LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-24PA03835

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-24PA03835

mercredi 25 mars 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-24PA03835
TypeDécision
Recoursplein contentieux
PublicationC
Formation2ème chambre
Avocat requérantANTZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. B... A... a demandé au tribunal administratif de la Polynésie française de prononcer la décharge, en droits et pénalités, des cotisations de contribution de solidarité territoriale sur les professions et activités non salariées et d’impôt sur les transactions auxquelles il a été assujetti pour son activité de médecin au titre de l’exercice clos en 2012.

Par un jugement n° 2300480 du 28 mai 2024, le tribunal administratif de la Polynésie française a prononcé la décharge de l’ensemble des impositions litigieuses et a mis à la charge de la Polynésie française la somme de 150 000 F CFP à verser à M. A... en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 27 août 2024, la Polynésie française, représentée par Me Jourdainne, demande à la cour :

1°) d’annuler le jugement n° 2300480 du 28 mai 2024 du tribunal administratif de la Polynésie française ;

2°) de rétablir les impositions dont le tribunal administratif de la Polynésie française a prononcé la décharge ;

3°) de mettre à la charge de M. A... la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que l’activité nouvelle de médecin libéral exercé par M. A... à compter de 2022 ne peut être regardée comme une entreprise nouvelle au sens des dispositions applicables.


Par un mémoire en défense, enregistré le 18 octobre 2024, M. A..., représenté par Me Antz, conclut au rejet de la requête et demande à ce que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la Polynésie française au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que le moyen soulevé par la Polynésie française n’est pas fondé.

Par une ordonnance du 4 décembre 2024, la clôture de l’instruction a été fixée au 20 décembre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code des impôts ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Segretain,
- et les conclusions de M. Perroy, rapporteur public.


Considérant ce qui suit :


1. M. A... a commencé à exercer une activité nouvelle de médecin libéral en 2022. La Polynésie française, ayant constaté qu’il l’avait rattachée à son activité de loueur meublé, a refusé de lui accorder le bénéfice d’exonérations en faveur des entreprises nouvelles et l’a assujetti à des cotisations d’impôt sur les transactions et de contribution de solidarité territoriale sur les professions et activités non salariées au titre de l’année 2022. La Polynésie française relève appel du jugement du 28 mai 2024 par lequel le tribunal administratif de la Polynésie française a prononcé la décharge de l’ensemble des impositions litigieuses.

2. Aux termes de l’article LP. 181-2 du code des impôts : « (…) / Les entreprises nouvelles sont exonérées d’impôt sur les transactions pour leurs trois premiers exercices. (…) / Les entreprises nouvelles s'entendent de celles qui créent une activité réellement nouvelle. En sont exclues les entreprises constituées pour la reprise d'activités préexistantes ou celles qui sont créées dans le cadre d'opérations de concentration, de restructuration ou d'extension d'activités préexistantes, telles les entreprises qui reprennent les activités d'autres entreprises ayant cédé leur exploitation ou donné leur fonds en location-gérance ou les entreprises constituées à l'occasion d'une opération de fusion, scission ou apport partiel d'actif. » En vertu de l'article 194-2 du code des impôts, les personnes physiques ou morales assujetties à l'impôt sur les transactions sont soumises à la contribution territoriale de solidarité des professions et activités non salariées selon les règles définies au chapitre III du titre I de la 1ère partie du code des impôts.

3. Il résulte de l’instruction que M. A... a commencé en 2022 à exercer une activité de médecine libérale. Pour lui refuser le bénéfice de l’exonération pour entreprise nouvelle qu’il sollicitait et mettre en conséquence à sa charge les impositions litigieuses, la Polynésie française a considéré qu’il n’entrait pas dans le champ de l’exonération en cause dès lors qu’il exerçait déjà une activité de loueur sous le même numéro d’identification au répertoire des entreprises. La Polynésie ne conteste pas que l’exercice, par M. A..., d’une profession libérale médicale comme spécialiste en maladie vasculaire à compter de 2022 constitue la création d’une activité réellement nouvelle, et qu’elle est notamment sans rapport avec son activité existante depuis 2017 consistant à louer un bien immobilier. Par suite, elle doit être regardée comme une entreprise nouvelle au sens des dispositions précitées de l’article LP. 181-2 du code des impôts, la circonstance que M. A... ait enregistré cette nouvelle activité au répertoire des entreprises sous le numéro dont il disposait par ailleurs pour son activité de loueur étant à cet égard sans incidence, les éléments invoqués de la réglementation comptable applicable n’y faisant pas plus obstacle. M. A... était dès lors fondé à bénéficier de l’exonération d’impôt sur les transactions et de contribution territoriale de solidarité des professions et activités non salariées au titre de l’année 2022.

4. Il résulte de ce qui précède que la Polynésie française n’est pas fondée à soutenir que c’est à tort que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de la Polynésie française a prononcé la décharge des impositions litigieuses. Par voie de conséquence, les conclusions présentées par la Polynésie française sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu en revanche de mettre à la charge de la Polynésie française la somme de 1 500 euros au titre des conclusions présentées par M. A... sur le fondement des mêmes dispositions du code de justice administrative.


DÉCIDE :

Article 1er : La requête de la Polynésie française est rejetée.

Article 2 : La Polynésie française versera à M. A... la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à la Polynésie française et à M. B... A....

Copie en sera adressée au haut-commissaire de la République en Polynésie française.


Délibéré après l’audience du 11 mars 2026, à laquelle siégeaient :

- Mme Vidal, présidente de chambre,
- Mme Bories, présidente assesseure,
- M. Segretain, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mars 2026.


Le rapporteur,
A. SEGRETAIN
La présidente,
S. VIDAL


Le greffier,
C. MONGIS




La République mande et ordonne à la ministre des outre-mer en ce qui la concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.









Décisions similaires

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276

La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.

04/05/2026

CAA75plein contentieux

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403

La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.

04/05/2026

CAA13plein contentieux

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426

Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.

04/05/2026

← Retour aux décisions