jeudi 16 novembre 2023
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-23LY02546 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP ROBIN VERNET |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. A C a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler l'arrêté du 21 juin 2023 par lequel la préfète de l'Ain l'oblige à quitter sans délai le territoire français, fixe son pays de destination, prononce à son encontre une interdiction de retour d'une durée d'an, et l'assigne à résidence dans le département de l'Ain pour une durée de quarante-cinq jours avec obligation de pointage lundi, mercredi, vendredi, dimanche et jours fériés.
Par un jugement n° 2305224 du 19 juillet 2023, le magistrat désigné par la présidente du tribunal administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 21 juin 2023 et a enjoint à la préfète de l'Ain de procéder au réexamen de la situation de M. C dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement et, dans l'attente, de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour.
Procédure devant la cour
I°) Par une requête, enregistrée le 1er août 2023 sous le n° 23LY02546, la Préfète de l'Ain demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du 19 juillet 2023 ;
2°) de rejeter la demande de première instance ;
Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2023, la préfète de l'Ain a informé la cour qu'elle se désistait de sa requête.
Par un mémoire enregistré le 2 novembre 2023, M. C, représenté par Me Vernet, accepte le désistement de la préfète de l'Ain.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 octobre 2023.
II°) Par une requête, enregistrée le 1er août 2023 sous le n° 23LY02547, la préfète de l'Ain demande à la cour d'ordonner le sursis à exécution du jugement du 19 juillet 2023 du magistrat désigné du tribunal administratif de Lyon.
Par un mémoire enregistré le 19 septembre 2023, la Préfète de l'Ain a informé la cour qu'elle se désistait de sa requête en sursis à exécution.
Par un mémoire enregistré le 2 novembre 2023, M. C, représenté par Me Vernet, accepte le désistement de la Préfète de l'Ain.
M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 4 octobre 2023.
Vu les autres pièces des dossiers ;
Vu le code de justice administrative ;
Mme B D a été désignée pour statuer dans le cadre des 1°, 3°, 4° et 5° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative par décision du président de la cour du 1er septembre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. Les requêtes de la préfète de l'Ain sont dirigées contre le même jugement. Il y a lieu de les joindre pour qu'elles fassent l'objet d'une seule décision.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () ".
3.Par des mémoires enregistrés le 19 septembre 2023, la préfète de l'Ain a informé la cour qu'elle se désistait de ses requêtes tendant, d'une part, à l'annulation du jugement du 19 juillet 2023 du magistrat désigné du tribunal administratif de Lyon, et d'autre part, à ce que la cour en ordonne le sursis à exécution. Ces désistements sont purs et simples. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte des désistements de la préfète de l'Ain de ses requêtes nos 23LY02546 et 23LY02547.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à M. A C et à Me Vernet.
Copie en sera adressée à la préfète de l'Ain.
Fait à Lyon, le 16 novembre 2023.
La magistrate désignée,
C. D
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition,
La greffière,
Nos 23LY02546, 23LY02547
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026