mardi 27 juin 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-20VE00458 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | SCP WOOG & ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme B A, a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler, d'une part, la décision du 22 novembre 2017 par laquelle le vice-président du syndicat pour l'innovation, le recyclage et l'énergie par les déchets (SIREDOM) a prononcé son licenciement à titre disciplinaire, d'autre part, la décision du 11 décembre 2017 rejetant le recours gracieux formé contre cette décision, d'enjoindre sous astreinte au SIREDOM de la réintégrer et de régulariser sa situation, de condamner le SIREDOM à lui verser les sommes respectives de 30 262 euros en réparation du préjudice lié à son licenciement injustifié, de 8 533,53 euros à titre d'indemnité de licenciement, de 3 103,10 euros à titre d'indemnité de préavis et de 20 174,60 euros à titre d'indemnité liée au harcèlement moral dont elle a été victime, et d'assortir les condamnations prononcées des intérêts légaux à compter de la date de sa première demande préalable, et de la capitalisation des intérêts échus, de mettre à la charge du SIREDOM une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1800609 du 9 décembre 2019 le tribunal administratif de Versailles, d'une part, a annulé la décision du 22 novembre 2017 par laquelle le vice-président du SIREDOM a prononcé le licenciement à titre disciplinaire de Mme B A, ainsi que la décision du 11 décembre 2017 rejetant le recours gracieux formé contre cette décision, a enjoint au SIREDOM de réintégrer Mme A dans ses fonctions d'agent d'exploitation à compter du 1er décembre 2017 et de procéder à la reconstitution de sa carrière et de ses droits sociaux et, d'autre part, a condamné le SIREDOM à lui verser une indemnité correspondant à la différence entre les rémunérations qu'elle aurait perçues si elle n'avait pas été illégalement licenciée et les revenus du travail ou de remplacement qui lui ont été versés après le 1er décembre 2017.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 7 février 2020, le syndicat pour l'innovation, le recyclage, et l'énergie par les déchets et ordures ménagères (SIREDOM), représenté par Me Stéphane Woog, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) de mettre la somme de 3 000 euros à la charge de Mme A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er juin 2020, Mme B A conclut à la confirmation du jugement n° 1800609 du 9 décembre 2019 du tribunal administratif de Versailles, au rejet de toute demande du syndicat intercommunal pour le recyclage et l'énergie par les déchets et ordures ménagères (SIREDOM), à l'annulation de la décision du 22 novembre 2017 par laquelle le vice-président du syndicat a prononcé son licenciement et de la décision du 11 décembre 2017 par laquelle le vice-président du syndicat a refusé de la réintégrer et de régulariser sa situation, à ce qu'il soit enjoint sous astreinte au syndicat de la réintégrer et de régulariser sa situation, à la condamnation du SIREDOM à lui verser les sommes de 30 262 euros, pour l'indemnisation du préjudice lié au licenciement injustifié, de 8 533,53 euros d'indemnité de licenciement, de 3 103,10 euros d'indemnité de préavis, de 20 174,60 euros d'indemnité liée au harcèlement moral, outre intérêts de droit à compter de la date de la première demande d'indemnisation formée auprès du syndicat avec capitalisation des intérêts échus à compter de cette même formalité et de mettre à la charge du SIREDOM la somme de 2 000 euros au titre de l'article L 761-1.
Par un mémoire enregistré le 28 novembre 2022, le syndicat pour l'innovation, le recyclage, et l'énergie par les déchets et ordures ménagères (SIREDOM), représenté par Me Stéphane Woog, a fait valoir qu'il n'y a plus lieu pour la cour de statuer, dès lors qu'une convention de transaction a été signée entre les parties pour le règlement des sommes dues à Mme A.
Par un mémoire enregistré le 22 janvier 2023, Mme B A, représentée par Me Emmeline Plets Duguet, a fait savoir qu'un accord amiable a été finalisé entre les partie au litige et a demandé à la cour de lui donner acte de son désistement validé par la partie adverse.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents () de cour administrative d'appel, () les présidents de formation de jugement () des cours peuvent, par ordonnance : ()1° Donner acte des désistements ; () ".
2. Le syndicat pour l'innovation, le recyclage et l'énergie par les déchets (SIREDOM) a fait valoir qu'il n'y a plus lieu pour la cour de statuer, après paiement à Mme A de la somme prévue par la transaction, dès lors qu'une transaction a été conclue entre les parties. Mme A, a demandé à la cour de lui donner acte de son désistement, à la suite de cet accord amiable, par un mémoire enregistré le 22 janvier 2023. Dans ces conditions, les deux parties doivent être regardées comme ayant entendu se désister. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement du syndicat intercommunal pour le recyclage et l'énergie par les déchets et ordures ménagères (SIREDOM) et de Mme A.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au syndicat intercommunal pour le recyclage et l'énergie par les déchets et ordures ménagères (SIREDOM) et à Mme B A.
Fait à Versailles, le 27 juin 2023.
Le président de la 6ème chambre,
P.-L. ALBERTINI
La République mande et ordonne au préfet de l'Essonne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026