lundi 8 avril 2024
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-23LY01623 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. A B a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler les décisions de la préfète du Rhône, du 18 avril 2023, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, désignant le pays à destination duquel il serait reconduit d'office, lui interdisant le retour sur le territoire français durant un an et l'assignant à résidence.
Par un jugement n° 2303242 du 28 avril 2023, la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 11 mai 2023, M. B représenté par Me Hassid, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement de la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Lyon du 28 avril 2023 ;
2°) d'annuler les décisions mentionnées ci-dessus pour excès de pouvoir ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de réexaminer son dossier, dans le délai de deux mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros, à son profit, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
S'agissant du jugement contesté :
- il est entaché d'omission à statuer et méconnaît le principe du contradictoire dès lors que la première juge n'a pas ordonné la production de l'entier dossier de la procédure et ne s'est pas prononcée sur ce point dans le jugement ;
- il doit être infirmé en ce qu'il n'a pas renvoyé en formation collégiale les conclusions portées à l'encontre du refus de titre, révélé par la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- il est entaché d'erreur de droit ;
S'agissant de la décision portant refus de délivrance de titre de séjour :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation concernant sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle méconnaît son droit d'être entendu ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation concernant sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision fixant le pays de renvoi :
- elle est illégale, du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
S'agissant de la décision portant refus de délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions du 3° de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation concernant sa situation personnelle ;
S'agissant de la décision portant assignation à résidence :
- elle est illégale, du fait de l'illégalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
S'agissant de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale, du fait de l'illégalité de la décision portant refus de délai de départ volontaire ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est disproportionnée ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation concernant sa situation personnelle.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de justice administrative ;
Vu la décision du 1er septembre 2023 par laquelle le président de la cour a désigné Mme Vinet, présidente-assesseure, pour statuer dans le cadre de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, y compris son dernier alinéa ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel () ainsi que les autres magistrats ayant le grade de président désignés à cet effet par le président de la cour peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement. () ".
2. M. B, ressortissant arménien né le 22 juillet 1990, est entré en France le 10 décembre 2014, selon ses déclarations. Il a présenté une demande d'asile rejetée en dernier lieu par la Cour nationale du droit d'asile le 11 octobre 2016. Il a fait l'objet le 29 novembre 2016 et le 5 août 2019 de décisions portant refus d'admission au séjour, assorties d'une mesure d'éloignement, dont la légalité a été confirmée par des jugements du tribunal administratif. Par arrêtés du 18 avril 2023, la préfète du Rhône lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a désigné le pays de renvoi, lui a interdit le retour sur le territoire français durant un an et l'a assigné à résidence. M. B fait appel du jugement par lequel la magistrate désignée par la présidente du tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de ces décisions.
Sur la régularité du jugement :
3. En premier lieu, aux termes du quatrième alinéa de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () L'étranger peut demander au président du tribunal administratif ou au magistrat désigné à cette fin le concours d'un interprète et la communication du dossier contenant les pièces sur la base desquelles la décision contestée a été prise. () "
4. Il ressort des pièces du dossier qu'en première instance, M. B avait demandé au tribunal administratif de Lyon, en application des dispositions précitées, d'enjoindre à l'administration de lui communiquer l'entier dossier sur la base duquel a été pris l'arrêté litigieux. Contrairement à ce que soutient le requérant, de telles conclusions ne doivent pas s'analyser comme des conclusions à fin d'injonction auxquelles le premier juge n'aurait pas répondu mais comme une demande de communication de pièces présentée au cours de la procédure contentieuse. Il ressort à ce titre des pièces du dossier de première instance qu'après demande en ce sens, la préfète du Rhône a communiqué au tribunal administratif l'ensemble des pièces sur la base desquelles l'arrêté attaqué a été pris, lequel a, à son tour, communiqué ces pièces à M. B. Si la décision mentionne que la consultation du site internet " démarches-simplifiées " a permis de constater que le requérant a déjà fait l'objet de deux précédents refus d'admission au séjour et décisions d'éloignement, la préfète a produit les décisions en cause. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier que les pièces ainsi introduites dans la procédure contradictoire auraient été incomplètes, la mention de la consultation du site internet déjà mentionné n'appelant pas la communication de pièces spécifiques supplémentaires. Dans ces conditions, M. B n'est pas fondé à soutenir que la première juge aurait méconnu les dispositions de l'article L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ou aurait entaché son jugement d'une omission à statuer.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 614-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français est notifiée avec une décision d'assignation à résidence prise en application de l'article L. 731-1 (), le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de ces mesures ". Aux termes de l'article L. 614-9 du même code : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il désigne à cette fin parmi les membres de sa juridiction, () statue au plus tard quatre-vingt-seize heures à compter de l'expiration du délai de recours ".
6. Il résulte de ces dispositions que la magistrate désignée par le président du tribunal administratif de Lyon était compétente pour statuer seule sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français notifiée à M. B et assortie d'une décision d'assignation à résidence. La circonstance que le requérant ait invoqué, par la voie de l'exception, des moyens contestant la légalité d'une décision de refus de titre de séjour dont il aurait concomitamment fait l'objet est sans influence sur la détermination de la formation de jugement compétente en application des dispositions précitées pour statuer sur la demande dirigée contre l'obligation de quitter le territoire et les décisions subséquentes. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que le jugement serait entaché d'irrégularité faute pour la magistrate désignée d'avoir renvoyé à une formation collégiale les conclusions dirigées contre la mesure d'éloignement.
7. En dernier lieu, M. B fait valoir que la première juge a commis une erreur de droit. Toutefois, un tel moyen, qui se rattache au bien-fondé de la décision juridictionnelle, ne constitue pas un moyen d'irrégularité du jugement et doit, par suite, être écarté comme inopérant.
Sur le refus de délivrance d'un titre de séjour :
8. M. B soutient qu'une décision de refus de titre de séjour a été prise à son encontre dans l'arrêté contesté. Cet arrêté mentionne que M. B déclare avoir commencé des démarches en vue d'une régularisation, qu'une demande de rendez-vous a été déposée le 17 septembre 2021 et qu'" il ne ressort, toutefois, pas que sa demande de rendez-vous ait été acceptée ". Il résulte de ces mentions que la préfète du Rhône, qui a rappelé l'existence de deux précédentes décisions de refus de séjour prises en 2016 et 2019, ne s'est pas estimée saisie d'une nouvelle demande de titre de séjour présentée par M. B et pour le dépôt de laquelle il a sollicité un rendez-vous en septembre 2021, alors même que l'arrêté comporte une précision selon laquelle il n'a pas paru justifié de régulariser sa situation à titre exceptionnel. Dès lors, en l'absence de décision de refus de titre de séjour prise par la préfète dans l'arrêté contesté, les moyens invoqués à l'encontre d'une telle décision sont inopérants.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
9. En premier lieu, aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable ". Aux termes de l'article L. 121-2 : " Les dispositions de l'article L. 121-1 ne sont pas applicables : () 3° Aux décisions pour lesquelles des dispositions législatives ont instauré une procédure contradictoire particulière ; () ". Il résulte des dispositions du livre VI du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile que le législateur a entendu déterminer l'ensemble des règles de procédure administrative et contentieuse auxquelles sont soumises l'intervention et l'exécution de la décision par laquelle l'autorité administrative signifie à un étranger l'obligation dans laquelle il se trouve de quitter le territoire français. Dès lors, les articles L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration ne sauraient être utilement invoqués à l'encontre d'une décision portant obligation de quitter le territoire français et le moyen tiré du non-respect du principe du contradictoire posé par ces dispositions doit être écarté comme inopérant.
10. En deuxième lieu, il résulte de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne que le droit d'être entendu fait partie intégrante du respect des droits de la défense, principe général du droit de l'Union. En outre, ainsi que la Cour de justice l'a jugé dans ses arrêts C-166/13 et C-249/13 des 5 novembre et 11 décembre 2014, le droit d'être entendu préalablement à l'adoption d'une décision de retour implique que l'autorité administrative mette le ressortissant étranger en situation irrégulière à même de présenter, de manière utile et effective, son point de vue sur l'irrégularité du séjour et les motifs qui seraient susceptibles de justifier que l'autorité s'abstienne de prendre à son égard une décision de retour. Il n'implique toutefois pas que l'administration ait l'obligation de mettre l'intéressé à même de présenter ses observations de façon spécifique sur la décision l'obligeant à quitter le territoire français ou sur la décision le plaçant en rétention dans l'attente de l'exécution de la mesure d'éloignement, dès lors qu'il a pu être entendu sur l'irrégularité du séjour ou la perspective de l'éloignement.
11. Par ailleurs, une violation des droits de la défense, en particulier du droit d'être entendu, n'entraîne l'annulation de la décision prise au terme de la procédure administrative en cause que si, en l'absence de cette irrégularité, cette procédure pouvait aboutir à un résultat différent.
12. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, et en particulier du procès-verbal d'audition du 18 avril 2023, que M. B a été entendu par les services de police sur sa situation administrative et familiale et qu'il a pu faire état, notamment, de sa situation familiale, ainsi que du fait qu'il venait de déposer une demande de titre de séjour. Par conséquent, et alors, en tout état de cause, que le requérant ne fait valoir aucun élément qu'il aurait été empêché de présenter à l'administration et qui aurait pu conduire cette dernière à prendre une décision différente, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
13. En dernier lieu, à l'appui de ses conclusions contre la décision d'obligation de quitter le territoire français, M. B soulève les mêmes moyens que ceux présentés devant le tribunal administratif, tirés de ce que cette décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Il y a lieu d'écarter ces moyens par adoption des motifs retenus par la première juge, à l'encontre des quels M. B ne formule aucune critique utile ou pertinente.
Sur la décision refusant un délai de départ volontaire :
14. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement. ".
15. Il ressort des pièces du dossier que M. B n'a pas exécuté les deux précédentes mesures d'éloignement prises à son encontre, en 2016 et 2019, et qu'il a déclaré lors de son audition par les services de police le 18 avril 2023, avoir l'intention de rester en France. Dans ces conditions, alors même qu'il possède un passeport en cours de validité et qu'il justifierait d'une adresse stable, la préfète du Rhône a pu regarder comme établi le risque de soustraction de l'intéressé à la décision d'obligation de quitter le territoire et prendre, sans méconnaître les dispositions précitées, une décision de refus de délai de départ volontaire. Pour les mêmes motifs, la décision contestée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation de M. B.
Sur la décision désignant le pays de destination :
16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision désignant le pays de renvoi.
17. M. B soutient qu'il encourt un risque de traitements inhumains et dégradants en cas de retour en Arménie, du fait de son état de santé. Toutefois, il n'établit pas, par les pièces produites, que son état de santé nécessiterait des soins non disponibles en Arménie, ni, plus généralement, l'existence de risques personnels et actuels en cas de retour dans ce pays. Par suite, en désignant ce pays comme pays de renvoi, la préfète du Rhône n'a méconnu ni les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ni les dispositions de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur la décision d'assignation à résidence :
18. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision portant assignation à résidence.
19. En second lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 15, la décision contestée n'est pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur la situation de M. B.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
20. A l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision lui interdisant le retour sur le territoire français, M. B soulève les mêmes moyens que ceux déjà soulevés devant le tribunal administratif. Il y a lieu de les écarter par adoption des motifs retenus par la première juge.
21. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, elle doit être rejetée, y compris en ses conclusions aux fins d'injonction et de mise à la charge de l'État des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée à la préfète du Rhône.
Fait à Lyon, le 8 avril 2024.
La présidente-assesseure désignée,
Camille Vinet
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026