mercredi 24 avril 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-22PA04770 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | SCP CASTON-TENDEIRO |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société RMX-Technicas de desenvolmimento E execucao LDA (la société RMX) a demandé au tribunal administratif de Paris d'une part, de surseoir à statuer dans l'attente de la décision de la Cour d'appel de Versailles sur l'appel qu'elle a formé le 6 décembre 2021 contre le jugement du tribunal de commerce de Versailles du 20 octobre 2021, d'autre part, d'annuler la décision du 4 mars 2020 par laquelle la Régie autonome des transports parisiens (la RATP) a rejeté sa demande de paiement direct pour les travaux qu'elle a exécutés pour son bénéfice et pour son compte et de condamner la RATP à lui verser les sommes de :
- 24 279,67 euros HT, assortie des intérêts au taux moratoire de 10%, ou à défaut de 8%, à compter du 30 novembre 2019, au titre des travaux réalisés sur le tronçon Trocadéro,
- 32 327,81 euros HT, assortie des intérêts au taux moratoire de 10%, ou à défaut de 8%, à compter du 31 décembre 2018, au titre des travaux réalisés sur le tronçon Raspail,
- 260 673 euros HT, assortie des intérêts au taux moratoire de 10%, ou à défaut de 8%, à compter du 29 mai 2019 pour la facture R155, du 30 juillet 2019 pour la facture R160, du 28 août 2019 pour la facture R167, du 29 janvier 2020 pour les factures R184 et R185, et du 17 mars 2020 pour les factures R193, R194, R195 et R196, au titre des prix réels et des surcoûts de l'ensemble des prestations réalisées jusqu'au 20 décembre 2019.
Par un jugement n° 2006742 du 29 septembre 2022, le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 8 novembre 2022, la société RMX, représentée par Me Tendeiro demande à la Cour :
1°) de surseoir à statuer dans l'attente de la décision de la Cour d'appel de Versailles sur l'appel qu'elle a formé le 6 décembre 2021 contre le jugement du tribunal de commerce de Versailles du 20 octobre 2021 ;
2°) d'annuler le jugement n° 2006742 du 29 septembre 2022 par lequel le tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande ;
3°) d'annuler la décision du 4 mars 2020 par laquelle la RATP a rejeté sa demande de paiement direct pour les travaux qu'elle a exécutés pour son bénéfice et pour son compte ;
4°) de condamner la RATP à lui verser les sommes de :
- 24 279,67 euros HT, assortie des intérêts au taux moratoire de 10 %, ou à défaut de 8 %, à compter du 30 novembre 2019, au titre des travaux réalisés sur le tronçon Trocadéro,
- 32 327,81 euros HT, assortie des intérêts au taux moratoire de 10 %, ou à défaut de 8 %, à compter du 31 décembre 2018, au titre des travaux réalisés sur le tronçon Raspail,
- 260 673 euros HT, assortie des intérêts au taux moratoire de 10 %, ou à défaut de 8 %, à compter du 29 mai 2019 pour la facture R155, du 30 juillet 2019 pour la facture R160, du 28 août 2019 pour la facture R167, du 29 janvier 2020 pour les factures R184 et R185, et du 17 mars 2020 pour les factures R193, R194, R195 et R196, au titre des prix réels et des surcoûts de l'ensemble des prestations réalisées jusqu'au 20 décembre 2019 ;
5°) de mettre à la charge de la RATP une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 11 juillet 2023, la RATP, représentée par Me Lapisardi conclut au rejet de la requête et à ce soit mise à la charge de la société RMX une somme de 7 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens invoqués par la société ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 23 février 2024, la société RMX déclare se désister purement et simplement de sa requête et demande à la Cour de lui en donner acte.
Par une décision en date du 2 janvier 2024, la présidente de la cour administrative d'appel de Paris a désigné Mme Bruston, présidente-assesseure à la 4ème chambre, pour statuer par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements () ".
2. Par un mémoire enregistré le 23 février 2024, la société RMX déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de mettre à la charge de la société RMX une somme au titre des frais exposés par la RATP en lien avec la présente instance et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société RMX.
Article 2 : Les conclusions présentées par la RATP sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société RMX et à la Régie autonome des transports parisiens.
Fait à Paris, le 24 avril 2024.
La présidente-assesseure de la 4ème chambre,
S. BRUSTON
La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245
03/08/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.
01/07/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890
La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.
01/07/2026