LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-24PA03930

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-24PA03930

jeudi 28 août 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-24PA03930
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème chambre
Avocat requérantPIERRE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. A B a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'annuler la décision implicite née du silence gardé par le préfet de la Seine-Saint-Denis, lui refusant la délivrance d'un récépissé de demande de carte de séjour temporaire.

Par un jugement n° 2209617 du 6 juin 2023, le tribunal administratif de Montreuil a annulé cette décision, a enjoint au préfet de délivrer à M. B un récépissé de demande de carte de séjour temporaire dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement et a mis à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. B a saisi, par courrier du 27 juin 2023, le tribunal administratif de Montreuil d'une demande d'exécution du jugement rendu par ce tribunal le 6 juin 2023, en demandant en outre que l'Etat lui verse 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par une ordonnance du 15 mars 2024, le premier vice-président du tribunal administratif de Montreuil a ouvert une procédure juridictionnelle en vue de prescrire les mesures d'exécution du jugement en application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.

Par un jugement n° 2405108 du 1er août 2024, le tribunal administratif de Montreuil a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à l'encontre de l'Etat s'il ne justifiait pas, dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement, avoir entièrement exécuté le jugement n° 2209617 du 6 juin 2023.

Procédure devant la Cour :

Par une requête enregistrée le 2 septembre 2024, M. A B, représenté par Me Pierre, demande à la Cour :

1°) d'annuler le jugement du tribunal administratif de Montreuil du 1er août 2024 en tant qu'il n'a pas statué sur ses conclusions tendant au versement d'une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au titre des frais liés au litige de première instance ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 500 euros en application de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative, au titre de la présente instance.

Il soutient que le tribunal a omis de statuer sur ses conclusions tendant à mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de sorte que le jugement est entaché d'irrégularité.

La requête a été communiquée au préfet de la Seine-Saint-Denis, qui n'a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Doumergue, rapporteure.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant tunisien né le 22 janvier 1989, a sollicité, le

6 mai 2021, la délivrance d'une carte de séjour temporaire en qualité de parent d'enfant français. Par un courrier électronique du 18 novembre 2021 déposé sur la plate-forme dématérialisée, il a demandé au préfet de la Seine-Saint-Denis qu'un récépissé de demande de titre de séjour lui soit délivré. Par une décision implicite, le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de lui délivrer le récépissé sollicité. Par un jugement du 6 juin 2023, le tribunal administratif de Montreuil a annulé cette décision, enjoint au préfet de délivrer à M. B un récépissé de demande de carte de séjour temporaire dans le délai de quinze jours à compter de la notification du jugement et mis à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Saisi par M. B d'une demande d'exécution de ce jugement, le tribunal administratif de Montreuil a, par un jugement du 1er août 2024, prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à l'encontre de l'Etat s'il ne justifiait pas, dans un délai de deux mois suivant la notification du jugement, avoir entièrement exécuté le jugement du 6 juin 2023. M. B relève appel de ce dernier jugement en tant qu'il omet de statuer sur ses conclusions tendant à ce que soit mise à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Sur la régularité du jugement attaqué :

2. Il ressort des pièces du dossier que, dans le cadre de sa demande d'exécution du jugement du 6 juin 2023 devant le tribunal administratif, enregistrée sous le n° 2405108,

M. B a présenté des conclusions tendant à ce que l'Etat lui verse une somme de

1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les premiers juges, qui n'ont pas visé ces conclusions, ont, après avoir fait partiellement droit à la demande formée par M. B tendant à ce qu'il soit enjoint à l'Etat, sous astreinte, de lui délivrer un récépissé de demande de carte de séjour l'autorisant à travailler, omis de statuer sur les conclusions présentées par M. B sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette omission entache, dans cette mesure, d'irrégularité le jugement attaqué. Par suite, il y a lieu de l'annuler dans cette même mesure et de statuer sur ces conclusions par la voie de l'évocation.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions présentées par M. B devant le tribunal administratif de Montreuil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de mettre à la charge de l'Etat une somme de

750 euros.

4. Enfin, dans les circonstances de l'espèce, il y a également lieu de mettre à la charge de l'Etat, sur le fondement du même article L. 761-1 du code de justice administrative, la somme de 250 euros à verser à M. B au titre de la procédure engagée devant la Cour.

D E C I D E :

Article 1er : Le jugement du tribunal administratif de Montreuil du 1er août 2024 est annulé en tant qu'il omet de statuer sur les conclusions de M. B présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 2 : L'Etat versera à M. B une somme de 1 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au titre de la première instance et de l'instance d'appel.

Article 3 : Le surplus des conclusions de M. B est rejeté.

Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à M. A B et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 10 juillet 2025, à laquelle siégeaient :

- Mme Fombeur, présidente de la Cour,

- Mme Doumergue, première vice-présidente,

- Mme Bruston, présidente-assesseure.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 28 août 2025.

La présidente-rapporteure,

M. DOUMERGUE

La présidente de la Cour

P. FOMBEUR

La greffière,

E. FERNANDO

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions