mercredi 19 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA04468 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | KANZA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme C B épouse A a demandé au Tribunal administratif de Montreuil d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de la Seine-Saint-Denis lui a refusé la délivrance d'un titre de séjour.
Par une ordonnance n° 2208383/11 du 17 août 2022, le Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande comme irrecevable.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 17 octobre 2022, Mme B épouse A, représentée par Me Séverin Kanza, demande à la Cour :
1°) d'annuler cette ordonnance du 17 août 2022 du Tribunal administratif de Montreuil ;
2°) d'annuler la décision implicite contestée devant ce tribunal ;
3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer un titre de séjour dans un délai de trente jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, subsidiairement, de réexaminer sa situation administrative dans un délai de trois mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
4°) de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa requête devant le tribunal était recevable dès lors que sa demande de titre de séjour était complète ;
- le premier juge a méconnu les droits de la défense en rejetant sa demande par ordonnance dès lors qu'il pouvait fixer une date de clôture d'instruction ;
- la décision implicite contestée n'a pas été motivée malgré une demande en ce sens et méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les premiers vice-présidents des cours () peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () Les présidents des cours administratives d'appel peuvent () en outre, par ordonnance, rejeter () les requêtes dirigées contre des ordonnances prises en application des 1° à 5° du présent article ".
2. Pour rejeter comme irrecevable la demande présentée devant lui par Mme B épouse A, le premier juge a relevé qu'il ne ressortait pas des pièces du dossier, en l'absence de liste de pièces jointes au courrier adressé en préfecture, à l'appui de sa demande de titre de séjour, au demeurant très succincte, les pièces mentionnées à l'annexe 10 au code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi qu'à la rubrique 66 " Admission exceptionnelle au séjour ". Après avoir indiqué que l'autorité administrative ne pouvait être considérée comme saisie d'une demande de titre de séjour, le tribunal a estimé que Mme B épouse A ne justifiait pas de l'existence d'une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir et que sa demande était, par suite, irrecevable. En se bornant à soutenir que sa demande était complète, sans produire la liste des pièces qui étaient jointes à sa demande de titre de séjour, laquelle était au surplus très peu précise quant à sa situation sur le territoire français, et à soutenir que le premier juge a méconnu les droits de la défense en rejetant sa demande par ordonnance sans fixer une date de clôture d'instruction, ce à quoi il n'était pas tenu, Mme B épouse A ne conteste pas sérieusement le motif d'irrecevabilité qui lui a été opposé par le premier juge.
3. Il résulte de ce qui précède que Mme B épouse A n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée, le président de la 11ème chambre du Tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande comme irrecevable. Il y a lieu de rejeter sa requête d'appel en application des dispositions citées ci-dessus de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B épouse A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C B épouse A.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Paris, le 19 avril 2023.
Le président de la 2ème chambre
de la Cour administrative d'appel de Paris,
Isabelle BROTONS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.
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01/07/2026