LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-24LY01550

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-24LY01550

mercredi 4 février 2026

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-24LY01550
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation3ème chambre - formation à 3
Avocat requérantPIERSON

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Procédure contentieuse antérieure

M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Dijon d’annuler la décision du 20 septembre 2021 par laquelle le maire de la commune de Dijon a implicitement rejeté sa demande préalable du 16 juillet 2021 tendant, d’une part, à ce que la commune de Dijon lui verse le rappel des salaires des mois de mars et avril 2020 et, d’autre part, à ce qu’elle lui verse la somme de 2 500 euros, ou à tout le moins de 1 500 euros, à titre de dommages et intérêts en réparation des préjudices qu’il estime avoir subis ainsi que de condamner la commune de Dijon à lui verser la somme de 1 607,81 euros nets au titre de rappels de salaire pour les mois de mars et avril 2020, la somme de 2 500 euros à titre de dommages et intérêts, ou à tout le moins la somme de 1 500 euros, ainsi que la somme de 500 euros au titre des frais qu’il a été amené à acquitter dans le cadre de la procédure.

Par un jugement n° 2102951 du 14 novembre 2023, le tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande.


Procédure devant la cour

Par une requête, enregistrée le 31 mai 2024, M. B..., représenté par la Selarl Defosse-Braye, avocats, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement du 14 novembre 2024 ;
2°) de faire droit à sa demande de première instance ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Dijon une somme de 2 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B... soutient que :
– la commune de Dijon a méconnu le principe d’égalité de traitement entre agents et aurait dû le rémunérer de la même manière que les autres agents disposant du même contrat sur une base de 1 450 euros nets correspondant à un maintien total de salaire à temps complet ;
– l’absence de paiement de cette rémunération et le retard mis par la commune dans le paiement de ses salaires lui ont causé des troubles dans les conditions d’existence dont il est fondé à demander réparation à hauteur de 2 500 euros ou à tout le moins de 1 500 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 11 novembre 2025, la commune de Dijon, représentée par Me Pierson, conclut au rejet de la requête et demande à la cour de mettre à la charge de l’appelant une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune de Dijon fait valoir que :
- la requête d’appel est irrecevable dès lors qu’elle a été enregistrée plus de deux mois après la notification de la décision d’aide juridictionnelle ;
- aucune méconnaissance du principe d’égalité de traitement ne peut lui être reprochée ;
- aucune faute ne peut lui être opposée dès lors qu’elle a spontanément versé à l’intéressé la somme correspondant aux heures réalisées en mars 2020 ;
- les prétentions indemnitaires du requérant ne sont pas justifiées.

M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par décision du 3 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
– la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
– le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
– le code de justice administrative.

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l’audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
– le rapport de Mme Vanessa Rémy-Néris, première conseillère ;
– et les conclusions de Mme Bénédicte Lordonné, rapporteure publique.



Considérant ce qui suit :

M. A... B... relève appel du jugement par lequel le tribunal administratif de Dijon a rejeté sa demande tendant à la condamnation de la commune de Dijon à lui verser une somme de 1 607,81 euros nets au titre de rappels de salaires des mois de mars et avril 2020 et la somme de 2 500 euros à titre de dommages et intérêts, ou à tout le moins la somme de 1 500 euros.

Sur la recevabilité de la requête d’appel :

Aux termes de l’article R. 751-3 du code de justice administrative : « Sauf disposition contraire, les décisions sont notifiées le même jour à toutes les parties en cause et adressées à leur domicile réel, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, sans préjudice du droit des parties de faire signifier ces décisions par acte d'huissier de justice. (…) ». Aux termes de l’article R. 811-2 du même code : « Sauf disposition contraire, le délai d'appel est de deux mois. Il court contre toute partie à l'instance à compter du jour où la notification a été faite à cette partie dans les conditions prévues aux articles R. 751-3 et R. 751-4 (…) ». En vertu de l’article 44 du décret du 28 décembre 2020 portant application de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, ce délai est interrompu par une demande d’aide juridictionnelle et un nouveau délai court à compter du jour de la réception par l’intéressé de la notification de la décision du bureau d’aide juridictionnelle ou, si elle est plus tardive, de la date à laquelle un auxiliaire de justice a été désigné.

Dans le cas où le pli contenant la décision attaquée, envoyé en recommandé à l’adresse de l’administré, a été retourné à l’administration avec la mention « pli avisé non réclamé », le délai mentionné ci-dessus court à compter de la date à laquelle l’administré doit être regardé comme ayant été régulièrement avisé que ce pli était à sa disposition au bureau de poste dont il relève. Cette date résulte des mentions précises, claires et concordantes portées sur l’enveloppe et l’avis de réception retournés à l’expéditeur ou, à défaut, des attestations de l’administration postale ou de tout autre élément de preuve.

Il ressort des pièces de la procédure que le jugement du 14 novembre 2023 du tribunal administratif de Dijon a été notifié à M. B... par voie postale le 16 novembre 2023. Le courrier l’accompagnant mentionnait notamment le délai d’appel de deux mois. L’accusé-réception de ce courrier figurant au dossier indique que le pli a été « présenté/avisé » le 18 novembre 2023 et qu’il est retourné au greffe du tribunal assorti de la mention « pli avisé et non réclamé ». En application des principes visés ci-dessus, le délai de deux mois a couru à compter du 18 novembre 2023. Il ressort des pièces versées au dossier que l’intéressé a déposé sa demande d’aide juridictionnelle le 5 février 2024 soit postérieurement au délai de deux mois qui lui était imparti et qui courait jusqu’au 19 janvier 2024. Cette demande n’a, par suite, pas eu pour effet d’interrompre le délai pour interjeter appel du jugement attaqué. Dans ces conditions, la requête d’appel de M. B..., enregistrée au greffe de la cour le 31 mai 2024, est tardive. Il s’en suit que la fin de non-recevoir opposée en défense par la commune de Dijon doit être accueillie et que la requête de M. B... doit être rejetée.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que la commune de Dijon, qui n’est pas la partie perdante à l’instance, verse à M. B... une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de M. B... une somme à verser à la commune de Dijon au titre des mêmes dispositions.






DÉCIDE :



Article 1er :
La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 :
Les conclusions présentées par la commune de Dijon sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 :
Le présent arrêt sera notifié à M. A... B... et à la commune de Dijon.


Délibéré après l’audience du 20 janvier 2026 à laquelle siégeaient :
M. Jean-Yves Tallec, président de chambre ;
Mme Aline Evrard, présidente-assesseure ;
Mme Vanessa Rémy-Néris, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 février 2026.


La rapporteure,





Vanessa Rémy-NérisLe président,





Jean-Yves Tallec
Le greffier en chef,





Cédric Gomez

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d’Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier en chef,

Décisions similaires

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA00231

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le jugement du tribunal administratif de Melun lui ayant refusé une indemnité de 50 000 euros pour des frais de mission FRONTEX et lui ayant infligé une amende pour recours abusif. La cour a constaté que la requête d’appel, qui n’était pas dispensée de ministère d’avocat, avait été présentée sans ce ministère et n’avait pas été régularisée malgré les mentions claires de la notification du jugement. En application des articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, l’irrecevabilité manifeste a été retenue, entraînant le rejet de l’appel.

01/07/2026

← Retour aux décisions