mardi 13 décembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-19VE03723 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | EVODROIT SCP INTER BARREAUX D'AVOCATS |
Vu les procédures suivantes :
Par un jugement n° 1610964 du 29 novembre 2018, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 1er juin 2016 par laquelle la directrice de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) " Jules Fossier " a placé Mme B A en disponibilité d'office, et a enjoint à l'établissement de réexaminer la situation de Mme A.
Par un arrêt n° 19VE03723 du 22 septembre 2020, la cour, saisie par Mme A d'une demande d'exécution du jugement du 29 novembre 2018, a enjoint à l'EHPAD Jules Fossier de réexaminer la situation administrative de Mme A, après saisine du comité médical pour avis, dans le respect des conditions prévues par les dispositions du décret n° 88-386 du 19 avril 1988, dans le délai de trois mois à compter de la notification de l'arrêt et sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et de communiquer à la cour la copie des actes justifiant des mesures prises pour exécuter cet arrêt.
Par un courrier du 20 décembre 2020 et un mémoire enregistré le 16 juin 2021, qui n'a pas été communiqué, l'EHPAD Jules Fossier, représenté par Me Abecassis, avocat, a informé la cour qu'il estimait avoir exécuté l'arrêt du 22 septembre 2020.
Par un mémoire, enregistré le 3 mars 2021, Mme A, représentée par Me Dutheuil-Lecouve a demandé à la cour :
1°) de procéder à la liquidation de l'astreinte prononcée ;
2°) de porter le montant de l'astreinte à la somme de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'EHPAD Jules Fossier une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un arrêt du 6 juillet 2021, la cour a condamné l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Jules Fossier " à verser à Mme A ainsi qu'à l'Etat la somme de 4 475 euros, et rejeté les demandes de Mme A tendant à ce que le montant de l'astreinte soit porté à 100 euros par jour de retard et à ce qu'il soit mis à la charge de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes " Jules Fossier " la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un courrier, en date du 1er décembre 2022, Mme A a informé la cour de ce qu'elle estimait que le jugement n° 1610964 du 29 novembre 2018 du tribunal administratif de Cergy-pontoise avait désormais été entièrement exécuté, et qu'elle se désistait purement et simplement de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours () peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () ".
2. Le désistement de M. A, qui spécifie qu'il s'agit d'un désistement d'instance et d'action, est pur et simple. Rien ne fait obstacle à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'action de la requête de M. A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A. Copie en sera adressée à l'EHPAD Jules Fossier et au ministre de la santé et de la prévention.
Fait à Versailles, le 13 décembre 2022.
Le président de la 1ère chambre,
P. BEAUJARD
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026