LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-23PA03744

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-23PA03744

jeudi 21 mars 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-23PA03744
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantGENIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C A et Mme B D ont demandé au tribunal administratif de Melun d'annuler les décisions du 25 février 2021 et du 27 mai 2021 par lesquelles le maire de Saint-Augustin (Seine-et-Marne) a rejeté leur demande de raccordement provisoire au réseau public d'électricité.

Par un jugement n°s 2103850, 2107064 du 23 juin 2023, le tribunal administratif de Melun a rejeté leurs conclusions dirigées contre la décision du 27 mai 2021 et prononcé un non-lieu à statuer sur celles dirigées contre la décision du 25 février 2021.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 17 août 2023, M. C A et Mme B D, représentés par Me Genies, demandent à la Cour :

1°) d'annuler le jugement nos 2103850, 2107064 du 23 juin 2023 du tribunal administratif de Melun ;

2°) d'annuler la décision du 27 mai 2021 par laquelle le maire de Saint-Augustin a rejeté leur demande de raccordement provisoire au réseau public d'électricité ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Augustin le versement d'une somme de 1 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

- la décision a été prise par une autorité incompétente, dès lors que les dispositions de l'article L. 111-12 du code de l'urbanisme ne permettent pas au maire d'une commune de s'opposer à un raccordement provisoire au réseau public d'électricité ;

- elle est entachée d'une erreur de droit, et méconnait les articles L. 100-1 et L. 100-2 du code de l'énergie ;

- elle méconnait les articles 8 et 14 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales en portant une atteinte disproportionnée à leur droit de mener une vie familiale ;

- elle est illégale comme fondée sur un plan local d'urbanisme lui-même illégal dès lors, d'une part, qu'il ne prend pas en compte le mode d'habitat des gens du voyage en interdisant le stationnement des caravanes sur l'ensemble du territoire communal en méconnaissance de l'article L. 101-2 du code de l'urbanisme et de la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage et, d'autre part, qu'il est entaché d'une erreur manifeste d'appréciation en ayant classé leur parcelle en zone N.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 septembre 2023, la commune de Saint-Augustin, représentée par Me de Faÿ (Cabinet d'avocats Bardon et De Faÿ) conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis la somme de 2 000 euros à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu :

- la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'énergie ;

- le code de l'urbanisme ;

- la loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Diémert,

- les conclusions de M. Doré, rapporteur public,

- et les observations de Me Genies, avocat des requérants, et de Me Lesure substituant Me de Faÿ, avocat de la commune de Saint-Augustin.

Considérant ce qui suit :

1. M. A et Mme D ont présenté, auprès de la société Enedis, une demande de raccordement provisoire au réseau public d'électricité de leur parcelle cadastrée YE n° 165 située à Saint-Augustin. Le maire de Saint-Augustin (Seine-et-Marne) ayant opposé un refus à leur demande de raccordement provisoire au réseau public d'électricité par des décisions du 25 février 2021 et du 27 mai 2021, ils ont demandé au tribunal administratif de Melun d'annuler ces décisions. Par un jugement du 23 juin 2023, le tribunal administratif de Melun a rejeté leurs conclusions dirigées contre la décision du 27 mai 2021 et prononcé un non-lieu à statuer sur celles dirigées contre la décision du 25 février 2021. Les intéressés relèvent appel de ce jugement en tant qu'il a rejeté leurs conclusions dirigées contre la décision du 27 mai 2021.

2. Les requérants ne présentent devant la Cour aucun moyen ou argument de fait ou de droit nouveau, de nature à permettre à la Cour de remettre en cause l'appréciation portée, à bon droit, par les premiers juges sur les moyens tirés de l'incompétence de l'auteur de la décision litigieuse, de l'erreur de droit par la méconnaissance des articles L. 100-1 et L. 100-2 du code de l'énergie, de la méconnaissance des articles 8 et 14 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme et des libertés fondamentales et de l'exception d'illégalité du plan local d'urbanisme de la commune.

3. Il résulte de tout ce qui précède que M. A et Mme D ne sont pas fondés à soutenir que c'est à tort que le tribunal administratif a, par le jugement attaqué, rejeté leur demande tendant à l'annulation de la décision du 27 mai 2021 du maire de Saint-Augustin (Seine-et-Marne) ayant opposé un refus à leur demande de raccordement provisoire au réseau public d'électricité. Leurs conclusions d'appel qui tendent à l'annulation dudit jugement et de cette décision doivent donc être rejetées.

4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que M. C A et Mme B D, qui sont la partie perdante dans la présente instance, en puissent invoquer le bénéfice. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à leur charge le versement à la commune de Saint-Augustin d'une somme de 1 500 euros sur le fondement des mêmes dispositions.

DÉCIDE :

Article 1er : La requête de M. C A et de Mme B D est rejetée.

Article 2 : M. C A et Mme B D verseront une somme de 1 500 euros à la commune de Saint-Augustin au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. C A, à Mme B D et à la commune de Saint-Augustin.

Copie en sera adressée au préfet de Seine-et-Marne.

Délibéré après l'audience du 29 février 2024, à laquelle siégeaient :

- M. Lapouzade, président de chambre,

- M. Diémert, président-assesseur,

- M. Gobeill, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 21 mars 2024.

Le rapporteur,

S. DIÉMERTLe président,

J. LAPOUZADE

La greffière,

Y. HERBER

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669

03/08/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953

03/08/2026

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295

Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

01/07/2026

← Retour aux décisions