LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA75-25PA02753

Cour administrative d'appel de Paris — Décision N° CAA75-25PA02753

jeudi 9 octobre 2025

JuridictionCour administrative d'appel de Paris
SectionCour administrative d'appel de Paris
N° DossierCAA75-25PA02753
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère chambre
Avocat requérantDUTA

Texte intégral

Vu la rocédure suivante :

rocédure contentieuse antérieure :

M. A... B... a demandé au tribunal administratif de Cergy- ontoise qui, ar ordonnance du 30 juillet 2024, a transféré sa demande au tribunal administratif de Montreuil, d’annuler l’arrêté du 22 juillet 2024 ar lequel le réfet des Hauts-de-Seine l’a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le ays de destination et a rononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français our une durée d’un an.

ar un jugement n° 2411124 du 26 mai 2025, le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.

rocédure devant la cour :

ar une requête enregistrée le 6 juin 2025 M. B..., re résenté ar Me Duta, demande à la cour :

1°) d’annuler ce jugement n° 2411124 du 26 mai 2025 du tribunal administratif de Montreuil ;
2°) d’annuler l’arrêté du 22 juillet 2024 ar lequel le réfet des Hauts-de-Seine l’a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le ays de destination et a rononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français our une durée d’un an ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 4 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- le jugement est entaché d’irrégularité our n’avoir as ré ondu au moyen tiré de l’erreur manifeste d’a réciation ;
- l’arrêté attaqué méconnait les sti ulations de l’article 8 de la Convention euro éenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales dès lors qu’il est bien intégré en France où il réside avec son é ouse et leur fils et où il travaille.

ar un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet 2025 le réfet des Hauts de Seine conclut au rejet de la requête.

Il renvoie aux motifs du jugement en litige.


Les arties ont été informées, en a lication de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, que la Cour était susce tible de relever d’office le moyen tiré de ce que l’arrêté attaqué a été ris en méconnaissance du cham s d’a lication de la loi dès lors que, M. B... étant ressortissant d’un ays de l’Union euro éenne, il ne ouvait faire l’objet d’une mesure d’éloignement que sur le fondement des dis ositions du titre V du livre II du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.


Vu les autres ièces du dossier ;

Vu :
- la Convention euro éenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile 
- le code de justice administrative ;

Le résident de la formation de jugement a dis ensé le ra orteur ublic, sur sa ro osition, de rononcer des conclusions à l’audience.

Les arties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience ublique :
- le ra ort de Mme Marie-Isabelle Labetoulle,
- et les observations de Me. Duta, avocat de M. B...





Considérant ce qui suit :

1.M. B..., de nationalité roumaine, qui dit être entré en France en 2011, demande l’annulation du jugement du 26 mai 2025 ar lequel le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande tendant à l’annulation de l’arrêté du 22 juillet 2024 ar lequel le réfet des Hauts-de-Seine l’a obligé à quitter sans délai le territoire français, a fixé le ays de destination et a rononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français our une durée d’un an.

Sur la régularité du jugement attaqué :

2. Il ressort des ièces du dossier que, dans ses mémoires com lémentaires enregistrés les 25 et 28 avril 2025 devant le tribunal administratif de Montreuil, le requérant a soulevé our la remière fois le moyen, qui n’était as ino érant, tiré de l’erreur manifeste d’a réciation de l’arrêté attaqué, auquel les remiers juges n’a as ré ondu. Dès lors il est fondé à soutenir que, en s’abstenant d’y ré ondre, le tribunal a entaché son jugement d’irrégularité et à en demander our ce motif l’annulation.

3. Il a artient à la Cour d’évoquer et de se rononcer sur la demande de M. B....


Sur la légalité interne de la décision attaquée :

4. Il ressort des ièces du dossier et il n’est as contesté que M. B... a la nationalité roumaine, et est ainsi ressortissant d’un ays membre de l’Union euro éenne. Dès lors sa situation au regard du séjour est entièrement régie ar les dis ositions du livre II du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dont le titre VI traite notamment des mesures d’éloignement susce tibles d’être rononcées à l’encontre des ressortissants de ces ays. Or il ressort des visas et des motifs de l’arrêté attaqué que l’obligation de quitter le territoire et l’interdiction de retour sur le territoire français ont été rises sur le fondement des dis ositions des titres VI et VII de ce code, régissant res ectivement les décisions d’éloignement et l’exécution des décisions d’éloignement, qui ne s’a liquent as aux ressortissants d’un Etat membre de l’Union euro éenne. ar suite l’arrêté attaqué a été ris sur un fondement juridique erroné et est de ce fait entaché d’illégalité.



5.Il résulte de tout ce qui récède, sans qu’il soit besoin de se rononcer sur les moyens de la requête, que M. B... est fondé à demander l’annulation de l’arrêté du 22 juillet 2024 du réfet des Hauts-de-Seine.

Sur les conclusions relatives aux frais d’instance :

6. Dans les circonstances de l’es èce, il n’y a as lieu de faire droit aux conclusions de M. B... résentées sur le fondement des dis ositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :


Article 1er : Le jugement du 26 mai 2025 du tribunal administratif de Montreuil est annulé.


Article 2 : L’arrêté du 22 juillet 2024 du réfet des Hauts-de-Seine ortant obligation de quitter sans délai le territoire français, et interdiction de retour sur le territoire français our une durée d’un an est annulé.

Article 3 : Le sur lus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : Le résent arrêt sera notifié à M. A... B... et au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur.

Co ie en sera adressée au réfet des Hauts-de-Seine.

Délibéré a rès l’audience du 25 se tembre 2025, à laquelle siégeaient :

- M. Ivan Luben résident de chambre,
- M. Sté hane Diémert, résident assesseur,
- Mme Marie-Isabelle Labetoulle, remière conseillère.


Rendu ublic ar mise à dis osition au greffe le 9 octobre 2025





La ra orteure,
M-I. LABETOULLE Le résident,
I.LUBEN




La greffière,
C. OVSE

La Ré ublique mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les arties rivées, de ourvoir à l'exécution de la résente décision.

Décisions similaires

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01669

03/08/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL01953

03/08/2026

CAA44excès de pouvoir

Cour Administrative d'Appel de Nantes — N° CAA44-25NT03278

Refus de conditions matérielles d’accueil par l’OFII – Cour Administrative d’Appel de Nantes (juge des référés) – Rejet de la requête de M. B..., ressortissant tchadien, contestant le refus de l’OFII fondé sur l’absence de demande d’asile dans le délai de 90 jours (article L. 551-15 du CESEDA). La cour confirme le jugement du tribunal administratif de Nantes, estimant que la décision est suffisamment motivée et que l’allégation de vulnérabilité, non étayée, ne constitue pas un motif légitime. La requête est rejetée comme manifestement dépourvue de fondement.

01/07/2026

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA01295

Obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d’une fixation du pays de renvoi. La Cour administrative d’appel de Paris, statuant en référé, rejette la requête de M. B..., ressortissant égyptien, comme manifestement dépourvue de fondement. Elle confirme l’ordonnance du tribunal administratif de Paris qui avait rejeté sa demande d’annulation de l’arrêté préfectoral. La cour retient que l’appelant ne présente aucun argument nouveau de nature à remettre en cause l’analyse des premiers juges, laquelle était fondée sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et les stipulations des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.

01/07/2026

← Retour aux décisions