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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-24PA00009

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-24PA00009

vendredi 26 septembre 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-24PA00009
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation5ème Chambre
Avocat requérantCABINET ARVIS AVOCATS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

I°) Par une première requête, enregistrée sous le n° 2214685, Mme A... B... a demandé au tribunal administratif de Paris d’annuler l'arrêté du 6 mai 2022 par lequel le directeur général de l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris a prononcé sa suspension pour une durée maximale de quatre mois à compter du 7 mai 2022.

II°) Par une seconde requête, enregistrée sous le n° 2217037, Mme B... a demandé au tribunal administratif de Paris d’annuler l'arrêté du 10 juin 2022 par lequel le directeur général de l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris a mis fin à son stage dans le corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés à compter du 20 juin 2022 pour insuffisance professionnelle.

Par un jugement no 2214685-2217037 du 30 octobre 2023, le tribunal administratif de Paris a rejeté ses demandes.

 

Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 2 janvier 2024, et un mémoire enregistré le 4 novembre 2024, non communiqué, Mme B..., représentée par Me Arvis, demande à la cour :

 

1°) d’annuler ce jugement ;

 

2°) d’annuler l'arrêté du 6 mai 2022 prononçant sa suspension de fonctions pour une durée maximale de quatre mois à compter du 7 mai 2022 et l'arrêté du 10 juin 2022 mettant fin à son stage dans le corps des infirmiers en soins généraux et spécialisés à compter du 20 juin 2022 pour insuffisance professionnelle ;

3°) de mettre à la charge de l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris la somme de 2 500 euros, sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- le jugement attaqué est irrégulier dès lors qu’il n’est pas établi que la minute du jugement est revêtue des signatures des membres de la formation de jugement et du greffier ;

- l’arrêté prononçant sa suspension de fonctions est entaché d’une erreur de droit et d’une erreur d’appréciation dans l’application de l’article L. 531-1 du code général de la fonction publique dès lors que, d’une part, les faits qui lui sont reprochés, à les supposer établis, relèveraient de l’insuffisance professionnelle et non de la faute disciplinaire et que, d’autre part, les conditions de vraisemblance et de gravité des faits ne sont pas réunies ;

- l’arrêté mettant fin à son stage pour insuffisance professionnelle a été pris à l’issue d’une procédure irrégulière dès lors qu’il n’a pas été précédé d’une procédure contradictoire et que les droits de la défense n’ont pas été respectés, contrairement à ce qu’exigent les articles L. 553-2 et L. 532-4 du code général de la fonction publique, le décret du 7 novembre 1989 relatif à la procédure disciplinaire applicable aux fonctionnaires relevant de la fonction publique hospitalière et l’article L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration ; en effet, d’une part, elle n’a pas été informée de son droit de présenter des observations orales ou écrites devant la commission administrative paritaire, qui s’est réunie le 9 juin 2022 ; d’autre part, alors qu’elle n’a pu consulter son dossier que la veille de la réunion de la commission, elle n’a pas bénéficié d’un délai suffisant pour présenter des observations ; enfin, la circonstance, à cet égard, qu’elle a été reçue le 12 mai 2022 à un entretien au cours duquel elle a été informée du souhait de l'administration de mettre fin à sa période de stage est sans effet dès lors qu’elle ne disposait pas, à cette date, de la copie de son dossier et n'était donc pas en mesure de formuler des observations utiles à sa défense ;

- alors que les trois manquements reprochés sont mineurs, pour certains non avérés, et qu’ils se sont déroulés sur une période de quinze jours, après une période de huit mois de stage durant lesquels aucun manquement ne lui a été reproché, l’arrêté mettant fin à son stage pour insuffisance professionnelle est entaché d’une erreur de droit et d’une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 327-11 du code général de la fonction publique.

Par un mémoire enregistré le 12 juin 2024, l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, représentée par Me Lacroix, conclut :

1°) au rejet de la requête ;

2°) à ce que soit mise à la charge de Mme B... la somme de 1 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme B... ne sont pas fondés.

Par une ordonnance du 9 octobre 2024, la clôture de l’instruction a été fixée au 4 novembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la santé publique ;

- le code général de la fonction publique ;

- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;

- le décret n° 97-487 du 12 mai 1997 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Milon,

- les conclusions de Mme de Phily, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Bourgeois pour Mme B... et celles de Me Neven pour l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris.

Considérant ce qui suit :

Mme B..., infirmière, a été recrutée par l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP), dans un premier temps, du 30 mars au 30 mai 2021, afin de renforcer les équipes soignantes durant la crise sanitaire liée au virus de la Covid-19. Elle a ensuite intégré, à compter du 1er octobre 2021, le service d’hospitalisation à domicile (HAD), relevant de l’AP‑HP, en qualité d’infirmière stagiaire. Elle a débuté son stage au sein de l’unité de soins d’Avicenne puis a été affectée au sein de l’unité de la Pitié-Salpêtrière à compter du 1er février 2022. Par un arrêté du directeur général de l’AP-HP du 6 mai 2022, Mme B... a été suspendue de ses fonctions pour une durée maximale de quatre mois. Par un arrêté du 10 juin 2022, le directeur général de l’AP-HP a mis fin au stage de Mme B... en qualité d’infirmière à compter du 20 juin 2022 pour insuffisance professionnelle. Mme B... fait appel du jugement du tribunal administratif de Paris du 30 octobre 2023 rejetant ses demandes tendant à l’annulation de ces deux arrêtés.

Sur la régularité du jugement attaqué :

Aux termes de l’article R. 741-7 du code de justice administrative : « Dans les tribunaux administratifs et les cours administratives d'appel, la minute de la décision est signée par le président de la formation de jugement, le rapporteur et le greffier d'audience ». Il ressort de l’examen de la minute du jugement attaqué, transmise à la cour en application de l’article R. 741-10 du code de justice administrative, que celle-ci comporte la signature du président de la formation de jugement, de la rapporteure et de la greffière d’audience. Ainsi, le moyen tiré de l’absence des signatures requises manque en fait.

Sur la légalité de l’arrêté du 6 mai 2022 de suspension de fonctions :

Aux termes de l’article 10 du décret du 12 mai 1997 fixant les dispositions communes applicables aux agents stagiaires de la fonction publique hospitalière, applicable au présent litige : « L'agent stagiaire peut être suspendu dans les conditions prévues pour les fonctionnaires titulaires par l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée. / La durée de la suspension n'est pas prise en compte comme période de stage ». Aux termes de l’article 30 de la loi du 13 juillet 1983, désormais codifié à l’article L. 531-1 du code général de la fonction publique, alors en vigueur : « Le fonctionnaire, auteur d'une faute grave, qu'il s'agisse d'un manquement à ses obligations professionnelles ou d'une infraction de droit commun, peut être suspendu par l'autorité ayant pouvoir disciplinaire qui saisit, sans délai, le conseil de discipline. / Le fonctionnaire suspendu conserve son traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement. Sa situation doit être définitivement réglée dans le délai de quatre mois ».

La suspension d’un agent public, en application de ces dispositions, est une mesure à caractère conservatoire, prise dans l’intérêt du service. Elle peut être prononcée lorsque les faits imputés à l'intéressé présentent un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité.

Il ressort des pièces du dossier, notamment du rapport circonstancié établi le 5 mai 2022 par la cadre de santé de l’unité de soins d’hospitalisation à domicile dans laquelle Mme B... a été affectée à compter du 1er février 2022, que la mesure de suspension de fonctions repose sur plusieurs incidents survenus dans le courant des mois d’avril et de mai 2022. Il est constant que, le 15 avril 2022, Mme B... a administré à un patient par voie sous-cutanée 5 milligrammes de sédatif alors que l’ordonnance indiquait 1 milligramme, ce qui a nécessité l’intervention des services d’urgence. Si Mme B... fait valoir qu’elle a reconnu et signalé cette erreur, celle-ci n’en demeure pas moins grave et à l’origine d’un risque pour le patient. Il ressort également des pièces du dossier que, le 4 mai 2022, Mme B... a réalisé un prélèvement incomplet sur un patient pris en charge dans le cadre d’un protocole de chimiothérapie. Si elle fait valoir que ce prélèvement incomplet résulte de ce qu’elle n’a pas saisi la signification d’une abréviation, elle ne conteste pas sérieusement qu’elle aurait dû solliciter sa cadre de santé pour lever cette difficulté et ainsi pouvoir assurer, dans son intégralité, le prélèvement sanguin prescrit par le médecin. Il est, en outre, constant qu’elle a refusé de se rendre de nouveau chez ce patient pour compléter son prélèvement, invoquant l’impossibilité d’effectuer simultanément la totalité des visites programmées, ce qui a contraint l’une de ses collègues à effectuer ce prélèvement complémentaire. Enfin, les 3 et 4 mai 2022, la présence de bulles d’air a été signalée, par d’autres infirmières, dans la tubulure de deux patients pour lesquels Mme B... était chargée de préparer et d’administrer des produits par voie intraveineuse à l’aide d’une pompe programmable. Mme B..., qui conteste être responsable de la présence de ces bulles d’air, constatées plusieurs heures après son départ, n’apporte aucun élément de nature à établir que cette situation serait imputable à l’intervention d’une autre personne sur la tubulure. Ces faits, dont la matérialité doit ainsi être regardée comme établie, présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité de nature à justifier, dans l’intérêt du service, la mesure de suspension prise à l’encontre de Mme B..., à titre conservatoire. Enfin, la circonstance que les faits qui lui sont ainsi reprochés relèvent de l’insuffisance professionnelle ne fait pas obstacle à l’édiction d’une mesure de suspension administrative, dès lors que ceux-ci présentent également le caractère de faute disciplinaire. Mme B... n’est donc pas fondée à soutenir que l’arrêté attaqué du 6 mai 2022 serait entaché d’une erreur d’appréciation ou d’une erreur de droit au regard des dispositions précitées de l’article L. 531-1 du code général de la fonction publique.

Sur la légalité de l’arrêté du 10 juin 2022 prononçant le licenciement de Mme B... pour insuffisance professionnelle :

En premier lieu, Mme B... ne peut utilement se prévaloir des dispositions des articles L. 553-2 et L. 532-4 du code général de la fonction publique et de celles du décret du 7 novembre 1989 encadrant le licenciement des agents titulaires, qui ne sont pas applicables aux fonctionnaires stagiaires. Le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions, inopérant, doit être écarté.

En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 25 mai 2022, réceptionné le 30 mai suivant d’après les indications non contestées de Mme B..., le directeur du département de la gestion des personnels de l’AP-HP l’a informée de ce que, dans le cadre du projet de mettre fin à son stage, dont elle avait été préalablement informée notamment lors d’un entretien qui s’est déroulé le 12 mai 2022, son dossier serait soumis à l’examen de la commission administrative paritaire lors de la séance du 9 juin 2022. Ce courrier mentionne que l’intéressée a la possibilité de prendre connaissance de son dossier, sur rendez-vous auprès du bureau compétent.

Mme B... reproche, d’une part, à l’AP-HP de pas l’avoir informée de son droit de présenter des observations orales ou écrites au bénéfice de la commission. Toutefois, aucune disposition législative ou règlementaire, ni aucun principe général ne prévoit que le fonctionnaire stagiaire doive être mis à même de présenter des observations orales ou écrites devant la commission administrative paritaire appelée à donner son avis sur la proposition de licenciement, que celui-ci intervienne en cours ou à la fin du stage. Elle ne peut davantage utilement reprocher à l’administration de ne pas lui avoir permis de consulter son dossier administratif dans un délai suffisant au regard de la réunion de la commission, ce qui, au demeurant, est inexact, un délai de près de dix jours s’étant écoulé entre la notification du courrier l’informant de l’examen de son dossier par la commission administrative paritaire et la date de la séance. Enfin, si Mme B... fait valoir qu’elle n’avait pas pu prendre connaissance de son dossier avant l’entretien du 12 mai 2022 au cours duquel la mesure lui a été annoncée, l’empêchant ainsi de formuler des observations utiles à sa défense, il résulte des circonstances qui viennent d’être rappelées qu’elle a été mise à même de consulter son dossier à la fin du mois de mai 2022 et qu’elle a ainsi bénéficié d’un délai de suffisant pour présenter, auprès de l’autorité compétente et avant l’édiction de la mesure, d’éventuelles observations écrites ou pour solliciter un entretien au cours duquel elle aurait pu faire valoir des observations orales. Par suite, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision mettant fin au stage de Mme B... a été prise sans qu’aient été respectés les droits de la défense et le principe du contradictoire, qui exigent notamment que l’agent soit mis à même de consulter son dossier et de présenter d’éventuelles observations.

En dernier lieu, aux termes de l’article L. 327-11 du code général de la fonction publique : « Le stagiaire peut être licencié au cours de la période de stage après avis de la commission administrative paritaire compétente : […] 2° Pour insuffisance professionnelle. / Dans ce dernier cas, le licenciement ne peut intervenir moins de six mois après le début du stage. ».

S’ils constituent des fautes disciplinaires, les manquements relevés à l’encontre de Mme B... et rappelés au point 6 du présent arrêt, caractérisent également une insuffisance professionnelle, en particulier au devoir, incombant aux infirmiers en application des dispositions de l’article R. 4311-2 du code de la santé publique, qui est de « contribuer à la mise en œuvre des traitements en participant à la surveillance clinique et à l'application des prescriptions médicales contenues, le cas échéant, dans des protocoles établis à l'initiative du ou des médecins prescripteurs ». Il ressort, en outre, notamment du rapport établi par le médecin en charge de l’unité d’hospitalisation à domicile dans laquelle a exercé Mme B... que celle-ci n’a pas pris la mesure de la gravité du manquement constaté au mois d’avril 2022, et du risque auquel elle a exposé le patient. Alors qu’elle était déjà très expérimentée, Mme B... ne peut, à cet égard, sérieusement soutenir que la réalisation d’un stage serait destinée à permettre l’acquisition des connaissances et autoriserait la commission de telles erreurs. Par ailleurs, Mme B... soutient que les faits qui lui ont ainsi été reprochés se sont déroulés sur une période de quinze jours, après une période de huit mois de stage durant laquelle, d’après elle, aucun manquement ne lui aurait été reproché. Toutefois, il ressort au contraire des comptes-rendus d’évaluation réalisés au terme successivement des trois et six premiers mois de stage que des difficultés ont été relevées concernant notamment les connaissances pratiques et théoriques de Mme B..., dont le niveau a été jugé « très insuffisant », ainsi qu’en ce qui concerne son comportement, le compte-rendu d’évaluation établi au terme du troisième mois relevant la nécessité pour l’intéressée de fournir des efforts sur le plan relationnel et le travail collectif, Mme B... refusant de travailler avec certains membres de l’équipe et remettant en cause certaines consignes de son encadrement. Enfin, si le compte-rendu de l’évaluation réalisée au terme du sixième mois de stage, après son changement d’affectation, relève certes que Mme B... s’intègre progressivement et s’implique dans la prise en charge des patients, il lui est demandé de « faire preuve de vigilance concernant l’administration des thérapeutiques et de poursuivre ses efforts pour s’intégrer à l’équipe soignante ». Par suite, Mme B... n’est pas fondée à soutenir que la décision mettant fin à son stage au motif de son insuffisance professionnelle est entachée d’une erreur de droit ou d’une erreur d’appréciation au regard des dispositions de l’article L. 327-11 du code général de la fonction publique.

Il résulte de ce qui précède que Mme B... n’est pas fondée à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Paris a rejeté ses demandes.

Sur les frais d’instance :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris, qui n’a pas la qualité de partie perdante, verse à Mme B... la somme que celle-ci réclame au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces dispositions et de mettre à la charge de Mme B... la somme de 1 500 euros à verser à l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris sur le fondement de ces dispositions.

DECIDE :

Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : Mme B... versera à l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à Mme A... B... et à l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris.

Délibéré après l’audience du 4 septembre 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Barthez, président de chambre,

- Mme Milon, présidente assesseure,

- Mme Lellig, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe de la Cour, le 26 septembre 2025.

La rapporteure,

A. MILON

Le président,

A. BARTHEZ

La greffière,

E. MOUCHON

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

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