LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-23LY01886

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-23LY01886

jeudi 25 avril 2024

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-23LY01886
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre - formation à 3
Avocat requérantNOURANI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

M. C a demandé au tribunal administratif de Dijon d'annuler l'arrêté du 15 novembre 2022 par lequel le préfet de Saône-et-Loire lui a refusé un titre de séjour, a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français sans délai, et a fixé le pays de destination.

Par un jugement n° 2202999 du 28 février 2023, le tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 2 juin 2023, M. B, représenté par Me Nourani, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement et l'arrêté en litige ;

2°) d'enjoindre au préfet de Saône-et-Loire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de procéder à un nouvel examen de la situation du requérant dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, avec astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'État au profit de son conseil la somme de 1 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- le refus de titre de séjour est insuffisamment motivé ; il a été pris sans examen particulier de sa situation ; il méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ; le préfet, qui n'a pas mis en œuvre son pouvoir de régularisation, a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'il ne justifiait pas de considérations exceptionnelles et humanitaires ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est insuffisamment motivée ; son auteur est incompétent ; elle a été prise sans examen particulier de la situation du requérant ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ; le préfet n'a pas mis en œuvre son pouvoir de régularisation ; il a commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant qu'il ne justifiait pas de considérations exceptionnelles et humanitaires ; elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision refusant un délai de départ volontaire est insuffisamment motivée ; le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant ; l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire ; elle méconnaît les dispositions de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne et des dispositions de l'article 24 de la loi du 12 avril 2000 ce qui n'a pas permis au requérant de présenter des observations avant de refuser l'octroi d'un délai ; il ne présente aucun risque de fuite ; elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- la décision fixant le pays de destination est insuffisamment motivée ; le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de la situation du requérant ; l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision fixant le pays de destination ; elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En application de l'article R. 611-8 du code de justice administrative, l'affaire a été dispensée d'instruction.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 mai 2023.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

Le président de la formation de jugement ayant dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

M. B ayant été régulièrement averti du jour de l'audience ;

Le rapport de M. Picard, président, ayant été entendu au cours de l'audience publique ;

Considérant ce qui suit :

1.M. B, de nationalité comorienne et entré sur le territoire métropolitain le 22 février 2019, relève appel du jugement du 28 février 2023 par lequel le tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 15 novembre 2022 par lequel le préfet de Saône-et-Loire a refusé de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a fixé le pays de destination en cas d'exécution forcée de la mesure.

Sur les moyens communs aux décisions contestées :

2.Les moyens tirés de ce que les différentes décisions contestées ne seraient pas suffisamment motivées doivent être écartés par les mêmes motifs que ceux retenus par le tribunal. Il est en de même du moyen tenant à ce que ces décisions auraient été prises sans examen particulier de la situation de l'intéressé.

Sur le refus de séjour :

3.M. B, qui est né aux Comores en 1962, fait valoir qu'il réside en France métropolitaine depuis 2019, après s'être installé à Mayotte en 1990, que tous ses enfants vivent en France et sont français, de même que sa compagne et que ses liens personnels et familiaux avec la France sont forts. Toutefois, et comme l'a jugé le tribunal dont les motifs sur ce point doivent être repris, aucune violation de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ne saurait être retenue. Le préfet n'a pas non plus, pour les mêmes motifs, commis d'erreur manifeste d'appréciation quant aux conséquences de sa décision sur sa situation personnelle.

4.Par ailleurs, M. B, qui a déjà fait l'objet de deux mesures d'éloignement non exécutées et dont la présence sur le territoire métropolitain est récente, ne justifie pas de considérations exceptionnelles ou de motifs humanitaires qui auraient permis d'envisager une régularisation de sa situation.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

5.Les moyens tirés de l'incompétence du signataire de la décision en litige, de l'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale ainsi que des erreurs manifestes commises par le préfet dans l'appréciation des conséquences de la mesure d'éloignement sur sa situation personnelle et de l'existence de considérations exceptionnelles ou de motifs humanitaires doivent, par les mêmes motifs que ceux retenus par les premiers juges, être écartés.

Sur la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

6.Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que cette décision serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

7.Les moyens tirés de ce que cette décision ne respecterait pas le principe du contradictoire au sens des articles 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union Européenne, 24 de la loi du 12 avril 2000 et L. 121-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration, qu'elle aurait été prise en méconnaissance des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, doivent être écartés par les mêmes motifs que ceux retenus par les premiers juges et qu'il y a lieu, pour la cour, d'adopter.

Sur la décision fixant le pays de destination :

8.Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que cette décision serait illégale par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

9.Il y a lieu d'écarter par, les mêmes motifs que précédemment, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

10.Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, l'ensemble de ses conclusions doivent être rejetées.

DÉCIDE :

Article 1er :La requête de M. B est rejetée.

Article 2 :Le présent arrêt sera notifié à M. C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Copie en sera adressée au préfet de Saône-et-Loire.

Délibéré après l'audience du, à laquelle siégeaient :

M. Picard, président de chambre ;

Mme Duguit Larcher, président assesseur ;

M. Chassagne, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 avril 2024.

Le président, rapporteur,

V-M. Picard

La présidente assesseure,

A. Duguit-Larcher

La greffière,

A. Le Colleter

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

La greffière,al

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

← Retour aux décisions

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026