LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-24LY02317

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-24LY02317

mercredi 16 avril 2025

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-24LY02317
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre - formation à 3
Avocat requérantDEME

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

Mme A D B a demandé au tribunal administratif de Lyon d'annuler l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel la préfète du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a désigné le pays de destination de cette mesure d'éloignement.

Par jugement n° 2403066-2403705 du 2 juillet 2024, le tribunal a rejeté cette demande.

Procédure devant la cour

Par requête enregistrée le 8 août 2024 et mémoire complémentaire enregistré le 11 mars 2025, Mme B, représentée par Me Deme, demande à la cour :

1°) d'annuler le jugement et l'arrêté litigieux ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " ou, subsidiairement, de réexaminer sa situation après remise d'une autorisation provisoire de séjour, dans le délai d'un mois à compter de la notification de l'arrêt et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 800 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- le refus de titre de séjour méconnaît l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entaché d'erreur d'appréciation ;

- l'obligation de quitter le territoire français est illégale en raison de l'illégalité du refus de titre de séjour ;

La requête a été communiquée à la préfète du Rhône qui n'a pas présenté d'observations.

Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 11 septembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative ;

Le président de la formation de jugement ayant dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Après avoir entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. C ;

Considérant ce qui suit :

1. Mme B, ressortissante comorienne, relève appel du jugement du 2 juillet 2024 par lequel le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté de la préfète du Rhône du 14 mars 2024 rejetant sa demande de titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et fixant le pays de destination de cette mesure d'éloignement.

2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui établit qu'il suit un enseignement en France ou qu'il y fait des études et qui justifie disposer de moyens d'existence suffisants se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " d'une durée inférieure ou égale à un an () ". Pour l'application de ces dispositions, il appartient à l'administration, saisie d'une demande de renouvellement d'un titre de séjour en qualité d'étudiant, d'apprécier notamment, à partir de l'ensemble du dossier et sous le contrôle du juge, la réalité et le sérieux des études poursuivies.

3. Il ressort des pièces du dossier que Mme B s'est inscrite en licence lettres parcours lettres modernes au titre de l'année universitaire 2022/2023. Son bulletin de notes fait état d'absences injustifiées ou de notes nulles à la totalité des unités d'enseignement. Son inscription au titre de l'année 2023/2024 dans une formation d'aide-soignante constitue une régression dans ses études alors d'ailleurs qu'elle ne confère pas la qualité d'étudiant au sens des dispositions précitées. Dans ces conditions, alors même qu'elle évoque le fait qu'elle souffre d'un kyste ovarien et a connu un épisode dépressif, elle ne justifie pas, dans les circonstances de l'espèce de la réalité et du sérieux des études poursuivies. Par suite, la préfète n'a ni méconnu les dispositions précitées ni commis d'erreur d'appréciation.

4. En second lieu, il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à invoquer, par voie d'exception, l'illégalité du refus de titre de séjour pour contester l'obligation de quitter le territoire français qui l'assortit.

5. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande.

6. Le présent arrêt rejetant les conclusions à fin d'annulation de Mme B et n'appelant, dès lors, aucune mesure d'exécution, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte doivent également être rejetées.

7. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, une somme au titre des frais exposés par Mme B.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à Mme B et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée à la préfète du Rhône.

Délibéré après l'audience du 27 mars 2025, à laquelle siégeaient :

M. Philippe Arbarétaz, président de chambre,

Mme Aline Evrard, présidente-assesseure,

M. Bertrand Savouré, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 avril 2025.

Le rapporteur,

B. CLe président,

Ph. Arbarétaz

La greffière,

F. Faure

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°24LY02317

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions