LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA69-25LY00357

COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON — Décision N° CAA69-25LY00357

jeudi 18 décembre 2025

JuridictionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
SectionCOUR ADMINISTRATIVE D'APPEL DE LYON
N° DossierCAA69-25LY00357
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre - formation à 3
Avocat requérantDELOITTE SOCIÉTÉ D¿AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure

M. A... C... a demandé au tribunal administratif de Grenoble, à titre principal, de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2014 et 2017, des cotisations d’impôt sur le revenu et de contributions sociales auxquelles il a été assujetti au titre des années 2015 et 2016, et, à titre subsidiaire, de prononcer la décharge de la majoration de 40 % pour manquement délibéré appliquée au titre des années 2014, 2016 et 2017.

Par un jugement n° 2200910 – 2200911 du 12 décembre 2024, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté ses demandes.

Procédure devant la cour

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 février et 4 juillet 2025, M. A... C..., représenté par Me Gagneux, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement en tant qu’il a rejeté ses demandes de décharge des pénalités de 40 % pour manquement délibéré ;

2°) de prononcer la décharge de ces pénalités ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
– la pénalité de 40 % pour manquement délibéré n’est pas fondée ;
– l’administration a méconnu les principes de responsabilité personnelle et de personnalité des peines.

Par un mémoire, enregistré le 16 juin 2025, la ministre chargée des comptes publics conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 7 juillet 2025, la clôture d'instruction, initialement fixée au 7 juillet 2025, a été reportée au 2 septembre 2025.


Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
– le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
– le code de justice administrative ;


Les parties ayant été régulièrement averties du jour de l’audience ;

Après avoir entendu au cours de l’audience publique :
– le rapport de M. Porée, premier conseiller,
– et les conclusions de M. Chassagne, rapporteur public.



Considérant ce qui suit :

1. La SARL APC, société de courtage en assurances, qui avait pour associés M. C..., son gérant, détenteur de 499 des 500 parts constituant son capital, et Mme D..., sa compagne, a fait l’objet de vérifications de comptabilité à l’issue desquelles l’administration a réintégré dans ses résultats des exercices clos en 2014, 2015, 2016 et 2017 les loyers et charges locatives facturés par les SCI UT Babar, Anapopop et Kabobol, détenues par les intéressés et dont M. C... était le gérant, que la société avait portés en charges déductibles au motif que ces dépenses n’avaient pas été engagées dans l’intérêt de l’exploitation. Les loyers et charges locatives exclus des charges déductibles ont été regardés comme des revenus distribués par la SARL APC imposables entre les mains de M. C... dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers sur le fondement de l’article 111 c. du code général des impôts et soumis à l’impôt sur le revenu entre ses mains, à proportion de ses droits dans les SCI, sous déduction des montants déclarés dans la catégorie des revenus fonciers au titre des revenus locatifs des SCI que l'administration a extournés de ses revenus imposables. En conséquence de la réintégration dans les revenus imposables de M. C... de ces distributions irrégulières, majorées du coefficient de 1,25 prévu au 2° de l'article 158-7 du code général des impôts, celui-ci a été assujetti à des compléments d’impôt sur le revenu au titre des années 2014 et 2017, à des cotisations primitives d’impôt sur le revenu au titre des années 2015 et 2016 et aux contributions sociales au titre des quatre années vérifiées, ces impositions étant établies suivant la procédure contradictoire pour les années 2014, 2016 et 2017 et suivant la procédure de taxation d'office de l’article L. 66-1° du livre des procédures fiscales pour l’année 2015. Les impositions résultant du rehaussement des bases imposables de M. C... des années 2014, 2016 et 2017 ont été assorties des intérêts de retard et de la majoration de 40 % prévue au a. de l’article 1729 du code général des impôts. La majoration de 40 % prévue au b. de l’article 1728-1 du même code a été appliquée aux impositions établies au titre de l’année 2015. Par un jugement du 12 décembre 2024, le tribunal administratif de Grenoble, après avoir joint les demandes de décharge de ces impositions et pénalités de M. C..., les a rejetées. M. C... relève appel de ce jugement en tant seulement qu’il a rejeté ses demandes relatives à la majoration de 40 % pour manquement délibéré appliquée aux impositions établies au titre des années 2014, 2016 et 2017.

2. Aux termes de l’article 1729 du code général des impôts : « Les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l’indication d’éléments à retenir pour l’assiette ou la liquidation de l’impôt ainsi que la restitution d’une créance de nature fiscale dont le versement a été indûment obtenu de l’Etat entraînent l’application d’une majoration de : a. 40 % en cas de manquement délibéré (…) ». Aux termes de l’article L. 195 A du livre des procédures fiscales : « En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs, de la taxe sur la valeur ajoutée et des autres taxes sur le chiffre d'affaires, des droits d'enregistrement, de la taxe de publicité foncière et du droit de timbre, la preuve de la mauvaise foi et des manœuvres frauduleuses incombe à l'administration. ».

3. Après avoir estimé que les dépenses, d’un montant de 117 350 euros, de 75 600 euros et de 92 882 euros, exposées par la SAS APC, au titre des exercice clos en 2014, 2016 et 2017, pour la location de locaux à usage commercial situés à Rillieux-la-Pape (Rhône) et Oyonnax (Ain) appartenant aux SCI UT Babar, Anapopop et Kabobol, détenues par M. C... et dont il était le gérant, n’avaient pas été engagées dans l’intérêt de la société, l'administration a imposé entre les mains de M. C..., sur le fondement de l'article 111 c. du code général des impôts, à proportion des droits qu’il détenait dans les SCI, les sommes de respectivement 59 265 euros, 36 496 euros et de 46 198 euros en extournant de ses bases imposables les revenus fonciers, d’un montant de 31 439 euros, de 25 130 euros et de 13 564 euros, correspondant aux résultats des SCI déclarés par lui au titre des mêmes années. Les cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et les contributions sociales établies au titre des années 2014 et 2017, ainsi que les cotisations d’impôt sur le revenu et les contributions sociales établies au titre de l’année 2016, ont été assorties de la majoration de 40 % pour manquement délibéré.

4. Pour justifier la pénalité appliquée, l’administration relève qu’en sa qualité de gérant de la SARL APC et des SCI UT Babar, Kabobol, Anapopop, et d’associé de ces SCI dont il détenait respectivement 99,80 %, 70 %, 40 % et 50 % des parts en 2014 et 53,75 % en 2016 et 2017, M. C... ne pouvait ignorer que les sommes versées par la SARL APC aux SCI identifiées en comptabilité comme se rapportant à des loyers et à des charges locatives ne constituaient pas des charges déductibles faute d’avoir été engagées dans l’intérêt de l’exploitation, ni qu’il les avait appréhendées par l’intermédiaire des trois SCI. L'administration se fonde, en outre, sur l’importance des sommes réintégrées dans la catégorie des revenus distribués, sur l’importance de l’écart constaté chaque année entre les revenus fonciers déclarés et les revenus distribués imposés et sur le caractère répété des omissions. En retenant ces éléments, qui ne méconnaissent pas les principes de responsabilité personnelle et de personnalité des peines dès lors qu’ils ont trait au comportement de M. C... et concernent uniquement sa situation au regard de ses propres obligations déclaratives, l'administration établit l’intention délibérée de l’intéressé d’éluder l’impôt justifiant l’application de la majoration pour manquement délibéré aux impositions rappelées sans que celui-ci puisse utilement invoquer son ignorance des règles fiscales pour échapper aux pénalité encourues. Les moyens invoqués par M. C... à l’encontre de la majoration appliquée aux impositions doivent, dès lors, être écartés.

5. Il résulte de ce qui précède que M. C... n’est pas fondé à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Grenoble a rejeté ses demandes de décharge de la pénalité de 40 % appliquée au titre des années 2014, 2016 et 2017. Par voie de conséquence, ses conclusions tendant au bénéfice des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.



DÉCIDE :



Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. A... C... et à la ministre de l’action et des comptes publics.



Délibéré après l'audience du 4 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

M. Pruvost, président de chambre,
M. Haïli, président-assesseur,
M. Porée, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 18 décembre 2025.



Le rapporteur,

A. Porée
Le président,




D. Pruvost

La greffière,

M. B...


La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA00231

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le jugement du tribunal administratif de Melun lui ayant refusé une indemnité de 50 000 euros pour des frais de mission FRONTEX et lui ayant infligé une amende pour recours abusif. La cour a constaté que la requête d’appel, qui n’était pas dispensée de ministère d’avocat, avait été présentée sans ce ministère et n’avait pas été régularisée malgré les mentions claires de la notification du jugement. En application des articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, l’irrecevabilité manifeste a été retenue, entraînant le rejet de l’appel.

01/07/2026

← Retour aux décisions