Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-26PA00231
mercredi 1 juillet 2026
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-26PA00231 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | Juge des référés |
Résumé IA
La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le jugement du tribunal administratif de Melun lui ayant refusé une indemnité de 50 000 euros pour des frais de mission FRONTEX et lui ayant infligé une amende pour recours abusif. La cour a constaté que la requête d’appel, qui n’était pas dispensée de ministère d’avocat, avait été présentée sans ce ministère et n’avait pas été régularisée malgré les mentions claires de la notification du jugement. En application des articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, l’irrecevabilité manifeste a été retenue, entraînant le rejet de l’appel.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Melun de condamner l’Etat à lui verser la somme de 50 000 euros, en réparation du préjudice causé par les erreurs dans l’attribution de ses frais de mission en raison de l’illégalité fautive de la décision du 2 novembre 2022 par laquelle le directeur central de la police aux frontières a implicitement refusé de lui attribuer le « per diem FRONTEX » en remboursement de ses frais de missions effectuées pour le compte de l’agence européenne.
Par un jugement n° 2209302 du 18 novembre 2025, le tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande et lui a infligé une amende de 8 000 euros pour recours abusif.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 janvier 2026 et le 17 janvier 2026, M. B... demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement, notamment l’amende pour recours abusif ;
2°) à titre principal, de condamner l’Etat à lui verser la somme de 50 000 euros en réparation du préjudice qu’il a subi ;
3°) à titre subsidiaire, de renvoyer l’affaire au tribunal administratif de Melun ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une décision du 5 mars 2026, le bureau d’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Paris a rejeté la demande d’aide juridictionnelle de M. B....
Par une décision du 29 mai 2026, la présidente de la cour administrative d’appel de Paris a rejeté le recours de M. B... contre cette décision du bureau d’aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents (…) de cour administrative d’appel, (…) les présidents de formation de jugement (...) des cours (...) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. D’autre part, aux termes de l'article R. 811-7 du même code : « (…) Les appels ainsi que les mémoires déposés devant la cour administrative d'appel doivent être présentés, à peine d'irrecevabilité, par l'un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2. (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / Toutefois, la juridiction d'appel (...) peut rejeter de telles conclusions sans demande de régularisation préalable pour les cas d'irrecevabilité tirés de la méconnaissance d'une obligation mentionnée dans la notification de la décision attaquée conformément à l'article R. 751-5 (…) ». En vertu de ce dernier article, la notification de la décision mentionne que l’appel ne peut être présenté que par un avocat, sauf disposition particulière prévoyant une dispense de ministère d’avocat.
3. La lettre du 21 novembre 2025 notifiant à M. B... le jugement du tribunal administratif de Melun du 18 novembre 2025, dont il fait appel, mentionne expressément et sans ambiguïté, conformément aux prescriptions de l’article R. 751-5 du code de justice administrative, que la requête en appel doit, à peine d’irrecevabilité, être présentée par un avocat. La requête susvisée ne figure pas au nombre de celles qui sont dispensées de ministère d’avocat par une disposition particulière. Elle a été présentée sans ce ministère et n’a pas été régularisée par la production d’écritures présentées par un avocat après que le bureau d’aide juridictionnelle a prononcé le rejet de la demande de M. B... par décision du 5 mars 2026 et que la présidente de la cour a rejeté son recours le 29 mai 2026 contre cette décision. Cette requête, n’étant toujours pas régularisée à ce jour, ne peut, dès lors, qu’être rejetée comme entachée d’une irrecevabilité manifeste sur le fondement des dispositions précitées du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.
Fait à Paris, le 1er juillet 2026.
Le président de la 5ème chambre,
A. BARTHEZ
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Procédure contentieuse antérieure :
M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Melun de condamner l’Etat à lui verser la somme de 50 000 euros, en réparation du préjudice causé par les erreurs dans l’attribution de ses frais de mission en raison de l’illégalité fautive de la décision du 2 novembre 2022 par laquelle le directeur central de la police aux frontières a implicitement refusé de lui attribuer le « per diem FRONTEX » en remboursement de ses frais de missions effectuées pour le compte de l’agence européenne.
Par un jugement n° 2209302 du 18 novembre 2025, le tribunal administratif de Melun a rejeté sa demande et lui a infligé une amende de 8 000 euros pour recours abusif.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 14 janvier 2026 et le 17 janvier 2026, M. B... demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement, notamment l’amende pour recours abusif ;
2°) à titre principal, de condamner l’Etat à lui verser la somme de 50 000 euros en réparation du préjudice qu’il a subi ;
3°) à titre subsidiaire, de renvoyer l’affaire au tribunal administratif de Melun ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat une somme au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par une décision du 5 mars 2026, le bureau d’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Paris a rejeté la demande d’aide juridictionnelle de M. B....
Par une décision du 29 mai 2026, la présidente de la cour administrative d’appel de Paris a rejeté le recours de M. B... contre cette décision du bureau d’aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents (…) de cour administrative d’appel, (…) les présidents de formation de jugement (...) des cours (...) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. D’autre part, aux termes de l'article R. 811-7 du même code : « (…) Les appels ainsi que les mémoires déposés devant la cour administrative d'appel doivent être présentés, à peine d'irrecevabilité, par l'un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2. (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / Toutefois, la juridiction d'appel (...) peut rejeter de telles conclusions sans demande de régularisation préalable pour les cas d'irrecevabilité tirés de la méconnaissance d'une obligation mentionnée dans la notification de la décision attaquée conformément à l'article R. 751-5 (…) ». En vertu de ce dernier article, la notification de la décision mentionne que l’appel ne peut être présenté que par un avocat, sauf disposition particulière prévoyant une dispense de ministère d’avocat.
3. La lettre du 21 novembre 2025 notifiant à M. B... le jugement du tribunal administratif de Melun du 18 novembre 2025, dont il fait appel, mentionne expressément et sans ambiguïté, conformément aux prescriptions de l’article R. 751-5 du code de justice administrative, que la requête en appel doit, à peine d’irrecevabilité, être présentée par un avocat. La requête susvisée ne figure pas au nombre de celles qui sont dispensées de ministère d’avocat par une disposition particulière. Elle a été présentée sans ce ministère et n’a pas été régularisée par la production d’écritures présentées par un avocat après que le bureau d’aide juridictionnelle a prononcé le rejet de la demande de M. B... par décision du 5 mars 2026 et que la présidente de la cour a rejeté son recours le 29 mai 2026 contre cette décision. Cette requête, n’étant toujours pas régularisée à ce jour, ne peut, dès lors, qu’être rejetée comme entachée d’une irrecevabilité manifeste sur le fondement des dispositions précitées du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.
Fait à Paris, le 1er juillet 2026.
Le président de la 5ème chambre,
A. BARTHEZ
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.