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AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-19VE03401

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-19VE03401

jeudi 2 juin 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-19VE03401
TypeDécision
Recoursplein contentieux
Formation5ème chambre
Avocat requérantSELARL CABINET GENTILHOMME

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

L'association de défense des contribuables de Soisy-sous-Montmorency a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise d'annuler ou, à défaut, de résilier, le marché de maîtrise d'œuvre conclu le 9 juin 2016 entre la commune de Soisy-sous-Montmorency et le groupement solidaire de maîtrise d'œuvre, ayant pour mandataire le cabinet Wilmotte et Associés Architectes, pour la construction d'un espace culturel.

Par un jugement n° 1607896 du 6 août 2019, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête sommaire, un mémoire complémentaire et un mémoire en réplique, enregistrés respectivement le 11 octobre 2019, le 19 novembre 2019 et le 6 octobre 2021, l'association de défense des contribuables de Soisy-sous-Montmorency, représentée par Me Théobald, avocat, demande à la cour :

1°)d'annuler ce jugement ;

2°)d'annuler ou, à défaut, de résilier le marché de maîtrise d'œuvre conclu le 9 juin 2016 entre la commune de Soisy-sous-Montmorency et le groupement solidaire de maîtrise d'œuvre ayant pour mandataire le cabinet Wilmotte.

Elle soutient que :

-sa requête n'est pas tardive ;

-le tribunal administratif a méconnu son office en n'ordonnant pas une mesure d'instruction ;

-le jugement attaqué est entaché d'erreur de fait, d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation ;

-c'est à tort que le tribunal n'a reconnu son intérêt à agir qu'en tant qu'elle a pour objet de s'assurer de la bonne gestion publique dans une logique de transparence et de lutte contre la corruption et a estimé que le seul moyen opérant était celui tiré de la violation du principe d'impartialité ;

-elle s'est également donné pour but de veiller à la bonne gestion des deniers publics et peut utilement se prévaloir du dépassement de l'enveloppe prévisionnelle des travaux en violation du règlement de concours ;

-les moyens tirés de la non-conformité du projet avec le règlement de concours, de l'irrégularité de la procédure du jury et de l'irrégularité de la délibération du 4 février 2016 n'étaient pas inopérants dès lors qu'ils sont indissociables de l'appréciation du respect du principe d'impartialité ;

-le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 70 du code des marchés publics présentait un caractère opérant dès lors que l'association exposante a pour but de s'assurer du respect des règles d'urbanisme ;

-l'appréciation globale du réseau relationnel corroboré par les anomalies affectant la régularité de la procédure et la présentation partiale du projet aux membres du conseil municipal établissent que le principe d'impartialité a été méconnu ; même en se livrant à une appréciation isolée de chaque situation, l'assistant au maître d'ouvrage entretient des relations commerciales avec le mandataire du groupement et ce dernier emploie la fille du maire depuis septembre 2013 ;

- elle entend se référer à l'argumentation qu'elle a développée en première instance.

Par un mémoire en défense et un mémoire complémentaire, enregistrés respectivement le 5 mars 2020 et le 23 septembre 2021, la commune de Soisy-sous-Montmorency, représentée par Me Gentilhomme, avocat, demande à la cour :

1°)de rejeter la requête ;

2°)de mettre à la charge de la requérante le versement de la somme de 8 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

-la requête est tardive ;

-la demande de première instance était irrecevable ;

-les moyens tirés de la non-conformité du projet avec le règlement de concours, de l'irrégularité de la procédure du jury et de l'irrégularité de la délibération du 4 février 2016 sont inopérants, compte tenu de l'intérêt lésé de l'association requérante ;

-l'acte contesté n'a pas mis en péril le budget communal pour 2016 ;

-le moyen tiré du non-respect par le projet retenu des règles du plan local d'urbanisme n'est pas fondé ;

-le principe d'impartialité a été respecté lors de la passation du contrat litigieux.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 mars 2020, la société Wilmotte et Associés Architectes, représentée par Me Caron, avocat, demande à la cour :

1°)de rejeter la requête ;

2°)de mettre la charge de la requérante la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

-les moyens autres que celui tiré de la méconnaissance du principe d'impartialité sont inopérants, compte tenu de l'intérêt lésé de l'association requérante ; ils sont en tout état de cause infondés ;

-il n'y a pas eu manquement au principe d'impartialité lors de la passation du contrat ;

-en tout état de cause, les vices invoqués, s'ils étaient établis, ne seraient pas d'une particulière gravité et l'annulation ou la résiliation du contrat porterait une atteinte excessive à l'intérêt général.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

-le code général des collectivités territoriales ;

-le code des marchés publics ;

-la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

-le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

-le rapport de M. B,

-les conclusions de Mme Sauvageot, rapporteure publique,

-les observations de Me Miah, substituant Me Gentilhomme, pour la commune de Soisy-sous-Montmorency et celles de Me Roussaire, substituant Me Caron, pour la société Willmotte.

Considérant ce qui suit :

1. L'association de défense des contribuables de Soisy-sous-Montmorency fait appel du jugement du 6 août 2019 par lequel le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande tendant à l'annulation du marché de maîtrise d'œuvre pour la réalisation d'un espace culturel conclu le 9 juin 2016 entre la commune de Montmorency et le groupement représenté par la société Wilmotte et Associés Architectes.

Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence (), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ".

3. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l'admission provisoire de l'association de défense des contribuables de Soisy-sous-Montmorency au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur la régularité du jugement attaqué :

4. En premier lieu, l'association requérante soutient que le tribunal administratif a méconnu son office en ne diligentant pas une mesure d'instruction sur les liens existant entre le groupement retenu et les personnes appelées à participer à la procédure de désignation du lauréat du concours. Toutefois, dès lors qu'il était suffisamment éclairé par les pièces figurant au dossier, le tribunal a pu régulièrement statuer sur la demande de la requérante sans diligenter une mesure d'instruction. Ainsi, le moyen tiré de ce que le tribunal a méconnu son office doit être écarté.

5. En second lieu, si l'association requérante soutient que le jugement attaqué est entaché d'erreurs de fait, de droit ou d'appréciation, ces moyens, qui se rattachent au bien-fondé du raisonnement suivi par le tribunal administratif, ne sont pas de nature à affecter la régularité de ce jugement. Ils doivent, par suite, être écartés.

Au fond :

En ce qui concerne l'intérêt à agir de la requérante contre le contrat et l'opérance des moyens :

6. D'une part, tout tiers à un contrat administratif susceptible d'être lésé dans ses intérêts de façon suffisamment directe et certaine par sa passation ou ses clauses est recevable à former devant le juge du contrat un recours de pleine juridiction contestant la validité du contrat ou de certaines de ses clauses non réglementaires qui en sont divisibles.

7. D'autre part, si le représentant de l'Etat dans le département et les membres de l'organe délibérant de la collectivité territoriale ou du groupement de collectivités territoriales concerné, compte tenu des intérêts dont ils ont la charge, peuvent invoquer tout moyen à l'appui d'un recours de pleine juridiction contestant la validité d'un contrat ou de certaines de ses clauses non réglementaires qui en sont divisibles, les autres tiers ne peuvent invoquer que des vices en rapport direct avec l'intérêt lésé dont ils se prévalent ou ceux d'une gravité telle que le juge devrait les relever d'office.

8. Il résulte des statuts de l'association requérante que celle-ci a notamment pour objet de " regrouper les contribuables payants des impôts locaux dans la commune de Soisy-sous-Montmorency afin de défendre collectivement leurs droits et intérêts ", de " veiller à la bonne gestion des deniers publics, dans un but d'intérêt général, de la commune de Soisy-sous-Montmorency, de ses structures rattachées ou intercommunales auxquelles elle appartient ou a des intérêts " et de " s'assurer que la gestion des deniers publics ainsi que les décisions et projets des élus locaux soient conduits dans le respect de la légalité, de la probité, des règles d'urbanisme, de la lutte contre la corruption ", l'association pouvant " intenter toute action en justice pour défendre les droits et intérêts des contribuables de Soisy-sous-Montmorency ". Eu égard aux conséquences significatives qu'il entraîne pour les finances de la commune, l'association de défense des contribuables de Soisy-sous-Montmorency est susceptible d'être lésée de façon suffisamment directe et certaine par la passation du marché litigieux et justifie ainsi d'un intérêt à agir contre ce marché. En revanche, la requérante ne peut invoquer que des vices en rapport direct avec la défense des intérêts des contribuables locaux qui constitue son objet ou ceux d'une gravité telle que le juge devrait les relever d'office.

En ce qui concerne la validité du contrat :

S'agissant de la méconnaissance du principe d'impartialité :

9. Au nombre des principes généraux du droit qui s'imposent au pouvoir adjudicateur comme à toute autorité administrative figure le principe d'impartialité, qui implique l'absence de situation de conflit d'intérêts au cours de la procédure de sélection du titulaire du contrat.

10. A l'appui du moyen tiré de la méconnaissance du principe d'impartialité, l'association de défense des contribuables de Soisy-sous-Montmorency se prévaut non seulement des liens entre différentes personnes qui sont intervenues dans le choix du lauréat et le groupement retenu, mais aussi, plus généralement, de la non-conformité du projet avec le règlement du concours, de l'irrégularité de la procédure du jury et de la délibération du 4 février 2016 approuvant le contrat de maîtrise d'œuvre.

11. En premier lieu, l'association requérante fait état de liens entre la société Cegetec, qui est intervenue dans le choix du groupement retenu en qualité d'assistant au maître de l'ouvrage, et le cabinet Wilmotte. Toutefois, si la société Cegetec indique, dans une plaquette de présentation de l'entreprise, avoir travaillé pour le cabinet Wilmotte parmi de nombreux autres clients, cette seule circonstance ne suffit pas à faire naître un doute légitime sur l'existence d'une situation de conflit d'intérêts entre elles. D'ailleurs, si la présentation du projet retenu par la société Cegetec lors de la séance du conseil municipal du 4 février 2016 indique, au nombre des points positifs, le quasi-respect du budget, elle fait également état, au nombre des points négatifs, d'un léger dépassement du gabarit de constructibilité. L'assistant au maître de l'ouvrage ne peut être regardé comme s'étant livré, en particulier lors de la séance du conseil municipal du 4 février 2016, à une présentation orientée des trois projets présélectionnés par le jury, les conseillers municipaux ayant ainsi été suffisamment et objectivement informés.

12. En deuxième lieu, l'association fait état de liens entre le maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency et le cabinet Wilmotte. Toutefois, si la fille du maire de Soisy-sous-Montmorency a été recrutée par ce cabinet en 2013 dans le cadre d'un contrat de professionnalisation puis en 2014 en qualité d'assistante de projet confirmée en architecture d'intérieur, il n'est pas contesté qu'elle n'a travaillé que sur des projets d'architecture intérieure, en particulier sur le projet de réhabilitation de l'hôtel Lutétia entre 2014 et 2018 et qu'elle n'a jamais travaillé sur le projet de construction d'un espace culturel à Soisy-sous-Montmorency. Dans les circonstances de l'espèce, compte tenu notamment de la date d'embauche de la fille du maire par le cabinet Wilmotte et de ses responsabilités dans l'entreprise, cet élément n'est pas de nature à faire naître un doute légitime sur l'impartialité de la procédure suivie.

13. En troisième lieu, l'association requérante s'est également prévalue des liens entretenus entre les architectes, membres du jury du concours, et la société Béthic, membre du groupement retenu, ainsi que de liens existants entre cette société et la commune avant le concours. Toutefois, si les architectes concernés ont eu l'occasion de collaborer avec la société Béthic sur d'autres projets, en particulier des projets publics, cette circonstance ne suffit pas à faire naître un doute légitime sur l'existence d'un conflit d'intérêts, les membres du jury s'étant d'ailleurs exprimés à l'unanimité en faveur du projet retenu. En outre, si le maire de la commune de Soisy-sous-Montmorency, la maire adjointe en charge de la culture et le directeur de la société Béthic ont participé le 10 janvier 2014 à un déjeuner consacré au dossier de l'espace culturel, ce seul déjeuner offert par la commune qui a eu lieu plus d'un an avant le lancement de la procédure de passation du marché litigieux alors que le programme de la consultation n'existait pas, ne suffit pas davantage à faire naître un doute légitime sur l'impartialité de ces élus dans le choix du groupement retenu en 2016. Par ailleurs, si le directeur général des services de la commune de Soisy-sous-Montmorency a également participé à un déjeuner payé par la commune en présence du directeur de la société Béthic le 20 janvier 2015, il n'est pas établi, d'une part, que le dossier du centre culturel a été évoqué à cette occasion et, d'autre part, que le directeur général des services était en mesure d'influencer la procédure et avait un intérêt dans le choix du lauréat du concours. Enfin, si le fils d'un conseiller municipal a été employé par la société Béthic dans le cadre d'un contrat d'apprentissage entre 2014 et 2017, cette circonstance ne suffit pas à établir que cet élu avait un intérêt à l'attribution du marché au groupement retenu. Ainsi, aucune violation du principe d'impartialité n'est caractérisée, le vote du conseil municipal en faveur du projet retenu ayant d'ailleurs été acquis à vingt-huit voix pour, une seule s'étant exprimée en faveur d'un autre projet. Si les membres du jury ont eu connaissance de l'identité des candidats, il n'est pas contesté, ainsi qu'il ressort notamment du procès-verbal du jury de concours du 7 janvier 2016, que les autres membres du conseil municipal ont effectué leur choix sans avoir cette information. Au surplus, il ressort de la délibération du 4 février 2016 que les habitants de la commune ont été consultés sur les trois projets présélectionnés et qu'ils ont également émis un avis nettement en faveur de celui qui a été finalement retenu par le conseil municipal.

14. En quatrième lieu, l'association requérante fait également état d'un dépassement de l'enveloppe des travaux par le projet retenu et d'une méconnaissance des règles d'urbanisme, ces illégalités constituant selon elle des indices d'un défaut d'impartialité dans le choix du lauréat.

15. Aux termes de l'article 4-5 du règlement du concours relatif aux critères d'évaluation des projets : " Les critères énoncées par ordre prioritaire sont explicités ainsi : () - la stricte compatibilité du projet avec la partie de l'enveloppe financière prévisionnelle affectée aux travaux ; l'appréciation de celle-ci prendra le plus grand compte de la part des investissements destinés à réduire les coûts ultérieurs d'exploitation/maintenance ". Il résulte de l'instruction que le projet retenu annonçait un budget travaux de 15 026 500 euros HT alors que l'enveloppe financière prévisionnelle affectée aux travaux était estimée à 15 000 000 euros HT. Par ailleurs, il n'est pas contesté que le projet retenu comportait un dépassement du gabarit de constructibilité autorisé par les règles d'urbanisme alors en vigueur sur le territoire de la commune, ces règles ayant été ultérieurement modifiées. Toutefois, ni ce léger dépassement de l'enveloppe des travaux, ni la circonstance évoquée lors des débats du conseil municipal que le projet retenu impliquait une modification mineure des règles d'urbanisme locales, ne permettent d'établir que le choix du lauréat du concours a été fait en méconnaissance du principe d'impartialité.

16. En cinquième lieu, il n'est pas établi que la composition du jury était irrégulière et de nature à fausser son avis sur les projets dont il a eu à connaître, en particulier en raison de la participation en qualité de personnalité désignée d'un chef d'orchestre entretenant des relations amicales avec le maire.

17. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de la violation du principe d'impartialité doit être écarté.

Sur les autres moyens :

18. A l'appui de sa requête, l'association de défense des contribuables de Soisy-sous-Montmorency se prévaut de la non-conformité du projet avec le règlement du concours, de l'irrégularité de la procédure suivie par le jury et de l'irrégularité de la délibération du conseil municipal du 4 février 2016.

19. Toutefois, d'une part, le moyen tiré de l'incompatibilité du projet retenu avec les règles d'urbanisme alors applicable n'est pas en rapport direct avec l'intérêt lésé de l'association requérante dont l'objet, ainsi qu'il a été dit ci-dessus, est la défense des intérêts des contribuables locaux et non la défense de l'urbanisme de la commune. Il n'est pas d'une gravité telle que le juge devrait le relever d'office. D'autre part, le léger dépassement de l'enveloppe financière prévisionnelle des travaux par le projet retenu n'est pas de nature à affecter la régularité de l'offre du groupement retenu. Enfin, en ce qui concerne les autres vices, il appartient au requérant d'assortir ses moyens des précisions nécessaires à l'appréciation de leur bien-fondé, le juge d'appel n'étant pas tenu d'examiner un moyen que l'appelant se borne à déclarer reprendre en appel, sans l'assortir des précisions nécessaires.

20. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée par la commune de Soisy-sous-Montmorency, que l'association de défense des contribuables de Soisy-sous-Montmorency n'est pas fondée à se plaindre de ce que, par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté sa demande.

Sur les frais liés à l'instance :

21. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Soisy-sous-Montmorency et la société Wilmotte et Associés Architectes au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

DÉCIDE :

Article 1er : L'association de défense des contribuables de Soisy-sous-Montmorency est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : La requête de l'association de défense des contribuables de Soisy-sous-Montmorency est rejetée.

Article 3 : Les conclusions présentées par la commune de Soisy-sous-Montmorency et la société Wilmotte et Associés Architectes au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent arrêt sera notifié à l'association de défense des contribuables de Soisy-sous-Montmorency, à la commune de Soisy-sous-Montmorency et à la société Wilmotte et Associés Architectes.

Délibéré après l'audience du 18 mai 2022, à laquelle siégeaient :

Mme Signerin-Icre, présidente,

M. Camenen, président assesseur,

M. Toutain, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juin 2022.

Le rapporteur,

G. BLa présidente,

C. SIGNERIN-ICRE

La greffière,

M. A

La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

La greffière,

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