mercredi 29 novembre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA03818 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PORCHERON |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. B A, représenté par Me Porcheron, a demandé au tribunal administratif de Melun d'annuler la décision du 23 février 2018 par laquelle la ministre chargé du travail a retiré sa décision implicite de rejet du recours hiérarchique formé à l'encontre de la décision de l'inspectrice du travail du 19 mai 20017, a annulé cette décision et a autorisé son licenciement économique et de mettre à la charge de l'Etat la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1803464 du 17 juin 2022, le tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 23 février 2018 de la ministre chargée du travail et a mis à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 16 août 2022 et des mémoires enregistrés les 20 février et 5 mai 2023, la société Kodak Alaris France, représentée par le cabinet Ogletree Deakins International LLP, demande à la cour :
1°) d'annuler le jugement n° 1803464 du 17 juin 2022 par lequel le tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 23 février 2018 par laquelle la ministre chargée du travail a retiré sa décision implicite de rejet du recours hiérarchique formé à l'encontre de la décision de l'inspectrice du travail du 19 mai 2017, a annulé cette décision et a autorisé le licenciement pour motif économique de M. A ;
2°) de mettre à la charge de M. A la somme de 2 500 euros à verser à la société Kodak Alaris France au titre de l'article L.761-1 du Code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er décembre 2022, et un mémoire en réplique enregistré le 20 mars 2023, M. A représenté par Me Porcheron, conclut au rejet de la requête de la société Kodak Alaris France et à ce que soit mise à la charge de cette société la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 mai 2023, le ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion s'en rapporte à ses écritures de première instance.
Par un mémoire en désistement enregistré le 17 novembre 2023, la société Kodak Alaris France, représentée par le cabinet Ogletree Deakins International LLP, déclare se désister de sa requête.
Le mémoire en désistement a été communiqué au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion, qui n'a pas présenté d'observations.
Par un mémoire, enregistré le 21 novembre 2023, M. A représenté par Me Porcheron, déclare qu'il accepte ce désistement sans réserve.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ()".
2. Par un mémoire en désistement enregistré le 17 novembre 2023, la société Kodak Alaris France, représentée par le cabinet Ogletree Deakins International LLP, déclare se désister de sa requête. Ce désistement d'action est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Kodak Alaris France une somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par M. A et non compris dans les dépens.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Kodak Alaris France.
Article 2 : La société Kodak Alaris France versera à M. A ne somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Kodak Alaris France, à M. B A et au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion.
Fait à Paris, le 29 novembre 2023.
La présidente de la 8ème chambre,
A. MENASSEYRE
La République mande et ordonne au ministre du travail, du plein emploi et de l'insertion, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026