lundi 20 novembre 2023
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-23LY03202 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Mme C B a demandé au tribunal administratif de Dijon d'annuler les arrêtés du 11 août 2023 par lesquels le préfet du Doubs a décidé son transfert aux autorités italiennes en vue de l'examen de sa demande d'asile et l'a assignée à résidence.
Par un jugement n° 2302434 du 28 août 2023, le magistrat désigné par le président du tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 10 octobre 2023, Mme B, représentée par Me Dachary, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement du 28 août 2023 ;
2°) d'annuler pour excès de pouvoir les décisions préfectorales susmentionnées ;
3°) d'enjoindre au préfet d'enregistrer sa demande d'asile en vue de son examen selon la procédure normale et, à défaut, de réexaminer sa situation, dans un délai de cinq jours ;
4°) de lui communiquer le dossier de première instance ;
5°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros, au profit de son conseil, en application des dispositions de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
S'agissant de la décision de transfert aux autorités italiennes :
- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle a été prise en méconnaissance des dispositions des articles 3 (§2), 4, 5, 17 et 21 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, ainsi que les dispositions de l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 du même jour ;
- elle méconnaît aussi les dispositions de l'article R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est contraire aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
S'agissant de la décision portant assignation à résidence :
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît aussi les dispositions de l'article L. 752-1 du même code.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 6 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 relatif à la création d'Eurodac pour la comparaison des empreintes digitales aux fins de l'application efficace du règlement (UE) n° 604/2013 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant les critères et mécanismes de détermination de l'État membre responsable de l'examen d'une demande de protection internationale introduite dans l'un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents des cours administratives d'appel, () peuvent, () par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. Mme B, ressortissante camerounaise née le 4 août 1998, est entrée irrégulièrement en France à la date déclarée du 29 janvier 2023. Le 9 février suivant, elle a formulé une demande de protection internationale auprès de la préfecture de la Vienne. Saisie d'une requête aux fins de prise en charge le 28 février 2023, l'Italie, où ses empreintes ont été relevées à l'occasion du franchissement irrégulier de ses frontières le 1e janvier 2023, a implicitement fait connaître son accord le 29 avril 2023. Par l'arrêté contesté du 11 août 2023, le préfet du Doubs a décidé de la transférer aux autorités italiennes. L'intéressée a contesté cette décision devant le tribunal administratif de Dijon, qui a rejeté sa demande par un jugement du magistrat désigné par le président de cette juridiction en date du 28 août 2023, dont elle fait appel.
3. Mme B, qui était représentée devant le tribunal administratif de Dijon par Me Bigarnet, a été destinataire du dossier de première instance enregistré dans l'application Télérecours, par l'intermédiaire de son conseil, duquel il lui appartenait de se rapprocher.
Sur la légalité de la décision de transfert :
4. En premier lieu, il ne ressort pas du dossier que le préfet du Doubs se serait abstenu de procéder à un examen personnalisé de la situation de la requérante avant de prendre la décision contestée.
5. En deuxième lieu, Mme B, qui a signé les pages de couverture des brochures d'information réglementaires en langue française, qu'elle a déclaré comprendre, et qui a certifié sur l'honneur s'être vu remettre cette information à l'issue de son entretien individuel, ne peut sérieusement soutenir que le préfet du Doubs aurait méconnu les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
6. En troisième lieu, il ressort du résumé de l'entretien individuel du 9 février 2023 que l'intéressée a été en mesure de communiquer aux services préfectoraux toute information utile à la détermination de l'État responsable de l'examen de sa demande d'asile. Elle a aussi été invitée à faire parvenir aux services préfectoraux, le cas échéant, toute pièce en sa possession de nature à influer sur la prise d'une éventuelle décision de transfert. Par ailleurs, la requérante ne produit aucun élément de nature à faire sérieusement douter du caractère confidentiel de cet entretien. Enfin, la mention selon laquelle l'entretien a été mené par un agent qualifié de la préfecture de la Vienne emporte présomption du respect, sur ce point, des dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Mme B ne produit à l'instance aucun élément de nature à remettre en cause cette présomption. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions doit être écarté.
7. En quatrième lieu, Mme B ne peut utilement invoquer la violation des dispositions de l'article R. 521-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relative à la remise d'un document d'information au demandeur d'asile dont la demande relève de la compétence de la France. Elle n'est pas non plus fondée à se prévaloir du défaut de remise des informations prévues à l'article 29 du règlement (UE) n° 603/2013 du 26 juin 2013, lequel est inopérant à l'encontre d'une décision de transfert.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. L'État membre auprès duquel une demande de protection internationale a été introduite et qui estime qu'un autre État membre est responsable de l'examen de cette demande peut, dans les plus brefs délais et, en tout état de cause, dans un délai de trois mois à compter de la date de l'introduction de la demande au sens de l'article 20, paragraphe 2, requérir cet autre État membre aux fins de prise en charge du demandeur. / Nonobstant le premier alinéa, en cas de résultat positif (" hit ") Eurodac avec des données enregistrées en vertu de l'article 14 du règlement (UE) n° 603/2013, la requête est envoyée dans un délai de deux mois à compter de la réception de ce résultat positif en vertu de l'article 15, paragraphe 2, dudit règlement. () ".
9. Il ressort du dossier que le résultat de la consultation de la base Eurodac est parvenu à la préfecture de la Vienne le 9 février 2023 et que les autorités françaises ont adressé à leurs homologues italiennes, le 28 février suivant, une requête à fin de prise en charge de Mme B, ce qui ressort des accusés de réception générés par l'application Dublinet versés par le préfet. Dès lors, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision en litige a été prise en violation des dispositions de l'article 21 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013.
10. En sixième lieu, aux termes du 2 de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " () Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'État membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet État membre des défaillances systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entrainent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'État membre procédant à la détermination de l'État membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre A afin d'établir si un autre État membre peut être désigné comme responsable ". Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ". Selon les dispositions de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Nul ne peut être soumis à la torture, ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
11. Il résulte des dispositions précitées de l'article 3 du règlement (UE) n°604/2013 que si un État membre de l'Union européenne appliquant le règlement dit " D A " est présumé respecter ses obligations découlant de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, cette présomption est susceptible d'être renversée en cas de défaillances systémiques de la procédure d'asile et des conditions d'accueil des demandeurs d'asile dans l'État membre en cause, exposant ceux-ci à un risque de traitement inhumain ou dégradant prohibé par les stipulations de ce même article. En application des dispositions précitées du paragraphe 2 de l'article 3 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013, il appartient au juge administratif de rechercher si, à la date d'édiction de la décision litigieuse et eu égard aux éléments produits devant lui et se rapportant à la procédure d'asile appliquée dans l'État membre désigné comme responsable, il existait des motifs sérieux et avérés de croire qu'en cas de remise aux autorités de cet État du demandeur d'asile, ce dernier n'aurait pu bénéficier d'un examen effectif de sa demande d'asile, notamment en raison d'un refus opposé à tout enregistrement des demandes d'asile ou d'une incapacité structurelle à mettre en œuvre les règles afférentes à la procédure d'asile, ou si la situation générale du dispositif d'accueil des demandeurs d'asile dans ce même État était telle qu'un renvoi à destination de ce pays aurait exposé l'intéressé, de ce seul fait, à un risque de traitement prohibé par l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
12. En l'espèce, l'Italie est membre de l'Union européenne et partie tant à la convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des réfugiés qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Au soutien de son moyen, Mme B se prévaut, d'une part, d'une circulaire datée du 5 décembre 2022 émanant du ministère de l'intérieur italien et aux termes de laquelle l'Italie suspendrait temporairement les transferts à destination de son territoire et, d'autre part, de la décision de cet État, intervenue en avril 2023, de déclarer " l'état d'urgence migratoire ". Toutefois, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que l'Italie aurait effectivement et depuis cette date refusé de réadmettre les demandeurs d'asile, permettant de conclure à l'existence de défaillances systémiques dans ce pays. En conséquence, rien ne permet pas d'établir que la demande d'asile de l'intéressée ne serait pas examinée dans des conditions conformes à l'ensemble des garanties exigées par le respect du droit d'asile et à caractériser des défaillances systémiques dans les conditions d'accueil et d'examen des demandes d'asile alors que les autorités italiennes ont implicitement accepté de prendre en charge l'intéressée, postérieurement à cette circulaire, ou qu'elle serait susceptible de subir personnellement des traitements inhumains ou dégradants. Dès lors, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et des dispositions de l'article 3, paragraphe 2, du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 doivent être écartés.
13. En septième lieu, si la requérante fait valoir qu'elle est suivie par le service " ophtalmologie " du centre hospitalier universitaire de Dijon depuis l'été 2023 et qu'un rendez-vous pour une consultation a été fixé au 29 novembre 2023, il ne ressort pas des pièces médicales du dossier que l'opération envisagée, à but esthétique, ferait obstacle à son transfert vers l'Italie. Son inscription, depuis le 18 juillet 2023, auprès d'une Mission locale qui l'assiste dans sa recherche d'emploi, n'est pas non plus de nature à justifier qu'il soit dérogé aux dispositions du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013. Par suite, en s'abstenant de faire usage de la faculté offerte à l'article 17, paragraphe 1, de ce règlement, le préfet du Doubs n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation.
Sur la légalité de l'assignation à résidence :
14. En premier lieu, il ne ressort pas de l'arrêté contesté que la décision contestée a été prise sans avoir été précédée d'un examen particulier de sa situation.
15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui fait l'objet d'une requête aux fins de prise en charge ou de reprise en charge peut être assigné à résidence par l'autorité administrative pour le temps strictement nécessaire à la détermination de l'État responsable de l'examen de sa demande d'asile. () En cas de notification d'une décision de transfert, l'assignation à résidence peut se poursuivre si l'étranger ne peut quitter immédiatement le territoire français mais que l'exécution de la décision de transfert demeure une perspective raisonnable. / L'étranger faisant l'objet d'une décision de transfert peut également être assigné à résidence en application du présent article, même s'il n'était pas assigné à résidence lorsque la décision de transfert lui a été notifiée. () ".
16. La décision en litige, qui vise l'article L. 751-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et indique, d'une part, que l'intéressée ne dispose pas des moyens lui permettant de se rendre en Italie et n'est pas en mesure de se les procurer et, d'autre part, que l'exécution de la mesure de transfert demeure une perspective raisonnable, est suffisamment motivée en droit comme en fait.
17. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 752-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence, aux fins du traitement rapide et du suivi efficace de sa demande d'asile, l'étranger dont le droit au maintien a pris fin en application des b ou d du 1° de l'article L. 542-2 et qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français ". Mme B, qui n'entre pas dans le cas prévu par ces dispositions, ne peut utilement en invoquer la violation.
18. En dernier lieu, il ne ressort pas du dossier que la décision assignant la requérante à résidence serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation, au regard de sa situation.
19. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, elle doit être rejetée, y compris en ses conclusions aux fins d'injonction et de mise à la charge de l'État des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet du Doubs.
Fait à Lyon, le 20 novembre 2023.
Le président
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Le greffier,
5
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026