jeudi 28 septembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA00857 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | S.E.L.A.F.A. CABINET CASSEL |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B A a demandé au Tribunal administratif de Melun d'annuler la décision du 10 juillet 2018 par laquelle le préfet de police a confirmé la fixation de la date de consolidation de ses blessures au 10 octobre 2014, sans séquelles, et a refusé de lui accorder un congé de longue maladie, et d'enjoindre audit préfet de la placer en congé pour invalidité imputable au service, ou à tout le moins en congé de longue maladie, à compter du 5 octobre 2015, à défaut, de réexaminer son dossier, sous une astreinte de 200 euros par jour de retard.
Par un jugement n° 1807807/6 du 1er février 2022, le Tribunal administratif de Melun a rejeté ses demandes.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 23 février 2022, Mme A, représentée par le cabinet Cassel, demande à la Cour :
1°) d'annuler ce jugement n° 1807807/6 du 1er février 2022 du Tribunal administratif de Melun ;
2°) d'annuler la décision contestée devant le tribunal et d'enjoindre au préfet de police de la placer en congé pour invalidité imputable au service, ou à tout le moins en congé de longue maladie, à compter du 5 octobre 2015 sous une astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 7 juin 2022, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête de Mme A et au rejet de ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1() ".
2. Il ressort du dossier que, par arrêté du 19 septembre 2019 devenu définitif, le préfet de police a rapporté la décision du 10 juillet 2018 contestée par Mme A devant le tribunal et a fait droit à la demande de l'intéressée tendant à ce qu'elle soit maintenue en congés pour blessures imputables au service à compter du 5 octobre 2015. Cette décision, invoquée au demeurant par la requérante elle-même dans sa requête d'appel, intervenue avant que le tribunal ne statue mais dont il n'a pas été informé en cours d'instance ni lors de l'audience, à laquelle aucune des deux parties n'était présente, a pour effet de rendre sans objet la requête d'appel introduite par Mme A, l'intéressée ne justifiant, au demeurant, d'aucun intérêt à agir dès lors qu'elle a obtenu pleinement satisfaction. La seule circonstance que le jugement lui soit défavorable est sans incidence, dès lors que la décision contestée devant le tribunal a définitivement été retirée. Il suit de là qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation et d'injonction sous astreinte présentées en appel par Mme A. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre une somme à la charge de l'Etat sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
DÉCIDE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sous astreinte présentées par Mme A dans la requête susvisée.
Article 2 : Les conclusions présentées par Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 28 septembre 2023.
Le président de la 2ème chambre
de la Cour administrative d'appel de Paris,
Signé : Isabelle BROTONS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
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Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026