LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-24PA00739

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-24PA00739

lundi 25 mars 2024

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-24PA00739
TypeDécision
Recoursplein contentieux
Avocat requérantMOLAS & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Par une requête enregistrée le 18 février 2021 et un mémoire enregistré le

30 juillet 2021, la société NGE génie civil, représentée par la société d'avocats

Frêche et associés, demandait au juge des référés du tribunal administratif de Melun, statuant en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, de condamner la commune de Claye-Souilly à lui verser, en tant que mandataire du groupement, la somme de 349 042,42 euros HT, sous une astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de l'ordonnance à venir, assortie des intérêts moratoires majorés de huit points de pourcentage conformément au décret du 29 mars 2013 relatif à la lutte contre les retards de paiement dans les contrats de la commande publique, à compter de la mise en demeure du 18 décembre 2020, le cas échéant, capitalisés, et augmentée de l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement de 40 euros sur le fondement de l'article 9 du décret du 29 mars 2013 et de mettre à la charge de l'État ou de la commune de Claye-Souilly une somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance n° 2101587, en date du 29 janvier 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la société NGE génie civil.

Procédure devant la Cour :

Par une requête, enregistrée le 14 février 2024 la société NGE génie civil, représentée par la société d'avocats Frêche et associés, demande à la Cour d'annuler l'ordonnance n° 2101587 du 29 janvier 2024 du juge des référés du tribunal administratif de Melun, de condamner la commune de Claye-Souilly à lui verser une provision de 349 042,42 euros HT, sous une astreinte de 150 euros par jours de retard à compter de l'ordonnance à venir, assortie des intérêts moratoires au taux BCE + 8 points courant à compter de la mise en demeure du 18 décembre 2020, de condamner la commune de Claye-Souilly à lui verser l'indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement de 40 € au titre du retard de paiement et de mettre à la charge de la commune de Claye-Souilly le versement d'une somme de 5 000 € au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative

Elle soutient que le versement d'un acompte mensuel qui rémunère un service fait constitue un droit, qu'il est impossible de précompter les pénalités de retard sur ces acomptes, qu'en l'espèce les pénalités imputées étaient infondées, que le premier juge a commis une erreur de droit en envisageant une compensation avec de prétendues créances ultérieures, que le solde du décompte général, non définitif, est sérieusement contestable, les créances alléguées par la commune sont infondées et abusives, que les pénalité prises en compte sont sans fondement et que les réserves non levées sont sans incidence.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente de la Cour a désigné M. Bouleau, président honoraire, pour statuer sur les appels formés devant la Cour contre les ordonnances des juges des référés.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation est non sérieusement contestable ".

2. C'est sans erreur de droit et au terme d'un raisonnement qu'il y a lieu d'approuver en tous ses points que le premier juge a, dans l'exercice de son office, fait l'hypothèse d'une éventuelle compensation entre les créances des parties tenant compte du solde arrêté lors de l'établissement du décompte général notifié par le maître d'ouvrage. Dans ce cadre, au demeurant, le caractère sérieusement contestable des créances que fait valoir le maître d'ouvrage ne saurait avoir par lui-même pour effet d'impliquer le caractère non sérieusement contestable de la créance au titre de laquelle est présentée une demande de provision.

3. Par ailleurs, et en tout état de cause, la demande de provision en cause impliquait, entre autres choses, une analyse de la prise en compte de divers retards et une appréciation de leur imputabilité, de celle des effets de la crise sanitaire, de celle d'aléas antérieurs à cette crise, l'appréciation des effets d'une éventuelle défaillance du maître d'ouvrage dans l'élaboration et le suivi du plan général de coordination en matière de sécurité et de prévention de la santé, ainsi que de ceux d'éventuelles malfaçons et de travaux supplémentaires. Toute ces questions soulèvent, tant en fait qu'en droit, des difficultés sérieuses qui faisaient nécessairement obstacle à ce que la créance que faisait valoir la société NGE génie civil pût être tenue pour " non sérieusement contestable " au sens des dispositions précitées.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de la requête de la société NGE génie civil ne peuvent qu'être rejetées.

ORDONNE :

Article 1erere : Les conclusions de la requête sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société NGE génie civil et à la commune de Claye-Souilly.

Fait à Paris, le 25 mars 2024.

Le juge des référés,

M. BOULEAU

La République mande et ordonne au préfet de Seine-et-Marne, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions