mercredi 5 avril 2023
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-20VE00659 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | plein contentieux |
| Avocat requérant | FALALA |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Par une requête et cinq mémoires enregistrés les 21 janvier 2018, 14 décembre 2018, 14 janvier 2019, 26 février 2019 ainsi que les 3, 20 et 28 avril 2019, Mme A B, représentée par Me Panarelli, avocat, a demandé au tribunal administratif de Versailles d'annuler la décision en date du 13 octobre 2017 par laquelle la directrice de l'institut de formation en soins infirmiers (IFSI) de Perray-Vaucluse (Yvelines) a prononcé son exclusion définitive de la formation d'infirmière, ensemble la décision implicite en date du 15 janvier 2018 rejetant son recours gracieux ; d'enjoindre à l'IFSI de Perray-Vaucluse de la réintégrer dans son cursus de formation d'infirmière et de supprimer la mention d'exclusion de son dossier, à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; de mettre à la charge de l'IFSI de Perray-Vaucluse la somme de 2 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un jugement n° 1800521 du 19 décembre 2019, le Tribunal administratif de Versailles a annulé les décisions en date du 13 octobre 2017 et du 15 janvier 2018 ; a enjoint au GHU Paris-Psychiatrie et Neurosciences de procéder au réexamen de la situation de
Mme B dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement et de retirer la mention de l'exclusion définitive du dossier de l'intéressée ; a rejeté le surplus des conclusions de la requête de Mme B.
Procédure devant la Cour :
Par une requête, enregistrée le 20 février 2020, le Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris-Psychiatrie et Neurosciences représenté par Me Falala, avocat, demande à la Cour :
1° d'annuler le jugement n° 1800521 du 19 décembre 2019 ;
2° de rejeter la requête de première instance de Mme B.
Par un mémoire, enregistré le 13 mars 2021, présenté par Me Panarelli,
Mme B demande à la cour, à titre principal, de prononcer un non-lieu à statuer sur la requête du Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris-Psychiatrie et Neurosciences ; à titre subsidiaire, de rejeter la requête et de confirmer le jugement ; et par effet dévolutif, d'annuler la décision de la directrice de l'institut de formation en soins infirmiers (IFSI) de Perray-Vaucluse (Yvelines) en date du 13 octobre 2017 ; en tout état de cause, de condamner le Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris-Psychiatrie et Neurosciences aux entiers dépens ; de condamner le Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris-Psychiatrie et Neurosciences au paiement de la somme de 3 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Mme B a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 30 novembre 2021.
Par un courrier du greffe de la Cour, en date du 28 novembre 2022, le Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris-Psychiatrie et Neurosciences a été invité, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément le maintien de sa requête, dans le délai d'un mois.
Par un mémoire, enregistré le 29 décembre 2022 présenté par Me Falala, le Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris-Psychiatrie et Neurosciences déclare se désister purement et simplement de sa requête et demande à la cour de rejeter les conclusions incidentes de
Mme B et en tout état de cause de rejeter la demande Mme B formée sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : - 1° Donner acte des désistements () " ;
2. Le Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris-Psychiatrie et Neurosciences déclare se désister de la présente requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés à l'instance :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de condamner le Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris-Psychiatrie et Neurosciences à verser à Mme B la somme de 500 euros au titre des frais irrépétibles.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête au Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris-Psychiatrie et Neurosciences.
Article 2 : Le Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris-Psychiatrie et Neurosciences versera à Mme B la somme de 500 euros en application des dispositions de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au Groupe hospitalier universitaire (GHU) Paris-Psychiatrie et Neurosciences, à Mme A B et au ministre de la santé.
Fait à Versailles, le 5 avril 2023.
Le président de la 4ème chambre,
S. BROTONS
La République mande et ordonne au ministre de la santé ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
Le greffier,
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA01426
Cette décision de la Cour administrative d'appel de Marseille concerne le non-renouvellement du contrat d'une assistante d'éducation par le collège des Hautes Vallées. La cour rejette la requête de Mme A... qui contestait ce non-renouvellement. Elle juge que l'absence d'entretien préalable, prévu par l'article 45 du décret n° 86-83 du 17 janvier 1986, ne constitue pas une garantie dont la privation entraîne automatiquement l'annulation de la décision, sauf en cas de caractère disciplinaire, ce qui n'était pas le cas. La cour confirme ainsi le jugement du tribunal administratif de Marseille.
04/05/2026