mardi 31 octobre 2023
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-23LY02939 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CDMF-AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
I°) Par une requête enregistrée sous le n° 2101033, M. B A a demandé au tribunal administratif de Grenoble :
1°) d'annuler les refus tacites opposés les 1er octobre 2020 et 26 janvier 2021 par le maire de la commune d'Annecy à ses demandes de communication de documents administratifs ;
2°) d'enjoindre au maire d'Annecy de lui délivrer la copie intégrale des documents demandés ou, subsidiairement, de réexaminer sa demande, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;
3°) de prescrire une enquête sur le fondement des dispositions de l'article R. 623-1 et suivants du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de la commune d'Annecy une somme de 1 873 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
II°) Par une requête enregistrée sous le n° 2104487, M. A a demandé au tribunal administratif de Grenoble :
1°) d'annuler les décisions du maire de la commune d'Annecy des 16 mars 2021, 27 mai 2021 et 24 juin 2021 ainsi que sa décision implicite du 12 mai 2021 rejetant ses demandes de communication de documents administratifs ;
2°) d'enjoindre au maire d'Annecy de lui délivrer la copie intégrale des documents demandés ou, subsidiairement, de réexaminer sa demande, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;
3°) de prescrire une enquête sur le fondement des dispositions de l'article R. 623-1 et suivants du code de justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de la commune d'Annecy une somme de 1 873 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement nos 2101033-2104487 du 17 juillet 2023, le tribunal a partiellement fait droit à ses demandes.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 15 septembre 2023, la commune d'Annecy, représentée par Me Tissot, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Grenoble du 17 juillet 2023, en ce qu'il fait droit à certaines demandes de M. A ;
2°) de rejeter la demande de première instance présentée par M. A ;
3°) de mettre à la charge de M. A une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 351-2 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence du Conseil d'État, son président transmet sans délai le dossier au Conseil d'État qui poursuit l'instruction de l'affaire () ", tandis qu'aux termes de l'article R. 811-1 du même code : " () le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort : () 2° Sur les litiges en matière de consultation et de communication de documents administratifs () ".
2. La demande présentée par M. A devant le tribunal administratif de Grenoble était relative à la communication et à la consultation de documents administratifs au sens des dispositions précitées du 2° de l'article R. 811-1 du code de justice administrative. Il s'ensuit que le tribunal a statué en premier et dernier ressort sur ce litige. Par suite, en application de l'article R. 351-2 du même code, il y a lieu de transmettre au Conseil d'Etat le dossier de la requête de la commune d'Annecy, enregistrée sous le n° 23LY02939.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête n° 23LY02939 de la commune d'Annecy est transmise au Conseil d'Etat.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune d'Annecy et au président de la section du contentieux du Conseil d'Etat.
Fait à Lyon, le 31 octobre 2023.
Le président de la cour,
Gilles Hermitte
Pour expédition,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026