jeudi 2 octobre 2025
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-23LY03732 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre - formation à 3 |
| Avocat requérant | DORMIEU |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
M. B... C... a demandé au tribunal administratif de Grenoble de condamner l’Etat à lui verser la somme de 15 000 euros en réparation de son préjudice résultant de la mutinerie survenue au centre pénitentiaire de Valence, le 27 novembre 2016.
Par jugement n° 2100479 du 29 septembre 2023, le tribunal a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour
Par requête enregistrée le 4 décembre 2023, M. C..., représenté par Me Dormieu, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement :
2°) de condamner l’Etat à lui verser la somme de 15 000 euros en réparation de son préjudice ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la violence de la mutinerie lui a causé un choc constitutif de préjudice moral, ravivé par sa réaffectation dans l’établissement et que ce préjudice doit être évalué à la somme de 15 000 euros.
Par mémoire enregistré le 20 décembre 2024, le ministre d’Etat, garde des Sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
– la requête est irrecevable, faute de moyen d’appel ;
– subsidiairement, ne sont établis ni la faute de l’administration ni le préjudice qui en serait résulté.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative ;
Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l’audience.
Après avoir entendu au cours de l’audience publique :
– le rapport de Mme Soubié,
– et les conclusions de Mme A....
Considérant ce qui suit :
1. M. C... relève appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande de condamnation de l’Etat à l’indemniser du préjudice moral qu’il aurait subi lors de la mutinerie déclenchée, le 27 novembre 2016, au centre pénitentiaire de Valence où il était incarcéré.
2. M. C... n’invoque aucune faute imputable à l’administration et, au surplus, n’établit pas davantage avoir subi de préjudice moral. Il n’est, par suite, pas fondé à soutenir, et sans qu’il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée en défense, que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal a rejeté sa requête.
3. Les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative par M. C..., partie perdante, doivent être rejetées.
DÉCIDE
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B... C... et au ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l’audience du 11 septembre 2025 à laquelle siégeaient :
M. Arbarétaz, président,
Mme Vinet, présidente-assesseure,
Mme Soubié, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 octobre 2025.
La rapporteure,
A-S. Soubié
Le président,
Ph. Arbarétaz
La greffière,
F. Faure
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890
La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.
01/07/2026