lundi 11 septembre 2023
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-23LY02371 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Mme D B et M. A C ont demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler l'arrêté du 28 novembre 2022 par lequel le préfet de la Savoie a rejeté leur demande de titre de séjour sollicitée sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les a obligés à quitter le territoire dans un délai de 30 jours, a fixé le pays de destination, les a interdit de retour sur le territoire pour une durée d'un an et les a informés qu'ils faisaient l'objet d'un signalement aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour cette même durée, d'enjoindre, à titre principal, au préfet de leur délivrer un titre de séjour d'un an mention " vie privée et familiale ", ou à défaut, une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travail dans un délai de trente jours à compter du jugement à intervenir, à titre subsidiaire, d'enjoindre au préfet de réexaminer leur situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir et de leur délivrer dans l'attente une autorisation provisoire de séjour dans un délai de deux jours à compter de la notification et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1500 euros au profit de son conseil en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 2302732 du 20 juin 2023, le tribunal administratif de Grenoble a annulé les arrêtés du 28 novembre 2022, a enjoint au préfet de la Savoie de délivrer à Mme B et M. C une autorisation provisoire de séjour sur le fondement de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, et mis à la charge de l'Etat une somme de 1 300 euros à verser à Me Mathis en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Mathis renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 18 juillet 2023, le préfet de la Savoie, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Grenoble en date du 20 juin 2023 ;
2°) de rejeter les demandes de Mme D B et M. A C devant le tribunal administratif de Grenoble.
Par lettre du 17 août 2023 le président de la 5ème chambre a, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, invité le préfet de la Savoie, à maintenir sa requête n° 23LY02371, celle-ci faisant doublon avec la requête ° 23LY02370.
Par acte enregistré le 7 septembre 2023 le préfet de la Savoie déclare se désister dans l'instance n° 23LY02371 mais maintenir sa requête n° 23LY02370.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des cours administratives d'appel, les premiers vice-présidents des cours et les présidents des formations de jugement des cours peuvent, () par ordonnance : 1° Donner acte des désistements. () ".
2. Par acte enregistré le 7 septembre 2023 le préfet de la Savoie déclare se désister dans l'instance n° 23LY02371 mais maintenir sa requête n° 23LY02370. Ce désistement d'instance est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance du préfet de la Savoie de sa requête n° 23LY02371.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à Mme D B et à M. A C.
Copie en sera adressée au préfet de la Savoie.
Fait à Lyon, le 11 septembre 2023.
Le premier vice-président de la cour,
François Bourrachot
La République mande et ordonne au ministre l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
23LY02371
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953
03/08/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026