vendredi 20 octobre 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA04046 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | TRAN |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une décision n° 160559 du 19 avril 2018, la Commission centrale d'aide sociale a annulé la décision du 19 juillet 2013 par laquelle le président du conseil général du Nord avait refusé d'accorder à Mme B A toute remise gracieuse sur un indu de 14 086,03 euros, résultant d'un trop perçu d'allocations de revenu minimum d'insertion détecté pour la période de mai 2006 à mai 2009, renvoyé l'intéressée devant le président du conseil départemental du Nord pour un nouveau calcul de l'indu de revenu minimum d'insertion à porter à son débit et a enjoint au département du Nord de restituer à Mme A les sommes prélevées illégalement sur son compte bancaire au titre dudit indu. Par un courrier du 11 juin 2018, Mme A a sollicité du président du conseil départemental du Nord l'exécution de la décision rendue par la Commission centrale d'aide sociale. Par un nouveau courrier du 15 octobre 2018, elle a réitéré sa demande d'exécution et sollicité du président du conseil départemental du Nord qu'il détermine le montant de ses droits aux prestations sociales, lesquels ont été suspendus depuis le 4 novembre 2010. Mme A, a demandé au tribunal administratif de Lille l'annulation de la décision par laquelle le président du conseil départemental du Nord a implicitement rejeté sa demande du 15 octobre 2018.
Par une ordonnance n° 1901549 du 18 mai 2021, la présidente de la 3ème chambre du tribunal administratif de Lille, après avoir requalifié la demande de Mme A comme présentée sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative et tendant à l'exécution de la décision du 19 avril 2018 rendue par la Commission centrale d'aide sociale, a transmis le dossier de la requête à la cour administrative d'appel de Paris.
Procédure devant la cour :
Par une lettre du 1er décembre 2021, le président du conseil départemental du Nord a informé la cour des mesures prises pour assurer l'exécution de la décision de la commission centrale d'aide sociale et soulevé l'incompétence de la cour pour statuer sur les conclusions de Mme A relatives à la détermination du montant de ses droits aux prestations sociales.
Par une lettre enregistrée le 5 avril 2022, Mme A a maintenu l'intégralité de sa demande au motif que la décision de la Commission centrale d'aide social n'était pas exécutée.
Par une ordonnance en date du 30 août 2022, la présidente de la cour administrative d'appel a décidé l'ouverture d'une procédure juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête () ".
2. Aux termes de l'article L. 911-4 du code de justice administrative : " En cas d'inexécution d'un jugement ou d'un arrêt, la partie intéressée peut demander au tribunal administratif ou à la cour administrative d'appel qui a rendu la décision d'en assurer l'exécution. () Si le jugement ou l'arrêt dont l'exécution est demandée n'a pas défini les mesures d'exécution, la juridiction saisie procède à cette définition. Elle peut fixer un délai d'exécution et prononcer une astreinte ".
3. Par sa décision du 19 avril 2018, la Commission centrale d'aide sociale a annulé la décision du 19 juillet 2013 par laquelle le président du conseil général du Nord avait refusé d'accorder à Mme B A toute remise gracieuse sur un indu de 14 086,03 euros, résultant d'un trop perçu d'allocations de revenu minimum d'insertion détecté pour la période de mai 2006 à mai 2009, renvoyé l'intéressée devant le président du conseil départemental du Nord pour un nouveau calcul de l'indu de revenu minimum d'insertion à porter à son débit et a enjoint au département du Nord de restituer à Mme A les sommes prélevées illégalement sur son compte bancaire au titre dudit indu
4. Il résulte de l'instruction qu'à la suite de la décision de la Commission centrale d'aide sociale, et postérieurement à la demande par laquelle Mme A a saisi le tribunal administratif de Lille en vue d'obtenir l'exécution de cette décision, l'indu de revenu minimum d'insertion d'un montant de 14 086,03 euros a été annulé par le département du Nord, le 18 juillet 2019, et que le prélèvement d'un montant de 613,97 euros opéré sur les comptes de l'intéressée en mars 2016 avait été annulé dès le 31 décembre 2016. Mme A précise également que l'indu a été recalculé par le département du Nord pour un montant de 2 335,49 euros et qu'il a fait l'objet d'un paiement suivant un échéancier établi sur la période du 15 juillet 2019 au 15 mai 2021. La décision de la Commission centrale d'aide sociale, dont l'exécution n'impliquait pas que le département du Nord procède au calcul des droits aux prestations sociales de toute nature auxquelles Mme A s'estime en droit de prétendre depuis la notification de l'indu de revenu minimum d'insertion d'un montant de 14 086,03 euros notifié en 2010, a ainsi été entièrement exécutée. Il suit de là que la demande de Mme A tendant à l'exécution de la décision de la Commission centrale d'aide sociale du 19 avril 2018 est devenue sans objet et qu'il n'y a plus lieu d'y statuer.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur la demande de Mme A tendant à l'exécution de la décision de la Commission centrale d'aide sociale n° 160559 du 19 avril 2018.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et au président du conseil départemental du Nord.
Fait à Paris, le 20 octobre 2023.
La présidente,
A. Menasseyre
La République mande et ordonne à la ministre des solidarités et de la famille en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°22PA04046
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026