mardi 9 avril 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA04218 |
| Type | Décision |
| Recours | excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Avocat requérant | HEDDI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire enregistrés les 3 et 24 mai 2022, la société COLAS France, a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Montreuil de prescrire, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, une expertise, ayant pour objet le constat de l'état des immeubles et ouvrages avoisinant le projet de construction d'une passerelle reliant les communes du Bourget et de Dugny dans le département de la Seine-Saint-Denis avant les travaux et le suivi desdits travaux.
Par une ordonnance n° 2206921 du 12 septembre 2022 le juge des référés du tribunal administratif de Montreuil a transmis à la Cour administrative d'appel de Paris, compétente en application de l'article R. 311-2 du code de justice administrative eu égard au lien entre les travaux en cause et les jeux olympiques et paralympiques de 2024, le dossier de la requête de la société COLAS France ;
Par une ordonnance en date du 28 septembre 2022, le juge des référés de la Cour a ordonné une expertise aux fins de dresser un état des immeubles en cause, de procéder durant la phase de réalisation des travaux à de nouveaux examens des immeubles, ouvrages et voiries avoisinants au cas où serait alléguée l'apparition de nouveaux désordres ou l'aggravation des anciens, de donner son avis sur les éventuelles mesures de sauvegarde à mettre en œuvre ; décrire les travaux à réaliser et en chiffrer le coût, de préciser, le cas échéant, ceux des travaux à réaliser en urgence, d'une façon générale, jusqu'à l'achèvement des travaux, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations et formuler toutes observations utiles et de dresser, à la fin des travaux, un état descriptif des immeubles et ouvrages en précisant si des désordres pourraient résulter des travaux réalisés et fournir tous éléments techniques ou de fait de nature à permettre à la juridiction du fond, éventuellement saisie, de se prononcer sur les dommages constatés et les responsabilités encourues. Il a désigné en qualité d'expert M. G E et a fixé le délai de notification de son rapport à un mois après la fin des travaux.
Par une lettre enregistrée le 8 avril 2024, M. G E fait savoir que les travaux de l'ouvrage en cause viennent de s'achever et sollicite, dans la perspective de l'organisation d'une ultime réunion de synthèse, organisée après qu'il aura interrogé les parties sur d'éventuels désordres, la prolongation au 30 septembre 2024 du délai imparti.
Le président de la Cour a désigné M. Bouleau, président honoraire, pour statuer sur les appels formés devant la Cour contre les ordonnances des juges des référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit
Eu égard à la nature de l'expertise en cause et dans les circonstances de l'espèce, rien ne saurait s'opposer à ce qu'il soit fait droit à la raisonnable demande de l'expert. Il y a donc lieu de modifier à cet effet l'ordonnance susvisée du 28 septembre 2022.
O R D O N N E :
Article 1er : A l'article 3 de l'ordonnance n° 22PA04218 du 28 septembre 2022 aux mots " dans un délai de 1 mois après la fin des travaux " sont substitués les mots " avant le 30 septembre 2024 ".
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société COLAS France, à la société d'Ici La Paysages, à la société Explorations Architectures, à la société AIA Ingénierie, à la société SEMOFI, à la société SIMONIN, au département de la Seine-Saint-Denis, à la DIRIF (Direction des Routes d'Ile-de-France), à la commune de Dugny, à M. et Mme B, à
M. C, à la SCI KN LMA, à la SCI Espérance Rénovation et Négociation, à M. A, à Mme J, à M. et Mme F, à M. K, à M. et Mme D, à M. et Mme H, à M. et Mme I et à M. G E expert.
Fait à Paris, le 9 avril 2024
Le juge des référés
M. BOULEAU
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026