LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-25LY00253

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-25LY00253

jeudi 11 septembre 2025

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-25LY00253
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation6ème chambre - formation à 3
Avocat requérantRAFFIN ROCHE AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

M. A B a demandé au tribunal administratif de Lyon de condamner l'université Jean Moulin - Lyon III à lui verser une somme de 5 000 euros en réparation du préjudice moral résultant de l'illégalité de la décision du 10 décembre 2020 de la commission de discipline de la section disciplinaire du conseil académique de l'établissement, compétente à l'égard des usagers, lui infligeant la sanction de l'exclusion pour une durée de deux ans.

L'université Jean Moulin - Lyon III a demandé au tribunal de condamner M. B à lui verser une somme de 500 euros pour procédure abusive.

Par un jugement n° 2304235 du 4 décembre 2024, le tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête et les conclusions reconventionnelles de l'université.

Procédure devant la cour

Par une requête enregistrée le 31 janvier 2025, M. B, représenté par Me Roche, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement en tant qu'il rejette les conclusions de sa demande ;

2°) de condamner l'université Jean Moulin - Lyon III à lui verser une somme de 5 000 euros en réparation du préjudice moral qu'il a subi, ou, à titre subsidiaire, la somme d'un euro symbolique ;

3°) de mettre à la charge de l'université Jean Moulin - Lyon III la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la sanction qui lui a été infligée est illégale dès lors que les faits qui lui ont été reprochés ne sont pas matériellement établis et elle est disproportionnée au regard des seuls faits qu'il reconnaît ;

- il a subi un préjudice moral résultant de l'obligation dans laquelle il s'est trouvé de s'inscrire dans un autre établissement et de la souffrance morale engendrée par sa situation.

Par un mémoire enregistré le 11 mars 2025, l'université Jean Moulin - Lyon III, représentée par Me Gardien, conclut au rejet de la requête et demande à la cour de mettre à la charge de M. B la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code de l'éducation ;

- le code de justice administrative ;

Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l'audience ;

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Pourny, président de chambre,

- les conclusions de Mme Djebiri, rapporteure publique,

- et les observations de Me Roche pour M. B et celles de Me Lavisse pour l'université Jean Moulin - Lyon III.

Considérant ce qui suit :

1. Par une décision du 10 décembre 2020, la commission de discipline de la section disciplinaire du conseil académique de l'université Jean Moulin - Lyon III, compétente à l'égard des usagers, a infligé à M. B, alors inscrit en master I Droit fiscal de cet établissement, la sanction de l'exclusion pour une durée de deux ans pour des faits qualifiés de harcèlement moral commis à l'encontre de trois autres étudiants. M. B a demandé au tribunal administratif de Lyon de condamner l'université Jean Moulin - Lyon III à lui verser une somme de 5 000 euros en réparation du préjudice moral qu'il déclare avoir subi du fait de l'illégalité de cette décision. Il relève appel du jugement du 4 décembre 2024 par lequel le tribunal administratif de Lyon a rejeté sa demande tendant à la condamnation de l'université Jean Moulin - Lyon III à l'indemniser de ce préjudice moral.

2. Aux termes de l'article R. 811-1 du code de justice administrative : " Toute partie présente dans une instance devant le tribunal administratif () peut interjeter appel contre toute décision juridictionnelle rendue dans cette instance. / Toutefois, le tribunal administratif statue en premier et dernier ressort : () 8° Sauf en matière de commande publique sur toute action indemnitaire ne relevant pas des dispositions précédentes, lorsque le montant des indemnités demandées n'excède pas le montant déterminé par les articles R. 222-14 et R. 222-15 () ". L'article R. 222-14 du même code fixe à 10 000 euros le montant que ne doivent pas excéder certaines conclusions indemnitaires pour qu'un litige entre dans le champ d'application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative et l'article R. 222-15 dudit code précise, d'une part, que ce montant est déterminé par la valeur totale des sommes demandées dans la requête introductive d'instance, les demandes d'intérêts et celles présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 étant sans effet sur la détermination de ce montant, et, d'autre part, qu'un magistrat compétent pour statuer en application du 10° de l'article R. 222-13 ne l'est que si aucune demande accessoire, incidente ou reconventionnelle n'est supérieure à ce montant.

3. Il résulte de ces dispositions que le jugement par lequel le tribunal administratif se prononce sur un litige relatif à un contentieux indemnitaire n'excédant pas 10 000 euros est rendu en premier et dernier ressort. La demande principale de M. B devant le tribunal administratif de Lyon tendait au paiement de la somme de 5 000 euros au titre d'une action indemnitaire ne relevant pas d'un contrat de commande publique et les conclusions reconventionnelles de l'Université Lyon III ne portaient que sur des montants inférieurs à 10 000 euros. Par suite, même si le jugement attaqué a été rendu par une formation collégiale et notifié par une lettre mentionnant la possibilité d'un appel, il y a lieu de regarder la requête de M. B comme constituant un pourvoi en cassation et de la transmettre au Conseil d'Etat en application de l'article R. 351-2 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : Le dossier de la requête de M. B est transmis au Conseil d'Etat.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A B et à l'université Jean Moulin - Lyon III.

Délibéré après l'audience du 26 août 2025 à laquelle siégeaient :

M. Pourny, président de chambre,

M. Stillmunkes, président-assesseur,

Mme Vergnaud, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 septembre 2025.

Le président-rapporteur,

F. Pourny

Le président-assesseur,

H. Stillmunkes

La greffière,

N. Lecouey

La République mande et ordonne à la ministre d'Etat, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669

03/08/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953

03/08/2026

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295

Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

01/07/2026

← Retour aux décisions