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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-22PA02832

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-22PA02832

mardi 13 septembre 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-22PA02832
TypeOrdonnance
Recoursplein contentieux

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Par deux requêtes, Mme B A a demandé au tribunal administratif de Paris de bien vouloir prendre en considération sa demande condamnation de la société Orange à lui verser la somme de 1 million d'euros à titre de dommages et intérêts, en faisant valoir un licenciement abusif pour abandon de poste le 1er février 2018 sans notification, une dégradation répétée de ses conditions de travail avec rétrogradation et avenir professionnel compromis, une atteinte à l'intégrité, à la dignité, à la santé morale et physique, une mise en congé maladie d'office d'un an (du 27 juin 2016 au 27 juin 2017) sans avis médical et sans notification, une violation du secret médical, et le rejet injustifié d'une demande de pension d'invalidité anticipée.

Par une ordonnance nos 2201721, 2202608 du 10 juin 2022, le vice-président de la 5ème section du tribunal administratif de Montreuil a rejeté ses demandes.

Procédure devant la Cour :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 16 juin et 31 juillet 2022, ainsi que des pièces enregistrées les 30 juillet, 8 et 16 août 2022, Mme A doit être regardée comme demandant à la Cour l'annulation de cette ordonnance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement () des cours () peuvent, par ordonnance : () 4°) Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".

2. En vertu des dispositions combinées des articles R. 811-7 et R. 431-2 du code de justice administrative, les appels ainsi que les mémoires déposés devant la Cour administrative d'appel de Paris doivent être présentés, à peine d'irrecevabilité, par un avocat, sauf lorsqu'une disposition particulière a prévu une dispense de ministère d'avocat. Aux termes de l'article R. 612-1 du même code : " Lorsque des conclusions sont entachées d'une irrecevabilité susceptible d'être couverte après l'expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d'office cette irrecevabilité qu'après avoir invité leur auteur à les régulariser. / Toutefois, la juridiction d'appel ou de cassation peut rejeter de telles conclusions sans demande de régularisation préalable pour les cas d'irrecevabilité tirés de la méconnaissance d'une obligation mentionnée dans la notification de la décision attaquée conformément à l'article R. 751-5. () ". Aux termes de ce dernier article, la notification de la décision mentionne que l'appel ne peut être présenté que par un avocat, sauf disposition particulière prévoyant une dispense de ministère d'avocat.

3. La requête de Mme A, enregistrée au greffe de la Cour le 16 juin 2022, n'est pas présentée par ministère d'avocat, alors que le litige dont est saisi le juge d'appel ne figure pas au nombre de ceux qui sont dispensés de ministère d'avocat. Il résulte de l'instruction que le courrier de notification de l'ordonnance attaquée du 10 juin 2022, produit par Mme A en appel, mentionne expressément et sans ambiguïté, conformément aux dispositions de l'article R. 751-5 du code de justice administrative, que la requête d'appel doit être présentée par un avocat à peine d'irrecevabilité, et que le délai d'appel est de deux mois.

4. La requête présentée par Mme A, qui n'est pas présentée par un avocat, est entachée d'une irrecevabilité manifeste en l'absence de dépôt d'une demande d'aide juridictionnelle dans le délai de recours. Il y a lieu, dès lors, de faire application des dispositions ci-dessus rappelées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative et de rejeter la requête.

ORDONNE :

Article 1er : La requête Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Paris, le 13 septembre 2022.

La présidente de la 5ème chambre,

H. VINOT

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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