mardi 20 mai 2025
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Paris |
| Section | Cour administrative d'appel de Paris |
| N° Dossier | CAA75-24PA04216 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Le département de l'Essonne a demandé au tribunal administratif de Paris de ramener à de plus justes proportions le montant des frais et honoraires alloués à M. B A par l'ordonnance de taxation n° 2002046-12 du 2 décembre 2021 de la présidente du tribunal administratif de Versailles et de mettre à la charge de M. A la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 2202011 du 26 avril 2023, le tribunal administratif de Paris a ramené le montant des frais et honoraires de l'expertise confiée à M. A, taxés et liquidés par l'ordonnance du tribunal administratif de Versailles du 2 décembre 2021, à la somme de neuf mille soixante-douze euros et vingt centimes hors taxe (HT) (9 072,20 euros).
Par un arrêt n°23PA02632 du 8 août 2024, la cour administrative d'appel de Paris a porté à la somme de dix mille trente-deux euros et vingt centimes HT (10 032,20 euros) le montant des frais et honoraires de l'expertise confiée à M. A, taxés et liquidés par l'ordonnance du tribunal administratif de Versailles du 2 décembre 2021.
Procédure devant la Cour :
Par une requête enregistrée le 11 octobre 2024, le département de l'Essonne demande à la cour de rectifier l'article 1er de l'arrêt n° 23PA02632 du 8 août 2024 par lequel ladite cour a porté le montant des frais et honoraires de l'expertise judiciaire confiée à M. A à la somme de 10 032,20 euros hors taxe au lieu de 9 432,20 euros hors taxe.
Il soutient que :
- la cour a augmenté de trois heures, soit 360 euros hors taxe, par rapport à la seule heure retenue en première instance, le temps de rédaction du rapport établi par l'expert judiciaire, pour un montant estimé à 360,00 euros hors taxe ; dans la mesure où la somme précédemment taxée et liquidée par le tribunal administratif de Paris dans le jugement du 26 avril 2023 dont M. A a fait appel s'élevait à 9 072,20 euros hors taxe, la somme qui aurait dû être retenue est de 9 432,20 euros hors taxe au lieu de 10 032,20 euros hors taxe ;
- cette erreur de calcul entache l'arrêt n°23PA02632 du 8 août 2024 de la cour administrative d'appel de Paris d'une erreur matérielle au sens des dispositions de l'article R. 833-1 du code de justice administrative et doit être rectifiée.
Par un mémoire enregistré le 21 novembre 2024, la présidente du tribunal administratif de Versailles a indiqué ne pas avoir d'observations à formuler.
La requête a été transmise à M. A, qui n'a pas produit d'observations.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Collet,
- et les conclusions de Mme Bernard, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 833-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'une décision d'une cour administrative d'appel () est entachée d'une erreur matérielle susceptible d'avoir exercé une influence sur le jugement de l'affaire, la partie intéressée peut introduire devant la juridiction qui a rendu la décision un recours en rectification ".
2. Il résulte des énonciations de l'arrêt dont la rectification est demandée que la cour administrative d'appel de Paris, saisie d'un appel dirigé contre le jugement n° 2202011 du 26 avril 2023 du tribunal administratif de Paris ayant ramené le montant des frais et honoraires de l'expertise confiée à M. A, taxés et liquidés par l'ordonnance du tribunal administratif de Versailles du 2 décembre 2021, à la somme de 9 072,20 hors taxe, a considéré qu'il y avait lieu d'accorder à M. A la somme supplémentaire de 360 euros hors taxe. En retenant ensuite, à l'article 1er de son arrêt du 8 août 2024, que le montant des frais et honoraires de l'expertise judiciaire confiée à M. A devait ainsi être porté à la somme de 10 032,20 euros hors taxe, au lieu de 9 432,20 euros hors taxe, la cour a entaché son arrêt d'une erreur matérielle qu'il lui appartient de rectifier.
DÉCIDE :
Article 1er : Le recours en rectification d'erreur matérielle présenté par le département de l'Essonne est admis.
Article 2 : L'article 1er du dispositif de l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris n°23PA02632 du 8 août 2024 est remplacé par les dispositions suivantes : " Le montant des frais et honoraires de l'expertise confiée à M. B A, taxés et liquidés par l'ordonnance du tribunal administratif de Versailles du 2 décembre 2021, est porté à la somme de neuf mille quatre cent trente-deux euros et vingt centimes hors taxe (9 432,20 € HT) ".
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié au département de l'Essonne et à M. B A.
Copie en sera adressée à la présidente du tribunal administratif de Versailles.
Délibéré après l'audience du 28 avril 2025, à laquelle siégeaient :
- Mme Vrignon-Villalba, présidente de la formation de jugement, en application de l'article R. 222-26 du code de justice administrative,
- Mme Collet, première conseillère,
- Mme Larsonnier, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 mai 2025.
La rapporteure,
A. Collet La présidente,
C. Vrignon-Villalba
La greffière,
N. Couty La République mande et ordonne au ministre d'Etat, garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026