jeudi 30 juin 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA02497 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B A a demandé au Tribunal administratif de Montreuil d'annuler le courrier du 28 janvier 2020 par lequel le recteur de l'académie de Créteil a rejeté son recours gracieux concernant son dossier de reclassement et de réparer le préjudice moral qu'elle estime avoir subi du fait de l'illégalité de l'action de l'administration.
Par une ordonnance n° 2011665/2 du 30 mars 2022, la présidente de la 2ème chambre du Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 31 mai 2022, Mme A relève appel de ce jugement.
Elle soutient que :
-elle conteste " cette décision en raison de l'illégalité de la circulaire au motif que c'est un abus de pouvoir " ;
-il existe une exception au délai de recours non respecté lorsque l'acte réglementaire est illégal ;
- dans un tel cas, elle n'a pas besoin d'être représentée par un avocat.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () () Les présidents des formations de jugement des cours peuvent (), par ordonnance, rejeter (), après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d'appel manifestement dépourvues de fondement () ".
2. Pour rejeter comme manifestement irrecevable, en application des dispositions précitées du 4°) de l'article R.222-1 du code de justice administrative, la demande présentée devant lui par Mme A, le Tribunal administratif de Montreuil a relevé, d'une part, que les conclusions à fin d'annulation présentées dans cette demande étaient tardives, dès lors que l'intéressée avait été classée à l'échelon 1 du grade des professeurs des écoles de classe normale par un arrêté du 1er septembre 2017, dont elle avait eu connaissance au plus tard au mois de décembre 2017, date à laquelle elle indiquait dans ses écritures avoir effectué une demande de reclassement auprès des services du rectorat, et que par suite, le recours gracieux qu'elle avait formé le 27 juillet 2019 avait été présenté après l'expiration du délai de recours, d'autre part qu'en l'absence de demande indemnitaire préalable, les conclusions à fin d'indemnisation étaient, en tout état de cause, irrecevables..
3. A l'appui de sa requête d'appel, qui ne comporte au demeurant aucune conclusion et n'est pas présentée par un avocat, Mme A se borne à soutenir que sa contestation est fondée sur " l'illégalité de la circulaire au motif que c'est un abus de pouvoir ", à faire valoir à tort qu'il existe " une exception au délai de recours non respecté lorsque l'acte réglementaire est illégal " et que dans un tel cas, elle n'a pas besoin d'être représentée par un avocat.
4. A supposer que ces arguments très sommaires puissent être regardés comme constituant des moyens, ils ne peuvent qu'être écartés comme manifestement infondés. Il y a lieu, en conséquence de rejeter la requête d'appel de Mme A sur le fondement des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.
Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Créteil et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Fait à Paris, le 30 juin 2022.
Le président de la 2ème chambre
de la Cour administrative d'appel de Paris,
Isabelle BROTONS
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669
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Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953
03/08/2026
Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278
Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
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Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
01/07/2026