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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-23LY03987

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-23LY03987

mardi 18 février 2025

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-23LY03987
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
Formation1ère chambre - formation à 3

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

M. A C B a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler l'arrêté du 16 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation d'une durée de deux ans.

Par une ordonnance n° 2206623 du 7 novembre 2022, le président de la 7ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande sur le fondement du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Par un arrêt n°22LY03473 du 2 août 2023, la cour administrative d'appel de Lyon a annulé l'ordonnance du 7 novembre 2022 du président du tribunal administratif de Grenoble et a renvoyé le dossier de M. B devant le tribunal administratif de Grenoble pour qu'il soit de nouveau statué sur sa demande.

Par un jugement n°2305154 du 23 novembre 2023, le tribunal administratif a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 21 décembre 2023, M. B, représenté par la Selarl BS2A Bescou et Sabatier Associés, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement du tribunal administratif de Grenoble du 23 novembre 2023 ;

2°) d'annuler l'arrêté du 16 septembre 2022 par lequel le préfet de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation d'une durée de deux ans ;

3°) d'enjoindre au préfet de procéder au réexamen de sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt à venir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- l'arrêté en litige méconnaît le principe général du droit d'être entendu en ce qu'il n'est pas démontré que le préfet aurait préalablement recueilli ses observations et les aurait prises en considération pour apprécier sa situation administrative ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut d'examen préalable réel et sérieux de sa situation et de sa demande ;

- son comportement ne constitue pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société et la décision en litige est entachée d'une erreur de fait dans l'appréciation de l'existence d'une telle menace ;

- il ne peut faire l'objet d'une décision d'éloignement dès lors qu'il bénéficie d'un droit au séjour en application de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur le fondement des stipulations des articles 20 et 21 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne et de l'article 10 du règlement UE n°492/2011 du 5 avril 2011 ;

- la décision portant obligation de quitter le territoire français méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et les stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ; elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

- la décision le privant de tout délai de départ volontaire est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ; elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen préalable, réel et sérieux et méconnaît les dispositions de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; cette décision est entachée d'une erreur de droit en ce que le préfet ne pouvait pas le priver de tout délai de départ volontaire ;

- la décision fixant le pays de destination est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- la décision lui faisant interdiction de circuler sur le territoire français pour une durée de deux ans est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français ; elle est entachée d'un défaut d'examen préalable, réel et sérieux et d'une erreur d'appréciation ; la durée de deux ans est manifestement disproportionnée au regard de sa situation familiale ; son comportement ne constitue pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; cette décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, celles du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire enregistré le 28 février 2024, le préfet de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations du 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant est inopérant ;

- les autres moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant signée à New York le 26 janvier 1990 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Après avoir entendu au cours de l'audience publique, le rapport de Mme Burnichon, première conseillère.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, né le 20 juin 1976 à Ploiesti (Roumanie) de nationalité roumaine, a été interpellé le 16 septembre 2022 par les services de la gendarmerie de Vienne pour des faits de recel de bien provenant d'un vol. Par un arrêté du 16 septembre 2022, le préfet de l'Isère lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de circulation d'une durée de deux ans. Par une ordonnance n° 2206623 du 7 novembre 2022, le président de la 7ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa requête. Par un arrêt n°22LY03473 du 2 août 2023, la cour administrative d'appel de Lyon a annulé cette ordonnance et a renvoyé le dossier de M. B devant le tribunal administratif de Grenoble pour qu'il soit de nouveau statué sur sa demande. M. B relève appel du jugement du 23 novembre 2023 par lequel le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 16 septembre 2022.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. B, préalablement à l'édiction de l'arrêté en litige, a été placé en garde à vue à la suite de son interpellation et a été auditionné par la compagnie de gendarmerie départementale de Vienne. Le procès-verbal d'audition produit en première instance démontre que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations préalablement à l'édiction de la mesure d'éloignement en litige. Il n'est dès lors pas fondé à soutenir que l'arrêté en litige méconnaît le principe général du droit d'être entendu.

3. En deuxième lieu, il ne ressort pas de l'arrêté en litige que le préfet de l'Isère aurait omis de procéder à un examen particulier de la situation du requérant avant de prendre à son encontre une décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen préalable réel et sérieux de la situation et de la demande de M. B doit être écarté.

4. En quatrième lieu, M. B soutient qu'il ne peut faire l'objet d'une mesure d'éloignement dans la mesure où il bénéficie d'un droit au séjour sur le fondement de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et des stipulations des articles 20 et 21 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne et 10 du règlement UE n°492/2011 du 5 avril 2011. Toutefois, le préfet de l'Isère n'a pas fondé la décision portant obligation de quitter le territoire français sur l'absence de droit au séjour de M. B mais sur l'existence d'une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à un intérêt fondamental de la société française, en application des dispositions du 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce que le requérant ne conteste pas. Dès lors, le moyen tiré de ce qu'il aurait un droit au séjour sur le fondement des dispositions des articles L. 233-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne peut qu'être écarté comme inopérant. En tout état de cause, M. B, par les pièces qu'il produit, soit des bulletins de salaire pour les mois de juillet à novembre 2016, puis de février à mai 2017 et septembre à décembre 2017, puis de janvier à avril 2018, décembre 2019, janvier 2020, septembre à décembre 2020 et pour 4 jours du 26 au 30 septembre 2022, ne démontre ni exercer une activité professionnelle en France de manière constante ni disposer pour lui et les membres de sa famille de ressources suffisantes afin de ne pas devenir une charge pour le système d'assistance sociale ainsi que d'une assurance maladie.

5. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative compétente peut, par décision motivée, obliger les étrangers dont la situation est régie par le présent livre, à quitter le territoire français lorsqu'elle constate les situations suivantes :/() /2° Leur comportement personnel constitue, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société ; / (). ".

6. A l'appui de sa décision, le préfet relève que M. B a été interpellé et placé en garde à vue le 16 septembre 2022 pour des faits de recel de vol et refus d'obtempérer aux sommations de s'arrêter, et qu'il est par ailleurs déjà défavorablement connu des services de police en ce qu'il a déjà été interpelé le 25 mai 2018 pour vol avec effraction dans un local d'habitation ou un lieu d'entrepôt, ainsi que le 20 juin 2017 par les services de la gendarmerie de Chasse-sur-Rhône pour des faits de recel de bien provenant d'un vol. Il ressort du fichier de traitement des antécédents judiciaires produit en appel par le préfet que l'intéressé est également défavorablement connu pour usage illicite de stupéfiant en septembre 2022, ce qu'il a reconnu lors de son audition, ainsi que pour différentes infractions de vol par effraction commises en 2010 et 2011. Il ressort également de l'arrêté attaqué qu'il a été condamné en 2013 à une peine de trois ans d'emprisonnement pour vol aggravé. Si ces dernières infractions sont anciennes et ne pouvaient fonder la mesure d'éloignement en litige, elles démontrent néanmoins la continuité du comportement délictuel de l'intéressé sur le territoire français, lequel a précisé, lors de sa garde-à-vue, qu'il avait été incarcéré en 2010, 2012, 2013, 2015 et 2018. Par ailleurs, le comportement de M. B depuis 2017, nonobstant l'absence de condamnation pénale, constitue, compte tenu des faits reprochés et de leur caractère réitéré, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société, de nature à justifier la mesure d'éloignement en litige. Il suit de là que l'arrêté en litige n'est pas entaché d'erreur de fait et ne méconnaît pas les dispositions précitées.

7. En sixième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".

8. M. B se prévaut de la présence sur le territoire français de sa compagne et de ses deux enfants mineurs. Toutefois, il n'est pas démontré, ni allégué, que sa compagne, de la même nationalité, dispose d'un droit au séjour permanent sur le territoire français ni même que ses deux enfants nés en 2018 et 2019 ne pourraient pas poursuivre leur scolarité dans leur pays d'origine, ni pour le second, bénéficier des soins nécessaires à son état de santé. Enfin, M. B a reconnu, lors de son audition, que ses parents résident en Roumanie, où il retourne tous les six mois afin de leur rendre visite et où il n'est ainsi pas dépourvu d'attaches privées et familiales. Compte tenu de l'ensemble de ces circonstances et notamment du comportement délictuel de l'intéressé tel que décrit au point 6 et des deux précédentes mesures d'éloignement opposées en 2015 et 2017, M. B n'est pas fondé à soutenir que l'obligation de quitter le territoire français qui lui a été opposée méconnaît les stipulations précitées ni même, en l'absence d'autre élément, qu'elle serait entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

9. En dernier lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ". Il résulte de ces stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.

10. Si M. B soutient qu'il est le père de deux enfants scolarisés en France, ni cet élément ni aucune autre pièce du dossier ne démontre qu'il contribuerait à leur entretien et à leur éducation. Par suite, dès lors que la décision en litige, qui n'a, par elle-même, ni pour objet ni pour effet de le séparer de ses enfants et qui ne fait pas obstacle à ce que ses enfants poursuivent leur scolarité en Roumanie, M. B n'est pas fondé à soutenir que le préfet de l'Isère aurait méconnu les stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

Sur la décision refusant un délai de départ volontaire :

11. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit, M. B n'établit pas l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français qu'il conteste. Dès lors, le moyen soulevé à l'encontre de la décision de refus de délai de départ volontaire et tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, doit être écarté.

12. En deuxième lieu, la décision portant refus de délai de départ volontaire comporte les motifs de droit et de fait qui la fonde et a été précédée d'un examen de la situation personnelle de l'intéressé.

13. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 251-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les étrangers dont la situation est régie par le présent livre disposent, pour satisfaire à l'obligation qui leur a été faite de quitter le territoire français, d'un délai de départ volontaire d'un mois à compter de la notification de la décision. / L'autorité administrative ne peut réduire le délai prévu au premier alinéa qu'en cas d'urgence (). ".

14. Il résulte de ce qui a été exposé au point 6 du présent arrêt, s'agissant notamment de la nature des délits commis par M. B et de la réitération des infractions, que le comportement personnel de l'intéressé représente, du point de vue de l'ordre public ou de la sécurité publique, une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l'encontre d'un intérêt fondamental de la société, qui justifie l'urgence à l'éloigner. Par suite, le moyen tiré de ce que la décision en litige serait entachée d'une erreur d'appréciation ne peut être accueilli.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

15. Ainsi qu'il a été dit, M. B n'établit pas l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français qu'il conteste. Par suite, le moyen, soulevé à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi, et tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français, doit être écarté.

Sur la décision portant interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée de deux ans :

16. En premier lieu, ainsi qu'il a été dit, M. B n'établit pas l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire qu'il conteste. Par suite, le moyen soulevé à l'encontre de l'interdiction de circulation sur le territoire français et tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire, doit être écarté. Par ailleurs, en l'absence de décision de refus de séjour, il ne peut utilement exciper de l'illégalité d'une telle décision contre l'interdiction de circulation en litige.

17. En deuxième lieu, il ressort de l'arrêté en litige que le préfet de l'Isère a examiné la situation personnelle de M. B préalablement à l'édiction de l'interdiction de circulation en litige.

18. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 251-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut, par décision motivée, assortir la décision portant obligation de quitter le territoire français édictée sur le fondement des 2° ou 3° de l'article L. 251-1 d'une interdiction de circulation sur le territoire français d'une durée maximale de trois ans. ".

19. Compte tenu des circonstances qui ont été analysées au point 6 et de l'ensemble de sa situation personnelle et familiale telle que décrite aux points 8 et 10 du présent arrêt, le préfet de l'Isère n'a pas commis d'erreur d'appréciation en fixant à deux années la durée de l'interdiction de circulation sur le territoire français prononcée à l'encontre du requérant.

20. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 8 et 10 du présent arrêt, il y a lieu d'écarter les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ainsi que celui de l'erreur manifeste d'appréciation.

21. Il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande. Par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction sous astreinte et celles présentées au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur.

Copie sera adressée au préfet de l'Isère.

Délibéré après l'audience du 28 janvier 2025 à laquelle siégeaient :

Mme Anne-Gaëlle Mauclair, présidente de la formation de jugement,

Mme Claire Burnichon, première conseillère

Mme Gabrielle Maubon, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 février 2025.

La rapporteure,

C. BurnichonLa présidente,

A.-G. Mauclair

Le greffier en chef,

C. Gomez

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°23LY003987

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