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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-23LY01534

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-23LY01534

jeudi 5 décembre 2024

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-23LY01534
TypeDécision
Recoursplein contentieux
Formation4ème chambre - formation à 3
Avocat requérantSELARL BLT DROIT PUBLIC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

Le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon a demandé au tribunal administratif de Lyon de condamner qui mieux le devra la société Amome Conseils, la société AAMCO Architectures et la société Artelia à lui verser la somme de 30 870 euros TTC assortie des intérêts légaux en réparation du désordre affectant la buanderie de son hôpital local et la somme de 14 436,26 euros en remboursement de la moitié des frais et honoraires de l'expertise judiciaire.

Par jugement n° 2001074 du 9 mars 2023, le tribunal administratif de Lyon a rejeté cette demande.

Procédure devant la cour

Par une requête et un mémoire enregistrés le 5 mai 2023 et le 6 février 2024, le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon, représenté par Me Bonnet (SELARL BLT Droit Public), demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) de condamner qui mieux le devra la société Amome Conseils, la société AAMCO Architectures et la société Artelia à lui verser la somme de 30 870 euros TTC assortie des intérêts légaux et la somme de 14 436,26 euros en remboursement de la moitié des frais et honoraires de l'expertise judiciaire ;

3°) de mettre à la charge des sociétés Amome Conseils, AAMCO Architectures et Artelia la somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la responsabilité de la société Amome Conseils, qui a la qualité de constructeur au sens de l'article 1792 du code civil en tant que programmiste, est engagée au titre de la garantie décennale, la buanderie étant impropre à sa destination et cette société ayant omis de prévoir une buanderie dans le programme technique détaillé ;

- subsidiairement, la responsabilité contractuelle de la société Amome Conseils est engagée, notamment au titre de la garantie de parfait achèvement, celle-ci ne s'étant pas prévalue du caractère définitif d'un éventuel décompte, aucun projet de décompte n'ayant été établi au sens de l'article 12 du CCAG - PI et aucun décompte définitif n'étant intervenu ;

- subsidiairement, la responsabilité contractuelle des sociétés AAMCO Architectures et Artelia est engagée, au titre de la garantie de parfait achèvement, les désordres constatés étant imputables à l'absence de définition des caractéristiques techniques du local, à un manquement à leur devoir de conseil et à un défaut de conception ;

- aucune responsabilité ne doit demeurer à sa charge.

Par mémoires enregistrés le 31 août 2023, le 22 décembre 2023 et le 9 février 2024, la société Artelia, représentée par Me Charvier (SELARL C/M A), demande à la cour :

1°) à titre principal, de rejeter la requête ;

2°) à titre subsidiaire, de rejeter toute demande de condamnation présentée à son encontre ;

3°) à titre subsidiaire, de condamner solidairement les sociétés Amome Conseils, Axima Concept et AAMCO Architectures à la garantir de toute éventuelle condamnation prononcée à son encontre ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Boën-sur-Lignon, ou de qui mieux le devra, la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la demande du centre hospitalier n'est pas fondée, tant au titre de la garantie décennale qu'au titre de la responsabilité contractuelle ;

- subsidiairement, elle n'a commis aucun manquement à ses obligations contractuelles ;

- subsidiairement, seront condamnées à la garantir la société Amome Conseils, qui a manqué à ses obligations contractuelles en n'établissant pas de fiche technique relative à la buanderie, la société Axima Concept, titulaire du lot de travaux en cause et responsable, au titre de la garantie décennale, des ouvrages qu'elle a réalisés et au titre de la responsabilité quasi-délictuelle, en manquant à son devoir de conseil, et la société AAMCO Architectures, en tant que mandataire solidaire du groupement de maîtrise d'œuvre et à raison d'un manquement à son devoir de conseil ;

- une part de responsabilité doit demeurer à la charge du centre hospitalier, qui connaissait les contraintes subies par ses employés ;

- la climatisation dont l'installation est préconisée par l'expertise doit demeurer à la charge du maître d'ouvrage, dès lors qu'elle aurait dû être installée dès l'origine.

Par mémoires enregistrés le 5 janvier 2024 et le 9 février 2024, la société Axima Concept, représentée par Me Berthiaud (SELARL Berthiaud et associés), demande à la cour :

1°) à titre principal, de rejeter la requête ;

2°) de rejeter toute demande de condamnation présentée à son encontre ;

3°) à titre subsidiaire, de condamner solidairement les sociétés Amome Conseils, Artelia et AAMCO Architectures à la garantir de toute éventuelle condamnation prononcée à son encontre ;

4°) de mettre solidairement à la charge du centre hospitalier de Boën-sur-Lignon, de la société Artelia et de la société Amome Conseils la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que les entiers dépens.

Elle soutient que :

- l'appel en garantie formé à son encontre par la société Artelia n'est pas fondé, aucune faute dans l'exécution de son contrat ne lui étant imputable ;

- l'appel formé par le centre hospitalier pour contester le rejet, en première instance, de sa demande tendant à ce que sa responsabilité contractuelle soit engagée n'est pas fondé, celui-ci ne contestant pas utilement le motif opposé par les premiers juges, tiré de la fin des relations contractuelles ;

- subsidiairement, sa responsabilité ne pourrait qu'être partagée avec celle des sociétés Amome Conseils, conformément aux conclusions de l'expertise, Artelia, en charge des études d'exécution, et AAMCO Architectures.

Par mémoires enregistrés le 17 janvier 2024 et le 7 mars 2024 (non communiqué), la société Amome Conseils, représentée par Me Pacifici (SELARL Tacoma), demande à la cour :

1°) à titre principal, de rejeter la requête ;

2°) de rejeter toute demande de condamnation présentée à son encontre ;

3°) à titre subsidiaire, de condamner solidairement les sociétés Axima Concept et Artelia à la garantir de toute éventuelle condamnation prononcée à son encontre ;

4°) de mettre à la charge du centre hospitalier de Boën-sur-Lignon, de la société Artelia et de la société Axima Concept la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle expose que :

- la demande du centre hospitalier tendant à engager sa responsabilité au titre de la garantie décennale n'est pas fondée, dès lors qu'elle n'a pas la qualité de locateur d'ouvrage et que les conditions ne sont pas réunies, les désordres n'étant pas apparents, n'étant pas en lien avec ses missions et ne rendant pas le bien impropre à sa destination ;

- la demande du centre hospitalier tendant à engager sa responsabilité contractuelle n'est pas fondée, compte tenu de la réception définitive intervenue et de l'absence d'applicabilité de la garantie de parfait achèvement ;

- aucun manquement à ses obligations contractuelles ou de conseil ne peut lui être reproché ;

- subsidiairement, seront condamnées à la garantir la société Artelia, les désordres étant dus à un problème de conception et pour manquement à son obligation de conseil, et la société Axima Concept, titulaire du lot de travaux en cause, tenue à une obligation de conseil et de résultat ;

- subsidiairement, le dispositif de climatisation constitue un élément indispensable de l'ouvrage dont le coût doit rester à la charge du maître d'ouvrage.

La clôture de l'instruction a été fixée au 19 mars 2024 par ordonnance du même jour.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code civil ;

- le code des marchés publics ;

- le décret n° 78-1306 du 26 décembre 1978 ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Sophie Corvellec ;

- les conclusions de Mme Christine Psilakis ;

- et les observations de Me Bitar, pour le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon, celles de Me Rebourg, pour la société Amome Conseils, et celles de Me Charvier, pour la société Artelia.

Considérant ce qui suit :

1. Par actes d'engagement du 3 juillet 2006 et du 15 décembre 2008, le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon a chargé la société Amome Conseils de la réalisation d'un programme technique détaillé en vue de la reconstruction de son hôpital local, puis d'une mission d'assistance au maître d'ouvrage pour cette opération de travaux. La maîtrise d'œuvre de cette opération a été confiée à un groupement conjoint comprenant notamment la SARL d'architecture Pascal Mollard, depuis devenue AAMCO Architectures, architecte et mandataire solidaire, et la société GECC AICC, depuis reprise par la société Artelia, bureau d'études techniques fluides et le lot n° 15 " chauffage-ventilation-rafraîchissement " à la société Axima Concept. Les travaux de ce lot ont été réceptionnés le 7 octobre 2013, avec réserves levées le 31 mars 2014. Toutefois, des températures anormalement élevées ont été constatées dans la buanderie. Sur ordonnance du président du tribunal administratif de Lyon du 24 juin 2015, un rapport d'expertise a été déposé le 16 mai 2018. Le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon a alors demandé au tribunal de condamner la société Amome Conseils, subsidiairement les sociétés AAMCO Architectures et Artelia à l'indemniser du coût des travaux nécessaires pour remédier à ce désordre pour un montant de 30 870 euros. Le tribunal a rejeté sa demande par un jugement du 9 mars 2023 dont il relève appel.

Sur la régularité du jugement :

2. Il résulte du dossier de première instance que, pour soutenir que sa responsabilité contractuelle ne pouvait être engagée, la société Amome Conseils s'est prévalue, tant dans son mémoire enregistré le 29 mai 2020 que dans celui du 29 novembre 2021, de la fin des relations contractuelles, compte tenu de la réalisation et du paiement de sa prestation par le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon, en se référant à la facture du 31 juillet 2007, laquelle portait " décompte général et définitif " du marché. Par suite, et contrairement à ce que soutient le centre hospitalier, les premiers juges ont pu considérer qu'elle invoquait ainsi le paiement par le centre hospitalier du décompte général du marché, et le caractère définitif de ce décompte, sans soulever d'office ce moyen qui n'est pas d'ordre public. Le moyen tiré d'une telle irrégularité doit ainsi être écarté.

Sur le bien-fondé du jugement :

En ce qui concerne la responsabilité de la société Amome Conseils :

3. En premier lieu, il résulte des principes qui régissent la responsabilité décennale des constructeurs que des désordres apparus dans le délai d'épreuve de dix ans, de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou à le rendre impropre à sa destination dans un délai prévisible, engagent leur responsabilité, même s'ils ne se sont pas révélés dans toute leur étendue avant l'expiration du délai de dix ans. Le constructeur dont la responsabilité est recherchée sur ce fondement ne peut en être exonéré, outre les cas de force majeure et de faute du maître d'ouvrage, que lorsque, eu égard aux missions qui lui étaient confiées, il n'apparaît pas que les désordres lui soient en quelque manière imputables.

4. En revanche, le coût des travaux non prévus au contrat qui sont nécessaires pour réaliser un ouvrage conforme à sa destination doit rester à la charge du maître de l'ouvrage à la condition que ces travaux apportent une plus-value à l'ouvrage par rapport à sa valeur prévue au marché.

5. Il résulte de l'instruction, en particulier des constats opérés dans le cadre des expertises diligentées à la demande de l'assureur du centre hospitalier de Boën-sur-Lignon et sur ordonnance du président du tribunal administratif de Lyon, qu'indépendamment des températures extérieures, des températures atteignant jusqu'à 34 °C ont été constatées dans les locaux " linge propre " et " linge sale " de la buanderie du centre hospitalier, en raison des équipements, et notamment de la sécheuse-repasseuse, qui y sont installés.

6. Toutefois, à supposer même que ces pics de température puissent rendre le local impropre à sa destination, les travaux de reprise dont se prévaut le centre hospitalier, lesquels, tels que préconisés par l'expertise, consistent à installer un système autonome de climatisation qui n'était pas initialement prévu au contrat, engendrent une plus-value qu'il appartient au maître d'ouvrage d'assumer. Par suite, le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon n'est pas fondé à rechercher la responsabilité de la société Amome Conseils au titre de la garantie décennale.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 12 du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés de prestations intellectuelles (CCAG-PI), dans sa rédaction alors en vigueur et applicable au litige en vertu de l'article 8 du cahier des clauses administratives particulières et techniques du marché en litige : " () 12.31. Après réception, selon les stipulations du chapitre V, des prestations faisant l'objet du marché (), le titulaire doit adresser à la personne responsable du marché le projet de décompte correspondant aux prestations fournies. Le montant du décompte est arrêté par la personne responsable du marché ; si celle-ci modifie le projet de décompte présenté par le titulaire, elle lui notifie le décompte retenu. Si le projet de décompte, malgré une mise en demeure formulée par la personne responsable du marché, n'a pas été produit dans un délai de trois mois à partir de la réception des prestations, la personne publique est fondée à procéder à la liquidation sur la base d'un décompte établi par ses soins. Celui-ci est notifié au titulaire. / 12.32. Toute réclamation sur un décompte doit être présentée par le titulaire à la personne publique dans le délai de quarante-cinq jours à compter de la notification du décompte. Passé ce délai, le titulaire est réputé avoir accepté le décompte. ". Si ces stipulations de l'article 12 du CCAG-PI prévoient qu'une fois le projet de décompte transmis par le titulaire, le montant du décompte est arrêté par la personne responsable du marché, elles n'impliquent pas que la validation du projet soit formalisée par une décision explicite lorsque le maître d'ouvrage auquel le titulaire a transmis son projet de décompte ne le modifie pas et procède au versement des sommes correspondantes.

8. Il appartient au maître de l'ouvrage, lorsqu'il lui apparaît que la responsabilité de son cocontractant est susceptible d'être engagée à raison de fautes commises dans l'exécution du contrat, soit de surseoir à l'établissement du décompte jusqu'à ce que sa créance puisse y être intégrée, soit d'assortir le décompte de réserves. A défaut, le caractère définitif du décompte fait obstacle à ce qu'il puisse obtenir l'indemnisation de son préjudice éventuel sur le fondement de la responsabilité contractuelle de son cocontractant, y compris lorsque ce préjudice résulte de désordres apparus postérieurement à l'établissement du décompte.

9. Il résulte de l'instruction que la société Amome Conseils a transmis au centre hospitalier de Boën-sur-Lignon une facture datée du 31 juillet 2007 intitulée " solde - décompte général définitif ", détaillant les sommes restant à payer au titre du solde du marché et faisant apparaître, à son profit, une somme de 1 207,96 euros. Contrairement à ce que soutient le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon, la société Amome Conseils lui a ainsi soumis un projet de décompte, conforme aux stipulations précitées du CCAG-PI, alors même que celui-ci a été présenté sous la forme d'une facture. Par ailleurs, le centre hospitalier s'étant acquitté de la somme demandée, sans préciser qu'il n'aurait pas entendu procéder au règlement du solde du marché, ce décompte est, par ce paiement, devenu définitif, ainsi que l'ont estimé les premiers juges. Par suite, le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon n'est pas fondé à rechercher la responsabilité contractuelle de la société Amome Conseils.

10. En troisième lieu, aucune stipulation du marché par lequel le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon a chargé la société Amome Conseils de la réalisation d'un programme technique détaillé, ni aucune stipulation du CCAG-PI qui lui est applicable ne mettent à la charge de cette dernière une obligation de parfait achèvement au-delà de la réception de sa prestation. Par conséquent, le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon ne peut utilement rechercher la responsabilité de la société Amome Conseils, au titre d'une garantie de parfait achèvement.

En ce qui concerne la responsabilité contractuelle des sociétés AAMCO Architectures et Artelia :

11. Pour écarter la responsabilité contractuelle des sociétés AAMCO Architectures et Artelia, le tribunal a retenu que le délai de la garantie de parfait achèvement ayant expiré, les rapports contractuels entre ces sociétés et le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon avaient pris fin. En soutenant seulement que ces sociétés ont commis des manquements à leurs obligations contractuelles, notamment à leurs obligations de conseil, le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon ne conteste pas utilement le motif ainsi retenu par le tribunal administratif. Par suite, il n'est pas fondé à rechercher la responsabilité contractuelle, y compris au titre de la garantie de parfait achèvement, des sociétés AAMCO Architectures et Artelia.

12. Il résulte de tout ce qui précède que le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande.

Sur les frais liés au litige :

13. En premier lieu, le présent arrêt rejetant l'appel du centre hospitalier de Boën-sur-Lignon, il y a lieu de maintenir les frais d'expertise, taxés et liquidés à la somme de 28 872,52 euros, à la charge de celui-ci.

14. En second lieu, les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge des sociétés Amome Conseils, AAMCO Architectures et Artelia, qui ne sont pas parties perdantes dans la présente instance, une somme au titre des frais exposés par le centre hospitalier de Boën-sur-Lignon. Par ailleurs, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par ces sociétés sur le fondement de ces mêmes dispositions.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête du centre hospitalier de Boën-sur-Lignon est rejetée.

Article 2 : Les conclusions présentées par les sociétés Amome Conseils, AAMCO Architectures et Artelia en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié au centre hospitalier de Boën-sur-Lignon, à la société Amome Conseils, à la société AAMCO Architectures, à la société Artelia et à la société Axima Concept.

Délibéré après l'audience du 14 novembre 2024, où siégeaient :

Mme Aline Evrard, présidente-assesseure, assurant la présidence de la formation de jugement en application de l'article R. 222-26 du code de justice administrative,

M. Bertrand Savouré, premier conseiller,

Mme Sophie Corvellec, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 décembre 2024.

La rapporteure,

S. CorvellecLa présidente,

A. Evrard

La greffière,

F. Faure

La République mande et ordonne au préfet de la Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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