LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-23PA04150

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-23PA04150

vendredi 24 mai 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-23PA04150
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantBSL LAWYERS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

La Société d'Entreprise et de Gestion a demandé au tribunal administratif de Paris de prononcer la décharge partielle de la contribution au service public de l'électricité dont elle s'est acquittée au titre de l'année 2015.

Par une ordonnance n° 2005658 du 3 août 2023, le président du tribunal administratif de Paris a donné acte du désistement d'instance de la Société d'Entreprise et de Gestion.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 26 septembre 2023, la Société d'Entreprise et de Gestion, représentée par Me Bagdassarian, demande à la Cour d'annuler l'ordonnance

n° 2005658 du 3 août 2023 du tribunal administratif de Paris.

La Société d'Entreprise et de Gestion soutient que :

- elle n'avait nullement l'intention de se désister de cette instance ;

- le greffe du tribunal administratif lui a notifié une demande de maintien de la requête le 23 mai 2023, mais cette demande ne lui est pas parvenue sur le site Télérecours ainsi qu'en atteste le constat d'huissier qu'elle verse aux débats ;

Par une ordonnance du 28 mars 2024, la clôture de l'instruction a été fixée au

15 avril 2024.

La Société d'Entreprise et de Gestion a présenté un nouveau mémoire le

23 avril 2024, postérieurement à la clôture d'instruction, qui n'a pas été communiqué.

La requête a été communiquée à la Commission de régulation de l'énergie qui n'a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Dubois ;

- les conclusions de M. Perroy, rapporteur public ;

- et les observations de Me Renouard, pour la société d'entreprise et de gestion.

Considérant ce qui suit :

1. La Société d'Entreprise et de Gestion a, par courrier du 19 décembre 2019 reçu le 26 décembre suivant, sollicité auprès de la Commission de régulation de l'énergie (C.R.E.) la décharge de la contribution au service public de l'électricité dont elle s'est acquittée au titre de l'année 2015. Sa demande a été rejetée par une décision de la Commission de régulation de l'énergie en date du 25 février 2020. La société a alors saisi le tribunal administratif de Paris d'une demande de décharge. Par une ordonnance n° 2005658 du 3 août 2023, le président du tribunal administratif de Paris a donné acte du désistement d'instance de la Société d'Entreprise et de Gestion. Par la présente requête, celle-ci relève appel de cette ordonnance.

2. Aux termes de l'article R 612-5-1 du code de justice administrative : " Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ".

3. A l'occasion de la contestation en appel de l'ordonnance prenant acte du désistement d'un requérant en l'absence de réponse à l'expiration du délai qui lui a été fixé, il incombe au juge d'appel, saisi de moyens en ce sens, de vérifier que l'intéressé a reçu la demande mentionnée par les dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, que cette demande fixait un délai d'au moins un mois au requérant pour répondre et l'informait des conséquences d'un défaut de réponse dans ce délai et que le requérant s'est abstenu de répondre en temps utile et d'apprécier si le premier juge, dans les circonstances de l'affaire, a fait une juste application des dispositions de l'article R. 612-5-1.

4. Il résulte de l'instruction que le président du tribunal administratif de Paris a, par courrier du 23 mai 2023, invité la Société d'Entreprise et de Gestion à produire, dans un délai d'un mois, " soit un mémoire, soit une lettre indiquant qu'elle estimait inutile de répliquer mais qu'elle maintenait les conclusions de sa requête, soit une lettre de désistement pur et simple ". Pour justifier de la mise en œuvre de la procédure prévue à l'article

R. 612-5-1, le courrier précisait que " le programme de remboursement partiel de la Contribution sur le service public de l'électricité (CSPE) mis en place par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) est accessible depuis février 2021 via la plate-forme transaction-cspe.cre.f " et que ce " contexte juridique () permet de s'interroger sur l'intérêt que cette requête conserve ". Ce courrier précisait qu'à défaut de réception d'un mémoire ou d'un courrier de confirmation du maintien de ses conclusions, la société serait réputée s'être désistée de l'ensemble de celles-ci. En l'absence de réponse de la société requérante à ce courrier dans le délai d'un mois qu'il lui avait imparti, le président du tribunal administratif lui a, par l'ordonnance attaquée du 3 août 2023, donné acte de son désistement d'office de l'instance. En soutenant dans sa requête d'appel qu'elle " n'avait nullement l'intention de se désister de cette instance ", la Société d'Entreprise et de Gestion doit être regardée comme invoquant le moyen tiré de ce qu'il ne lui a pas été fait une juste application des dispositions de l'article R. 612-5-1.

5. La requête présentée devant le tribunal par la société requérante tendait à obtenir le remboursement partiel de la contribution au service public de l'électricité versée au titre de l'année 2015 et, pour ce faire, contestait le courrier du 25 février 2020 de la Commission de régulation de l'énergie opposant à sa demande de remboursement partiel son irrecevabilité faute d'avoir été présentée avant le 31 décembre 2017. Eu égard au contenu de ce courrier, déniant précisément à la société requérante la possibilité de bénéficier du programme de remboursement partiel de la CSPE, il ne pouvait être estimé que l'existence de ce programme permettait de s'interroger sur l'intérêt que conservait cette requête, qui contenait des arguments de droit et des références jurisprudentielles en vue de contester l'irrecevabilité qui lui avait été opposée par la CRE. Il ne pouvait pas davantage être demandé à la société requérante de produire un mémoire en réplique ou une lettre indiquant qu'elle estimait inutile de répliquer dès lors que l'administration n'avait produit aucun mémoire en défense en réponse à la requête introductive d'instance. La Société d'Entreprise et de Gestion est ainsi fondée à soutenir qu'il ne lui a pas été fait une juste application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.

6. Il résulte de ce qui précède que la Société d'Entreprise et de Gestion est fondée à soutenir que c'est à tort que, par l'ordonnance attaquée du 3 août 2023, le président du tribunal administratif de Paris lui a donné acte de son désistement de l'instance enregistrée au greffe du tribunal administratif sous le n° 2005658. Il y a lieu, dès lors, d'annuler cette ordonnance et de renvoyer l'affaire devant ce tribunal.

DÉCIDE :

Article 1er : L'ordonnance n° 2005658 du 3 août 2023 par laquelle le président du tribunal administratif de Paris a donné acte du désistement d'office des conclusions de la requête de la

Société d'Entreprise et de Gestion est annulée.

Article 2 : L'affaire est renvoyée devant le tribunal administratif de Paris.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la Société d'Entreprise et de Gestion et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.

Copie en sera adressée à la Commission de régulation de l'énergie.

Délibéré après l'audience du 25 avril 2024, à laquelle siégeaient :

- Mme Vinot, présidente de chambre ;

- M. Marjanovic, président assesseur ;

- M. Dubois, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 24 mai 2024.

Le rapporteur,

J. DUBOISLa présidente,

H. VINOT

La greffière,

E. VERGNOL

La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-26MA02245

03/08/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02310

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Paris, prise par le juge des référés, concerne la reprise d’instance après cassation par le Conseil d’État d’un litige fiscal opposant la société American Express Carte France à l’administration. Le Conseil d’État avait annulé partiellement l’arrêt de la cour et renvoyé l’affaire pour qu’elle statue à nouveau sur certains points. La cour constate que la requête enregistrée sous le n° 26PA02310 est devenue sans objet et ordonne sa radiation du registre du greffe, en application du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02388

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, a radié du registre du greffe le dossier n° 26PA02388, relatif à la reprise d'instance après cassation concernant la société American Express Carte France. Cette affaire portait sur des rappels de TVA, de taxe sur les salaires et de cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises pour les années 2014 à 2016, après un arrêt du Conseil d'État du 10 avril 2026 ayant partiellement annulé et renvoyé les précédents arrêts de la cour. La solution retenue est que la requête est devenue sans objet, probablement en raison de l'irrévocabilité de certaines parties de la décision antérieure. Aucun texte spécifique n'est mentionné dans l'ordonnance, mais la procédure s'inscrit dans le cadre du code de justice administrative.

01/07/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-25PA00890

La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, a examiné la demande de transmission au Conseil d’État d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par M. A... à l’occasion d’un litige en plein contentieux fiscal. Le requérant contestait la conformité à la Constitution de l’article L. 85 du livre des procédures fiscales, qui permet à l’administration d’obtenir des données bancaires sans autorisation préalable ni information du contribuable. La cour a jugé que les dispositions contestées étaient applicables au litige et n’avaient pas déjà été déclarées conformes par le Conseil constitutionnel. Toutefois, estimant que la question soulevée était dépourvue de caractère sérieux, la cour a refusé de transmettre la QPC au Conseil d’État.

01/07/2026

← Retour aux décisions