LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-22PA03378

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-22PA03378

jeudi 20 novembre 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-22PA03378
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantMASKROT EL IDRISSI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Procédure contentieuse antérieure :


M. B... A... a demandé au tribunal administratif de Montreuil d’annuler la décision du 15 septembre 2021 par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande d’habilitation d’accès aux zones de sûretés à accès réglementé des aérodromes, de prononcer le sursis à exécution de cette décision, et de condamner le préfet de police à lui verser les sommes de 30 000 euros et de 50 000 euros en réparation de son entier préjudice.

Par une ordonnance n° 2115063 du 23 mai 2022, le président de la 9ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a prononcé un non-lieu.


Procédure devant la Cour :


Par une requête, enregistrée le 21 juillet 2022, M. A..., représenté par Me Maskrot El Idrissi, demande à la Cour :

1°) d’annuler l’ordonnance n° 2115063 du 23 mai 2022 du président de la 9ème chambre du tribunal administratif de Montreuil ;

2°) de condamner le préfet de police à lui verser les sommes de 30 000 euros et de 50 000 euros en réparation de son entier préjudice ;

3°) de mettre à la charge du préfet de police une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la décision lui refusant l’habilitation résulte d’un défaut d’examen de sa demande ;
- elle constitue une rupture d’égalité fautive ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation de sa situation ;
- il a subi un préjudice financier, matériel et moral résultant de l’illégalité du refus d’habilitation.


Par un mémoire en défense, enregistré le 13 mars 2025, le ministre de l’intérieur conclut principalement à l’irrecevabilité de la requête et subsidiairement à son rejet.

Il soutient que :
- aucune demande indemnitaire préalable n’a été formulée auprès du préfet de police avant l’intervention de l’ordonnance attaquée ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’aviation civile ;
- le code des transports ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.


Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ivan Luben,
- et les conclusions de M. Jean-François Gobeill, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :


1. M. A... a été embauché en tant qu’agent de nettoyage en contrat à durée indéterminée par la société ACNA. Il a été titulaire d’une habilitation pour accéder aux zones de sûreté à accès réglementé des plateformes aéroportuaires et un titre de circulation aéroportuaire lui a été attribué lui donnant accès aux zones de sûreté à accès réglementé des aérodromes. Le 6 mai 2021, son employeur, la société ACNA, a sollicité une nouvelle habilitation. Par une décision du 15 septembre 2021, le préfet de police a rejeté sa demande d’habilitation. Par un arrêté du 22 novembre 2021, le préfet de police a retiré la décision du 15 septembre 2021 et délivré l’habilitation sollicitée. Par une ordonnance du 23 mai 2022, le président de la 9ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a prononcé un non-lieu et a rejeté ses conclusions tendant à l’indemnisation du préjudice subi. M. A... interjette appel de cette ordonnance en tant qu’elle rejette ses conclusions tendant à ce que le préfet de police soit condamné à lui verser les sommes de 30 000 et de 50 000 euros en réparation de son entier préjudice.


Sur la recevabilité de la demande de première instance :

2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle ».

3. M. A... a seulement produit, à l’appui de ses conclusions indemnitaires, un courrier du 27 avril 2017 par lequel il demandait à l’ACNA, son employeur, de le rémunérer pour la période au cours de laquelle il ne possédait pas de badge. Ce faisant, il n’apporte aucun élément de nature à établir qu’il aurait adressé au préfet de police une demande préalable tendant à l’indemnisation des préjudices allégués. Par suite, le ministre de l’intérieur est fondé à soutenir que la demande de première instance était irrecevable.

4. Il résulte de tout ce qui précède que M. A... n’est pas fondé à se plaindre de ce que, par l’ordonnance attaquée, le président de la 9ème chambre du tribunal administratif de Montreuil a, bien que par un autre motif, rejeté sa demande.


Sur les frais liés à l’instance :

5. Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, font obstacle à ce que la Cour fasse bénéficier la partie tenue aux dépens ou la partie perdante du paiement par l’autre partie des frais liés à l’instance. Dès lors, les conclusions présentées à ce titre par M. A... doivent être rejetées.


DÉCIDE :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.



Article 2 : Le présent arrêt sera notifié à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera délivrée au préfet de police.


Délibéré après l’audience du 6 novembre 2025, à laquelle siégeaient :
- M. Ivan Luben, président de chambre,
- M. Stéphane Diémert, président-assesseur,
- Mme Hélène Brémeau-Manesme, première conseillère.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2025.





Le président-rapporteur,
I. LUBENL’assesseur le plus ancien,
S. DIEMERT




La greffière,
Y. HERBERLa République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.



Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions