vendredi 31 mai 2024
| Juridiction | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| Section | COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON |
| N° Dossier | CAA69-24LY00863 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure
Voies navigables de France (VNF) a poursuivi l'Institut pour le développement de la recherche archéologique en mer (IDRA MER) devant le tribunal administratif de Dijon du chef de contravention de grande voirie en raison du stationnement sans droit ni titre du bateau Anticythère sur le canal de Bourgogne au port de Longvic.
Par jugement n° 2202482 du 8 janvier 2024, le tribunal a condamné IDRA MER au paiement d'une amende de 1 500 euros, lui a enjoint à libérer, sans délai, l'emplacement occupé par l'Anticythère, sous astreinte journalière de 50 euros susceptible de courir à l'expiration d'un délai d'un mois et sous la sanction d'une exécution d'office avec le concours de la force publique.
Procédure devant la cour
Par une requête enregistrée le 28 mars 2024, IDRA MER demande à la cour d'annuler ce jugement et de rejeter les poursuites engagées par VNF.
IDRA MER soutient que :
- le jugement ne lui a pas été régulièrement notifié ;
- par application de la convention des Nations Unies sur les institutions spécialisées dont elle relève, ses biens bénéficient d'une immunité.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la charte des Nations Unies ;
- la convention sur les privilèges et immunités des institutions spécialisées des Nations Unies ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents des formations de jugement () des cours () peuvent () par ordonnance () : 7° Rejeter () les requêtes ne comportant que () des moyens inopérants () ".
2. En premier lieu, les conditions de notification d'un jugement sont dépourvues d'effet sur sa régularité. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'absence de mise à disposition du pli contenant le jugement attaqué en mairie de Longvic doit être écarté comme inopérant.
3. En second lieu, en vertu de l'application combinée des § i et j de l'article 1er de la convention sur les privilèges et immunités des institutions spécialisées des Nations Unies et des articles 57 et 63 de la charte des Nations Unies, seules ont la qualité d'institution spécialisée et peuvent bénéficier de l'immunité et de l'inviolabilité qui s'y attachent, les institutions créées par accord intergouvernemental à vocation sociale ou culturelle et liées à l'ONU par une convention conclue avec le conseil économique et social de l'Organisation.
4. Il suit de là qu'IDRA MER qui a le statut d'une association de droit français et se borne à associer son nom à celui des Nations Unies sur ses documents n'a pas la qualité d'institution spécialisée de l'ONU et ne peut utilement se prévaloir de l'inviolabilité de ses biens proclamée par l'article III de la section 5 de la convention sur les privilèges et immunités pour contester sa condamnation de première instance. En conséquence, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations doit être également écarté comme inopérant.
5. Il résulte de ce qui précède que les moyens invoqués avant l'expiration du délai d'appel, décompté depuis l'enregistrement de la requête, sont manifestement dépourvus de fondement et que les conclusions d'IDRA MER doivent être rejetées en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête d'IDRA MER est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Institut pour le développement de la recherche archéologique en mer.
Fait à Lyon, le 31 mai 2024.
Le président de la 4ème chambre
Ph. Arbarétaz
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
La greffière,
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Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026