lundi 5 septembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA00001 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BERTRAND |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A a demandé au Tribunal administratif de Montreuil d'annuler la décision implicite de rejet de son recours gracieux, ensemble la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour.
Par un jugement n° 2109833/11 du 31 décembre 2021, le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête et des pièces enregistrées les 1er, 23 et 24 janvier 2022, M. A, représenté par Me Jerôme Bertrand, demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement du 31 décembre 2021 du Tribunal administratif de Montreuil ;
2°) d'annuler la décision implicite de rejet de son recours gracieux, ensemble la décision implicite de rejet de sa demande titre de séjour contestés devant ce tribunal ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un certificat de résidence, subsidiairement, de réexaminer sa situation administrative et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de
4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le jugement est irrégulier dès lors que les premiers juges ont fondé leur décision sur un moyen soulevé d'office sans en informer préalablement les parties, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative ;
- les décisions contestées sont insuffisamment motivées ;
- le préfet a méconnu le champ de sa compétence et a commis une erreur de droit en raison du défaut d'examen complet de sa situation personnelle ;
- les décisions contestées sont entachées d'une violation de la loi, d'erreur de droit et d'erreur manifeste d'appréciation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () Les présidents des formations de jugement des cours peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. M. A, ressortissant algérien né le 16 mai 1970, a sollicité, par une lettre recommandée avec accusé de réception reçue par le préfet de la Seine-Saint-Denis le 3 décembre 2019, la délivrance d'un certificat de résidence sur le fondement du b) de l'article 7 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié. Par une ordonnance n° 2008728 du 26 mars 2021, le président de la 11ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande tendant à l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Par un courrier reçu le 30 mars 2021 par le préfet de la Seine-Saint-Denis, M. A a formé un recours gracieux contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. M. A relève appel du jugement n° 2109833/11 du 31 décembre 2021 par lequel le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande dirigée contre ces décisions.
3. M. A soutient que les premiers juges ont fondé leur décision sur un moyen soulevé d'office sans en informer préalablement les parties. Toutefois, il ressort des termes du jugement attaqué que le tribunal a écarté comme inopérant le moyen tiré du défaut de motivation du rejet de recours gracieux que M. A avait expressément soulevé dans sa requête introductive d'instance. Dans ces conditions, en écartant ce moyen comme inopérant, le tribunal n'a pas soulevé un moyen d'office.
4. Il ressort des pièces du dossier que M. A a demandé, par un courrier du 12 juin 2021 reçu le 15 juin suivant, la communication des motifs de la décision implicite de rejet, par le préfet de la Seine-Saint-Denis, de son recours gracieux. Cependant, lorsqu'un requérant présente simultanément des conclusions à fin d'annulation à l'encontre d'une décision administrative et du refus de faire droit au recours gracieux présenté à l'encontre de celle-ci, les moyens critiquant les vices propres dont la décision de rejet du recours gracieux serait entachée ne peuvent être utilement invoqués à l'appui de sa requête. Par suite, le moyen tiré du vice propre de la décision implicite rejetant le recours gracieux exercé par le requérant auprès du préfet de la Seine-Saint-Denis, tenant, en l'espèce, au défaut de motivation de cet acte en l'absence de communication des motifs et en méconnaissance des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, est inopérant et doit être écarté pour ce motif.
5. Par ailleurs, comme l'a déjà relevé le tribunal, les moyens tirés de ce que les décisions litigieuses seraient entachées d'erreur de droit, de violation de la loi et d'erreur manifeste d'appréciation ne sont, pas plus en appel qu'en première instance, assorties d'aucune précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé.
6. Il résulte de tout ce qui précède que la requête d'appel de M. A ne peut qu'être regardée comme manifestement dépourvue de fondement. Par suite, ses conclusions aux fins d'annulation du jugement et des décisions contestées doivent, en application de l'article R. 222-1 précité du code de justice administrative, être rejetées. Et par voie de conséquence, il y a lieu de rejeter également ses conclusions aux fins d'injonction ainsi que celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Paris, le 5 septembre 2022.
Le président de la 2ème chambre
de la Cour administrative d'appel de Paris,
Isabelle BROTONS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026