LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-22PA03167

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-22PA03167

vendredi 12 janvier 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-22PA03167
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation9ème Chambre
Avocat requérantCABINET D'AVOCATS HEDEOS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La société à responsabilité limitée (SARL) Gossip a demandé au tribunal administratif de Paris de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée ainsi que des amendes fiscales auxquels elle a été assujettie au titre de l'année 2013.

Par un jugement n° 2005327 du 10 mai 2022, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 12 juillet 2022, la SARL Gossip, représentée par Me Malmonte, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Paris du 10 mai 2022 ;

2°) de prononcer la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée ainsi que des amendes fiscales auxquels elle a été assujettie au titre de l'année 2013.

Elle soutient que :

- en s'abstenant de répondre aux moyens nouveaux présentés à l'appui de sa requête et qui différaient de ceux soutenus dans le cadre d'une précédente instance, les juges de première instance ont entaché leur jugement d'une irrégularité ;

- en retenant que le taux réduit de taxe sur la valeur ajoutée de 2,1 % prévu par l'article 298 septies du code général des impôts n'était pas applicable à ses publications, l'administration fiscale a méconnu le droit de l'Union européenne et en particulier le principe de neutralité fiscale ;

- aucun rehaussement ne pouvait être mis à sa charge au titre du profit sur le Trésor ;

- l'amende prévue à l'article 1736 du code général des impôts n'était pas due, dès lors qu'elle pouvait bénéficier de la procédure de régularisation prévue par le rescrit fiscal 2012-06 du 14 février 2012 et reprise par le 3 de l'article 1729 B du code général des impôts ;

- l'amende prévue à l'article 1759 du code général des impôts ne lui était pas applicable, dès lors que les sommes relevées par l'administration n'entrent manifestement pas dans le champ d'application de cet article.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 septembre 2022, le ministre chargé des comptes publics conclut au rejet de la requête.

Il soutient que :

- le jugement contesté n'est entaché d'aucune irrégularité dès lors que l'autorité de la chose jugée qui s'attache à l'arrêt n° 17PA02631 du 28 septembre 2017 s'opposait à la recevabilité de la requête de première instance, en dépit de la présentation de moyens nouveaux auxquels les juges n'étaient pas tenus de répondre ;

- à titre subsidiaire, aucun des moyens soulevés par la société Gossip n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Lorin,

- et les conclusions de M. Sibilli, rapporteur public.

Considérant ce qui suit :

1. La société Gossip a fait l'objet d'une vérification de comptabilité à l'issue de laquelle des rappels de taxe sur la valeur ajoutée au titre de l'année 2013 et des amendes prévues par les articles 1759 et 1736 du code général des impôts ont été mis en recouvrement le 28 juillet 2016. Par un jugement n° 1617056 du 27 juin 2017 faisant suite au rejet d'une première réclamation préalable, le tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de la société tendant à la décharge en droits et pénalités des rehaussements mis à sa charge. Par une ordonnance n° 17PA02631 du 28 septembre 2017, la requête en appel présentée par la société a été rejetée en raison de sa tardiveté. Par un courrier du 28 décembre 2018, la société Gossip a adressé une seconde réclamation préalable, laquelle a été rejetée par une décision du 5 juillet 2019. Par la présente requête, elle relève régulièrement appel du jugement du 10 mai 2022 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande tendant à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée ainsi que des amendes fiscales auxquels elle a été assujettie au titre de l'année 2013.

Sur la recevabilité de la requête :

2. Si le contribuable, après rejet d'une première demande par le tribunal administratif ou la cour administrative d'appel, est recevable à former un nouveau recours contre la décision de rejet d'une seconde réclamation régulièrement introduite, le tribunal a l'obligation de ne pas méconnaître l'autorité de la chose jugée qui s'attache à son premier jugement ou à l'arrêt de la Cour rendu sur ce dernier.

3. Il résulte de l'instruction que la demande préalable présentée par la société Gossip le 28 décembre 2018 à l'encontre des impositions mises en recouvrement le 28 juillet 2016 tend à la décharge des rappels de taxe sur la valeur ajoutée et des amendes fiscales auxquels elle a été assujettie au titre de l'année 2013. Cette demande n'est pas différente de celle présentée le 30 juin 2016 et qui, à la suite du rejet de sa réclamation le 10 août 2016, a conduit la société à engager la précédente procédure contentieuse énoncée au point 1. L'autorité de la chose jugée qui s'attache à l'ordonnance rendue par la cour administrative d'appel le 28 septembre 2017 devenue définitive, fait obstacle à ce qu'une nouvelle réclamation présentée par la société Gossip, concernant les mêmes impositions et pénalités, et fondée sur les mêmes causes juridiques que la première demande, soit regardée comme recevable, sans qu'ait d'incidence la circonstance que la société ait entendu apporter des arguments ou moyens nouveaux, en l'absence de moyens se rattachant à une autre cause juridique que ceux soulevés lors de la précédente instance. Les conclusions à fin de décharge de la présente requête de la société Gossip présentent ainsi une même identité de parties, d'objet et de cause juridique avec le précédent litige et sont par suite irrecevables, ainsi que le soutient à bon droit l'administration fiscale en défense.

4. Il résulte de ce qui précède que la société Gossip n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande. Sa requête doit, par suite, être rejetée.

D E C I D E :

Article 1er: La requête de la SARL Gossip est rejetée.

Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à la société à responsabilité limitée Gossip et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée à l'administrateur général des finances publiques chargé de la direction spécialisée de contrôle fiscal Île-de-France (Division juridique).

Délibéré après l'audience du 15 décembre 2023, à laquelle siégeaient :

- M. Soyez, président,

- Mme Boizot, première conseillère,

- Mme Lorin, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe de la Cour le 12 janvier 2024.

La rapporteure,

C. LORIN

Le président,

J.-E. SOYEZ

La greffière,

C. DABERT

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions