vendredi 12 avril 2024
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-23PA02729 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | excès de pouvoir |
| Avocat requérant | GUBLER |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
La société Air Canada a demandé au tribunal administratif de Paris d'annuler la décision du 15 janvier 2021 par laquelle l'inspectrice du travail a refusé d'autoriser le licenciement pour motif économique de M. A B ainsi que la décision implicite par laquelle la ministre du travail a rejeté son recours hiérarchique du 9 mars 2021. M. B a demandé à ce tribunal d'annuler la décision du 2 novembre 2021 par laquelle, après avoir retiré le rejet implicite du recours hiérarchique formé par la société Air Canada, la ministre a annulé la décision de l'inspectrice du travail et autorisé son licenciement.
Par jugement n° 2119243, 2200178/3-2 du 20 avril 2023, le tribunal administratif de Paris a annulé la décision de l'inspecteur du travail du 15 janvier 2021, a annulé la décision du 2 novembre 2021, a enjoint à l'inspecteur du travail compétent de procéder au réexamen de la demande d'autorisation de licenciement de M. A B présentée par la société Air Canada, dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement, a mis à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros à la société Air Canada et de la même somme à M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et a rejeté le surplus des conclusions des parties.
Procédure devant la cour :
Par une requête enregistrée le 19 juin 2023, la société Air Canada, représentée par Me Le Mière (cabinet Osborne Clarke), demande à la cour :
1°) d'annuler l'article 2 du jugement du 20 avril 2023 du tribunal administratif de Paris, en tant qu'il a annulé la décision du 2 novembre 2021 de la ministre du travail autorisant le licenciement de M. B pour motif économique ;
2°) de rejeter la demande de M. B ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire, enregistré le 24 janvier 2024, la ministre du travail, de la santé et des solidarités demande à la cour d'annuler l'article 2 du jugement du 20 avril 2023 du tribunal administratif de Paris en tant qu'il a annulé la décision du 2 novembre 2021 de la ministre du travail autorisant le licenciement de M. B pour motif économique et de rejeter la demande de M. B.
La requête a été transmise à M. B qui n'a pas produit d'observations.
Par mémoire enregistré le 27 mars 2024, la société Air Canada déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Le mémoire de désistement du 27 mars 2024 a été transmis à la ministre du travail, de la santé et des solidarités qui n'a pas produit d'observations.
Par une lettre enregistrée le 2 avril 2024, M. B, représenté par Me Gubler, déclare accepter le désistement de la société Air Canada.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Par l'article 2 du jugement du 20 avril 2023, le tribunal administratif de Paris, après avoir, par l'article 1er de ce jugement, annulé la décision de l'inspecteur du travail du 15 janvier 2021 refusant d'autoriser le licenciement pour motif économique de M. A B, a annulé la décision du 2 novembre 2021 de la ministre du travail en tant qu'elle a autorisé le licenciement de M. B pour motif économique. La société Air Canada et la ministre du travail, de la santé et des solidarités relèvent appel de l'article 2 de ce jugement.
2. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ".
3. En premier lieu, par un mémoire enregistré au greffe de la cour le 27 mars 2024, la société Air Canada déclare se désister de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 811-2 du code de justice administrative : " Sauf dispositions contraires, le délai d'appel est de deux mois. Il court contre toute partie à l'instance à compter du jour où la notification a été faite à cette partie dans les conditions prévues aux articles R. 751-3 et R. 751-4-1 () ". Il ressort des pièces du dossier que la ministre du travail, de l'emploi et de l'insertion a reçu notification du jugement attaqué le 20 avril 2023. Les conclusions par lesquelles elle demande l'annulation de l'article 2 de ce jugement n'ont toutefois été enregistrées au greffe de la cour administrative d'appel que le 24 janvier 2024, soit après l'expiration du délai imparti par les dispositions précitées. Par suite, elles ont été présentées tardivement et sont, dès lors, manifestement irrecevables.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête n° 23PA02729 de la société Air Canada.
Article 2 : Les conclusions présentées par la ministre du travail, de la santé et des solidarités sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifié eà la société Air Canada, à la ministre du travail, de la santé et des solidarités et à M. A B.
Fait à Paris, le 12 avril 2024.
La présidente de la 8ème chambre,
A. Menasseyre
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°23PA02729
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997
Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714
Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532
La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".
04/05/2026