LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-23PA02791

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-23PA02791

vendredi 28 juin 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-23PA02791
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantBOURGI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme A B a demandé au tribunal administratif de Paris prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux mises à sa charge au titre des années 2012 et 2013.

Par un jugement n° 2014624 du 11 mai 2023, le tribunal administratif de Paris a prononcé la décharge des cotisations supplémentaires d'impositions et de prélèvements sociaux ainsi que des pénalités correspondantes mises à la charge de Mme B, à hauteur de 126 494 euros, dont 86 164 euros de droits et 40 330 euros de pénalités.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 23 juin 2023, le Ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Paris n° 2014624 du 11 mai 2023 ;

2°) de rétablir partiellement les impositions mises à la charge de Mme B au titre des années 2012 et 2013 en matière d'impôt sur le revenu et de contributions sociales ;

Le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique soutient que :

- le moyen retenu par le tribunal l'a été à tort dès lors que Mme B a été destinataire d'une proposition de rectification signée par l'inspectrice en charge de la vérification et par l'inspecteur principal chef de brigade qui lui a été notifiée à l'adresse connue de l'administration au 21 rue François Gérard, puis à sa nouvelle adresse du

175 Bd Mura ; Mme B a reconnu avoir reçu notification de cette proposition de rectification dans son courrier du 10 septembre 2015 ; cette proposition de rectification était d'ailleurs suffisamment motivée ;

- les autres moyens invoqués en première instance ne sont pas fondés, Mme C seul maitre de l'affaire de la SARL SR Institut étant réputée avoir bénéficié des distributions ; elle n'a en outre pas justifié un certain nombre d'apports en compte courant d'associés dont elle a bénéficié ;

Par un mémoire en défense enregistré le 15 septembre 2023, Mme B, représentée par Me Bourgi, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat une somme de 3 000 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Mme B soutient que :

- aucun des moyens invoqués par le ministre n'est fondé ; la proposition de rectification signée a été notifiée à son ancienne adresse ; la réponse aux observations du contribuable n'a été adressée qu'au siège de la Sarl SR Institut et non à son adresse personnelle ;

- la proposition de rectification est insuffisamment motivée ;

- la réponse aux observations du contribuable ne répond pas à ses observations relatives aux pénalités ;

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Dubois ;

- les conclusions de M. Perroy, rapporteur public ;

- et les observations de Me Bourgi, pour Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. A la suite de la vérification de comptabilité portant sur les années 2012 et 2013 dont a fait l'objet la société SR Institut, qui exerce une activité de dispensation de soins de beauté et de vente d'accessoires de mode et de luxe, Mme C, détentrice de 80 % du capital et gérante de cette société, a fait l'objet d'un examen sur pièces de son dossier fiscal personnel ayant conduit à une proposition de rectification du 10 juillet 2015 tirant les conséquences fiscales des rectifications dont a fait l'objet la société et portant, selon procédure contradictoire, rehaussements en matière d'impôt sur les revenus au titre des années 2012 et 2013. Le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique relève appel du jugement du 11 mai 2023 par lequel le tribunal administratif de Paris a prononcé la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux ainsi que des pénalités correspondantes, mises à la charge de Mme B.

Sur la régularité de la procédure d'imposition :

2. Aux termes du dernier alinéa de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " Lorsque l'administration rejette les observations du contribuable sa réponse doit également être motivée () / Lorsque l'administration rejette les observations du contribuable sa réponse doit également être motivée ". Aux termes de l'article 350 terdecies de l'annexe III du code général des impôts : " I. - Sous réserve des dispositions des articles 409 et 410 de l'annexe II au code général des impôts, seuls les fonctionnaires de la direction générale des finances publiques appartenant à des corps des catégories A et B peuvent fixer les bases d'imposition et liquider les impôts, taxes et redevances ainsi que proposer les rectifications () ". En application de ces dispositions, l'absence de signature manuscrite de la réponse aux observations du contribuable constitue un vice de nature à entacher d'irrégularité la procédure d'imposition.

3. A l'appui de sa demande de décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu mises à sa charge, Mme B fait valoir de nouveau, comme elle l'avait fait en première instance, que le courrier de réponse à ses observations ne comporte pas la signature manuscrite de l'inspectrice des finances publiques. Si le ministre produit en appel un accusé de réception postal, en date du 26 octobre 2025, de la réponse datée du 25 octobre 2015 aux observations de Mme B comportant la signature manuscrite de l'inspectrice compétente, il ressort de cet accusé de réception que ce pli a été notifié non pas à Mme B mais à la SARL SR Institut, 25 rue Copernic, 75016 Paris, laquelle est un contribuable distinct de Mme B. Mme B est ainsi fondée à soutenir que l'administration fiscale, qui ne justifie pas qu'elle lui aurait notifié une réponse à ses observations satisfaisant à la combinaison des dispositions de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales et de l'article 350 terdecies de l'annexe III du code général des impôts, rappelées au point 2, a entaché d'irrégularité la procédure d'imposition.

4. Il résulte de tout ce qui précède que le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, quand bien même il établit que la proposition de rectification du 10 juillet 2015 signée manuscritement par l'inspectrice des finances publiques avait été régulièrement notifiée à Mme B, n'est pas fondé à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a prononcé la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux ainsi que des pénalités correspondantes mises à la charge de Mme B au titre des années 2012 et 2013.

Sur les frais liés à l'instance :

5. Il y a lieu, en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par Mme B et non compris dans les dépens.

DECIDE :

Article 1er : La requête du ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique est rejetée.

Article 2 : L'Etat versera une somme de 1 500 euros à Mme B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à Mme A B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée à la direction régionale des finances publiques d'Ile-de-France et de Paris (pôle contrôle fiscal et affaires juridiques).

Délibéré après l'audience du 6 juin 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Vinot, présidente de chambre,

- M. Marjanovic, président assesseur,

- M. Dubois, premier conseiller.

Rendu public par mise à dispositions au greffe, le 28 juin 2024.

Le rapporteur,

J. DUBOISLa présidente,

H. VINOT

La greffière,

A. MAIGNAN

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions