LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-24PA02801

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-24PA02801

jeudi 8 janvier 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-24PA02801
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantGUILLIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

Mme B... A... a demandé au tribunal administratif de Montreuil d’annuler le titre exécutoire émis à son encontre le 10 février 2021 d’un montant de 26 511,99 euros et de la décharger du paiement de la somme correspondante, d’annuler le titre exécutoire émis à son encontre le 31 décembre 2021 d’un montant de 15 899,63 euros et de la décharger du paiement de la somme correspondante et de condamner la commune de Saint-Denis à lui verser la somme de 15 899,63 euros en réparation des préjudices financiers et moraux qu’elle estime avoir subis du fait de sa négligence fautive.

Par un jugement n° 2105074 du 30 avril 2024, le tribunal administratif de Montreuil a constaté qu’il n’y avait pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation des titres exécutoires du 10 février 2021 et du 30 décembre 2021 et a rejeté le surplus des conclusions de Mme A....


Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 27 juin 2024, Mme A..., représentée par Me Guillier, demande à la Cour :

1°) d’annuler ce jugement du 30 avril 2024 en tant qu’il a rejeté sa demande indemnitaire ;

2°) de condamner la commune de Saint-Denis à lui verser la somme de 15 899,63 euros assortie des intérêts au taux légal à compter du 22 mars 2021, en réparation des préjudices subis ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Denis une somme de 1 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- c’est à tort que le tribunal a rejeté sa demande comme irrecevable au motif qu’elle ne démontrait pas avoir lié le contentieux avant la clôture de l’instruction alors qu’elle avait adressé dès le 16 avril 2021, notifiée le 19 avril 2021, une demande indemnitaire à la commune de Saint-Denis ;
- l’absence de production de sa demande indemnitaire résultait d’une erreur matérielle évidente et était régularisable ;
- en maintenant le versement indu de sa rémunération pendant seize mois et en tardant à réclamer les sommes trop-perçues, la commune a commis une négligence constitutive d’une faute de nature à engager sa responsabilité ;
- la négligence de la commune lui a causé un préjudice financier ainsi qu’un préjudice moral pour un montant de 15 899,63 euros.

Par un mémoire en défense, enregistré le 22 septembre 2025, la commune de Saint-Denis conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme A... ne sont pas fondés.


Par ordonnance du 24 septembre 2025, la clôture d'instruction a été fixée au
27 octobre 2025.

Un mémoire a été enregistré pour Mme A... le 5 décembre 2025, postérieurement à la clôture de l’instruction.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000 ;
- le code de justice administrative.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Bruston,
- les conclusions de Mme Jayer, rapporteure publique,
- et les observations de Me Guillier, représentant Mme A....


Considérant ce qui suit :

1. Mme A... a été recrutée en 1999 par la commune de Saint-Denis en qualité de médecin ophtalmologiste contractuel. Le 15 juin 2018, elle a été placée en congé de maladie ordinaire à la suite d’un accident survenu près de son domicile. Alors qu’elle n’avait le droit au versement d’un plein traitement que jusqu’au 15 septembre 2018, puis au versement d’un demi-traitement jusqu’au 15 décembre 2018, elle a toutefois continué à être rémunérée jusqu’en décembre 2019. Le 16 février 2021, Mme A... a reçu un titre exécutoire daté du 10 février 2021 d’un montant de 26 511,99 euros émis à son encontre par l’ordonnateur de la commune de Saint-Denis correspondant au recouvrement des trop-perçus de traitements de décembre 2018 à décembre 2019. Par deux courriers du 22 mars 2021, Mme A... a contesté ce titre exécutoire auprès de la commune de Saint-Denis et de la trésorerie principale municipale. Par un courrier du 30 décembre 2021, reçu le 7 janvier 2022, la commune de Saint-Denis a réexaminé la situation de Mme A..., a reconnu que le montant de 26 511,99 euros était erroné et l’a ramené à celui de 15 899, 63 euros. La commune a alors émis à l’encontre de Mme A... un nouveau titre exécutoire du 31 décembre 2021 d’un montant de 15 899,63 euros. Mme A... a demandé au tribunal administratif de Montreuil l’annulation des titres exécutoires des 10 février 2021 et 31 décembre 2021 d’un montant respectif de 26 511,99 euros et 15 899,63 euros, la décharge du paiement des sommes correspondantes et la condamnation de la commune de Saint-Denis à lui verser la somme de 15 899,63 euros en réparation des préjudices financiers et moraux qu’elle estime avoir subis du fait de sa négligence fautive. Mme A... relève appel du jugement du 30 avril 2024 du tribunal administratif de Montreuil en tant qu’il a rejeté sa demande indemnitaire comme irrecevable.

2. Pour rejeter la demande de Mme A... comme irrecevable, le tribunal administratif de Montreuil a relevé que, si Mme A... soutenait que, par son courrier du 16 avril 2021, elle avait sollicité la réparation de son préjudice auprès de la commune de Saint-Denis, elle n’avait pas produit ledit courrier avant la clôture de l’instruction et ce, malgré la fin de non-recevoir soulevée en défense, mais seulement un courrier du 22 mars 2021 dont il ne ressort pas des termes, qui se bornent à contester le titre exécutoire du 10 février 2021 et à demander l’échelonnement du paiement, qu’il contiendrait une demande indemnitaire ou qu’il invoquerait un quelconque préjudice. Mme A... fait valoir que la production du courrier du 22 mars 2021 au lieu et place du courrier annoncé du 16 avril 2021 auquel elle faisait référence dans ses écritures relevait d’une erreur matérielle évidente et pouvait être régularisée. Il ressort toutefois des pièces du dossier que, dans son mémoire en défense enregistré le 12 avril 2023 et communiqué le lendemain au conseil de la requérante qui en a accusé réception le jour même, la commune de Saint-Denis a soulevé une fin de non-recevoir tirée de « l’absence de preuve de la réception par la commune d’une demande indemnitaire préalable » en précisant que « si Mme A... allègue dans sa requête avoir adressé une demande indemnitaire préalable à la commune, elle n’en démontre étonnamment pas la réception par cette dernière ». D’une part, en présence d’une telle fin de non-recevoir, le tribunal n’était pas tenu d’inviter Mme A... à régulariser sa requête. D’autre part, il est constant que
Mme A... n’a pas réagi à cette fin de non-recevoir en produisant l’accusé réception du courrier qu’elle indiquait avoir adressé à la commune, ledit courrier et la preuve de sa réception n’ayant été produits qu’avec une note en délibéré. Dans ces conditions le tribunal pouvait, sans entacher son jugement d’irrégularité, rejeter la demande indemnitaire de Mme A... comme irrecevable.

3. Il résulte de ce qui précède que Mme A... n’est pas fondée à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.
Sa demande présentée au titre des frais de l’instance doit être rejetée par voie de conséquence.




D E C I D E :




Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article : Le présent arrêt sera notifié à Mme A... et à la commune de Saint-Denis.


Délibéré après l'audience du 12 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Doumergue, président,
Mme Bruston, présidente assesseure,
M. Mantz, premier conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 janvier 2026.

La rapporteure,
S. BRUSTON

La présidente,
M. DOUMERGUE

La greffière,

E. FERNANDO






La République mande et ordonne au préfet de la région Ile-de-France en ce qui le concerne, et à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions