LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-23PA02737

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-23PA02737

lundi 11 décembre 2023

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-23PA02737
TypeDécision
Recoursplein contentieux
Avocat requérantBARBEROUSSE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Par une requête, enregistrée le 4 novembre 2021, la société Ateliers Bois a demandé au juge des référés, statuant en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner la commune de Chessy à lui verser une provision de

80 087,58 euros TTC, assortie des intérêts moratoires en application de l'article 10.4 du cahier des clauses administratives particulières (" CCAP ") et majorée de l'indemnité pour frais de recouvrement à hauteur de 40 euros et de mettre à la charge de la commune de Chessy une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance n° 2110042 du 5 juin 2023, le juge des référés du tribunal administratif de Melun a condamné la commune de Chessy à verser à la société Ateliers Bois une provision de 88 041,08 euros TTC, augmentée des intérêts moratoires au taux de 8,00 % à compter du 9 avril 2021 jusqu'à la date de paiement effectif, ainsi que la somme de 40 euros au titre de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, a condamné la société Goudenège Architectes à garantir la commune de Chessy à hauteur de 30 % des condamnations prononcées à l'article 1er et a mis à la charge de la commune de Chessy le versement d'une somme de 1 500 euros à la société Ateliers Bois en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Procédure devant la Cour :

I. Par une première requête, enregistrée le 15 juin 2023 sous le n° 23PA02642, présentée par Me Sabatier pour le cabinet Peyrical et Sabatier associés, la commune de Chessy demande à titre principal à la Cour d'infirmer l'ordonnance n°2110042 du 5 juin 2023 , de rejeter comme infondée la demande de provision de la société Ateliers Bois, à titre subsidiaire, si elle devait entrer en voie de condamnation, de condamner la société Goudenège et associés à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre et de mettre à la charge de la société Ateliers Bois une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que le juge des référés a statué ultra petita, entachant ce faisant son ordonnance d'une erreur de droit, que c'est à tort qu'il a jugé que la créance n'était pas sérieusement contestable, alors que n'étaient pas en l'espèce remplies les conditions requises pour que le projet de décompte général établi par le titulaire du marché puisse devenir tacitement définitif et que l'article 50.1.1 du CCAG-Travaux impliquait l'obligation d'une réclamation préalable.

II. Par une requête, enregistrée le 21 juin 2023 sous le n° 23PA02737, la société Goudenège architectes, représentée par Me Goulet, demande à la Cour d'annuler l'ordonnance n°2110042 du 5 juin 2023 du juge des référés du tribunal administratif de Melun, de rejeter les conclusions présentées à son encontre et de condamner les succombants à lui payer la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par les moyens que le décompte général n'avait pas acquis de caractère définitif et que la demande de garantie est infondée.

Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet 2023, la société Ateliers Bois conclut au rejet de la requête de la société Goudenège architectes et à sa condamnation à lui payer la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par les moyens que le décompte général du marché avait acquis un caractère définitif et que les moyens développés par la requérante pour contester son obligation de garantir la commune ne sont pas recevables.

Par un mémoire en défense, enregistré le 25 juillet 2023, la commune de Chessy conclut à l'infirmation de l'ordonnance attaquée, au rejet de la requête de la société Ateliers Bois, à la condamnation de la société Goudenège et associés à la garantir de toute condamnation prononcée à son encontre et à ce que soit mis à la charge de la société Ateliers Bois le paiement d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative par les moyens que le décompte général n'avait pas acquis de caractère définitif et que le maître d'œuvre a manqué en l'espèce à ses obligations.

Vu la décision par laquelle la présidente de la Cour a désigné M. Bouleau, président honoraire, pour statuer sur les appels formés devant la Cour contre les ordonnances des juges des référés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu

- le code des marchés publics ;

- l'arrêté du 8 septembre 2009 portant approbation du cahier des clauses administratives générales applicables aux marchés publics de travaux ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Sur la jonction :

1. Les requêtes susvisées présentent à juger des questions semblables ou connexes et il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par une même décision.

Sur la régularité de l'ordonnance attaquée :

2. A supposer que le projet de décompte général adressé le 26 février 2021 par la société Ateliers Bois à la commune de Chessy ait acquis tacitement le caractère d'un décompte définitif cette circonstance, eu égard aux effets qui peuvent s'y s'attacher, compte tenu de l'objet spécifique des dispositions des articles 13.3 et 13.4 du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicables aux marchés publics de travaux, applicable en l'espèce, qui déterminent la naissance d'un tel décompte dans l'hypothèse d'un manque de diligence du maitre d'ouvrage, ne saurait, nonobstant le caractère intangible du décompte, avoir pour conséquence d'écarter l'application de la règle de procédure, à caractère général, posée par l'article 50 du même CCAG, selon laquelle tout différend entre le titulaire et le pouvoir adjudicateur implique la rédaction d'un mémoire en réclamation, mémoire dont ne peut tenir lieu le dépôt du projet de décompte général.

3. En l'espèce, il ne résulte pas de l'instruction qu'une telle réclamation ait été, sous quelque forme que ce soit, présentée par la société Ateliers Bois alors qu'un différend était né du refus de la commune de Chessy de procéder au paiement sur la base du décompte litigieux.

4. Il suit de ce qui précède que, comme le soutient la commune de Chessy, la demande présentée par la société Ateliers Bois était irrecevable par application de l'article 50 du CCAG. Elle devait dès lors être rejetée. Dans ces conditions, l'ordonnance entreprise ne peut qu'être annulée et doivent être rejetées les conclusions de la demande, ce sans qu'il y ait lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'appel en garantie présentées par la commune.

Sur les frais liés à l'instance :

5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par les parties au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er: L'ordonnance n° 2110042 du 5 juin 2023 du juge des référés du tribunal administratif de Melun est annulée et les demandes présentées par la société Ateliers Bois sont rejetées.

Article 2 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'appel en garantie de la société Goudenège et associés présentées par la commune de Chessy

Article 3 : Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Ateliers Bois, à la commune de Chessy et à la société Goudenège et associés.

Fait à Paris, le 11 décembre 2023.

Le président honoraire

M. BOULEAU

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions