'exercer, annulé par le tribunal administratif de Lyon le 1er décembre 2015, comme l'établissent les pièces produites.

Par mémoire enregistré le 21 août 2023, la commune de Villeurbanne, représentée par Me Lebeau (SELARL Adden avocats Auvergne-Rhône-Alpes), conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de M. A et de la SAS O'Pti Délices la somme de 2 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle expose que :

- la requête est irrecevable, à défaut d'avoir exposé des moyens d'appel avant l'expiration du délai de recours ;

- certaines demandes indemnitaires sont irrecevables, à défaut d'avoir été chiffrées ;

- les moyens soulevés ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Sophie Corvellec ;

- les conclusions de M. Bertrand Savouré, rapporteur public ;

- et les observations de Me Magana pour la commune de Villeurbanne ;

Considérant ce qui suit :

1. La société Pizz'Mania, depuis devenue la SAS O'Pti Délices, exploite depuis 2009 un kiosque situé sur le domaine public, place Grandclément à Villeurbanne. Par un arrêté du 11 décembre 2012, le maire de la commune a retiré l'autorisation d'occupation domaniale consentie par arrêté du 20 janvier 1949 et acquise par acte sous seing privé du 2 avril 2009 par la société Pizz'Mania. Saisi par cette dernière et par son associé unique, M. A, le tribunal administratif de Lyon a annulé cette décision par jugement du 1er décembre 2015, devenu définitif. Par courrier du 20 novembre 2020, M. A et la société Pizz'Mania ont présenté à la commune de Villeurbanne une demande indemnitaire, invoquant cette illégalité ainsi que divers autres obstacles à l'exploitation du kiosque, qui a été rejetée par décision du 21 janvier 2021. M. A et la SAS O'Pti Délices ont saisi aux mêmes fins le tribunal administratif de Lyon, qui a rejeté leur demande par jugement du 14 février 2023 dont ils relèvent appel.

Sur les conclusions de la requête :

2. En premier lieu, s'il appartient au juge de compléter son information en procédant le cas échéant aux mesures d'instruction qu'il estime utiles et nécessaires, en l'espèce, le tribunal disposait au dossier des éléments nécessaires pour répondre aux conclusions et moyens soulevés par M. A et la SAS O'Pti Délices. Ainsi, et à défaut d'autres précisions apportées à son appui, le moyen tiré de l'irrégularité dont le jugement serait entaché en raison de l'abstention manifestée par le tribunal dans l'usage de son pouvoir d'instruction, doit être écarté.

3. En second lieu, pour demander l'indemnisation d'un préjudice moral, la SAS O'Pti Délices et M. A s'en rapportent, sans autres précisions, aux pièces produites et à leur argumentation de première instance. Il ressort de celles des écritures de première instance qu'ils ont produites en appel, et de la pièce à laquelle elles renvoient, qu'ils se réfèrent ainsi à la dégradation de l'état de santé de M. A. Toutefois, et en l'absence d'autres éléments apportés en appel qui tendraient à établir un lien de causalité entre le retrait de l'autorisation domaniale et les difficultés personnelles du gérant de ladite société, il y a lieu d'écarter ce chef de préjudice par adoption des motifs retenus par les premiers juges au point 15 de leur jugement.

4. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les fins de non-recevoir opposées en défense, que M. A et la SAS O'Pti Délices ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lyon a rejeté leur demande.

Sur les frais liés au litige :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Villeurbanne, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par M. A et la SAS O'Pti Délices. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de ces derniers le paiement des frais exposés par la commune de Villeurbanne en application de ces mêmes dispositions.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. A et de la SAS O'Pti Délices est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Villeurbanne en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. B A, à la SAS O'Pti Délices et à la commune de Villeurbanne.

Délibéré après l'audience du 28 mars 2024, où siégeaient :

- M. Philippe Arbarétaz, président de chambre,

- Mme Aline Evrard, présidente-assesseure,

- Mme Sophie Corvellec, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 avril 2024.

La rapporteure,

S. CorvellecLe président,

Ph. Arbarétaz

La greffière,

F. Faure

La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Le greffier,

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions