LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-25PA01544

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-25PA01544

mercredi 14 janvier 2026

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-25PA01544
TypeOrdonnance
Recoursexcès de pouvoir
FormationJuge des référés
Avocat requérantEFTIMIE-SPITZ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. C... a demandé au tribunal administratif de la Polynésie française d’annuler la décision implicite du 4 avril 2024, par laquelle la commune de Papara a rejeté sa demande tendant à son installation dans les fonctions de chef de centre.

Par un jugement n° 2400306 du 28 janvier 2025, le tribunal administratif de Polynésie française a rejeté sa demande.


Procédure devant la cour :

Par une requête enregistrée le 3 avril 2025, M. B..., représenté par Me Eftimie-Spitz, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement ;

2°) d’annuler la décision implicite du 4 avril 2024 par laquelle la commune de Papara a rejeté sa demande tendant à l’exécution de l’arrêté du 27 décembre 2023 prononçant son installation dans les fonctions de chef de centre ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 5 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- le jugement attaqué est entaché d’erreur de droit, dès lors qu’il considère que la commune de Papara était tenue de rejeter sa requête alors qu’elle était en réalité tenue d’y faire droit ;
- la décision implicite de rejet attaquée est illégale dès lors qu’elle se fonde sur une décision elle-même illégale.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi organique modifiée n° 2004-192 du 27 février 2004 ;
- l’arrêté n° 1117 DIPAC du 5 juillet 2012 fixant le statut particulier du cadre d’emplois « maîtrise » ;
- le code de justice administrative.

Considérant que :
1. Par un arrêté du 27 décembre 2023, M. B..., agent exerçant ses fonctions au sein de la commune de Papara, a été intégré en qualité de fonctionnaire dans le cadre d’emploi « Maîtrise », au grade de lieutenant, dans la spécialité « Sécurité Civile ». Par un jugement du 28 janvier 2025, le tribunal administratif de Polynésie française a rejeté sa demande tendant à l’annulation du refus implicite opposé à sa demande, présentée par courrier daté du 4 avril 2024, tendant à son installation dans les fonctions de chef de centre, dont il déclare percevoir la rémunération.
2. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les (…) présidents des formations de jugement des cours (…) peuvent, en outre, par ordonnance, rejeter (…) après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement (…) ».

Sur la régularité du jugement attaqué :

3. Hormis le cas où le juge de première instance a méconnu les règles de compétence, de forme ou de procédure qui s’imposaient à lui et a ainsi entaché son jugement d’une irrégularité, il appartient au juge d’appel, non d’apprécier le bien-fondé des motifs par lesquels le juge de première instance s’est prononcé sur les moyens qui lui étaient soumis, mais de se prononcer directement sur les moyens dirigés contre la décision administrative contestée dont il est saisi dans le cadre de l’effet dévolutif de l’appel. Il s’ensuit que le requérant ne peut utilement se prévaloir de la circonstance selon laquelle le tribunal administratif aurait entaché son jugement d’erreur de droit pour en demander l’annulation pour irrégularité. Par suite, ce moyen ne peut qu’être écarté.

Sur la légalité de la décision implicite de rejet :

4. Aux termes des dispositions du IV de l'article 3 de l’arrêté susvisé du 5 juillet 2012 fixant le statut particulier du cadre d’emplois « maîtrise » : « Les fonctionnaires du cadre d'emplois "maîtrise" appartenant à la spécialité "sécurité civile" sont des officiers sapeurs-pompiers professionnels qui participent aux missions dévolues aux services d'incendie et de secours communaux, intercommunaux ou d'un établissement public. Ces missions relèvent des missions dites de tronc commun (secours à personnes, lutte contre les incendies, accidents de toute nature et opérations diverses) ou des missions dites de spécialités pour lesquelles une formation spécifique est nécessaire (risque chimique, feux de forêt, sauvetage, déblaiement, etc.). / (…) / 2° Le lieutenant exerce ses fonctions dans les services d’incendie et de secours des communes, des groupements de communes de la Polynésie française ainsi que de leurs établissements publics administratifs. Sur le plan opérationnel, il exerce les fonctions de chef de groupe (GOC 3), d’officier de garde. Il peut lui être confié des fonctions techniques, administratives et de formation. Sur le plan fonctionnel, il peut en outre exercer les fonctions de chef de corps ou de centres dont le nombre d'agents de la spécialité « sécurité civile » est compris entre quinze (15) et cinquante (50) sapeurs-pompiers professionnels et volontaires sous réserve de détenir les unités de valeur afférentes. Il peut également exercer les fonctions d’adjoint au chef de centre dans un corps de plus de cinquante (50) sapeurs-pompiers professionnels et volontaires ou de chef de service au sein d’un état-major d’un établissement public ». Par ailleurs, aux termes de l’article 28 de l’arrêté du 22 août 2019 relatif aux formations des sapeurs-pompiers professionnels et volontaires : « Les sapeurs-pompiers volontaires suivent, après nomination sur l'une des fonctions concernées : / la formation de perfectionnement de sous-officier de garde ; / la formation de perfectionnement de chef de centre ».

5. M. B... fait valoir, d’une part, que l’arrêté du 27 décembre 2023 prononce sa nomination en qualité de fonctionnaire dans le cadre d’emplois « Maitrise », au grade de lieutenant, de la spécialité Sécurité civile et que la fiche de poste du même jour implique qu’il prenne ses fonctions de chef de centre. Il ajoute, d’autre part, que la circonstance que le poste qui lui était attribué n’était pas vacant ne lui est pas opposable. Il fait valoir que M. A..., actuel occupant du poste, n’est ni formé, ni diplômé pour exercer la fonction de chef de centre et que, par suite, la décision du maire de Papara de le maintenir sur ce poste malgré la nomination de M. B... est illégale. Toutefois, M. B... , par les circonstances qu’il expose n’établit pas l’illégalité de la décision implicite ne faisant pas droit à sa nomination en qualité de chef de centre ni celle de la décision de maintenir sur ce poste M. A....

6. Il résulte de tout ce qui précède, que la requête d’appel de M. B... est manifestement dépourvue de fondement. Dès lors, elle doit être rejetée en toutes ses conclusions en application du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



ORDONNE :



Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C....

Copie en sera adressée à la commune de Papara.


Fait à Paris, le 14 janvier 2026.

La présidente de la 7ème chambre
V. Chevalier-Aubert





La République mande et ordonne au haut-commissaire en Polynésie française en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA78plein contentieux

Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336

La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

CEExcès de pouvoir

Conseil d'État — N° 516229

Le juge des référés du Conseil d'État a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension de l'exécution de la loi du pays n° 2026-4 du 15 mai 2026 portant création du code des douanes de Polynésie française. Le requérant invoquait une atteinte grave à plusieurs libertés fondamentales, mais le juge a estimé qu'il n'apportait aucun élément caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure de sauvegarde à très bref délai. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, en application de la procédure simplifiée prévue à l'article L. 522-3 du même code.

01/06/2026

← Retour aux décisions