jeudi 29 décembre 2022
| Juridiction | Cour administrative d'appel de Versailles |
| Section | Cour administrative d'appel de Versailles |
| N° Dossier | CAA78-20VE01222 |
| Type | Décision |
| Recours | plein contentieux |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | SCP SUR & MAUVENU ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
Mme A B a demandé au tribunal administratif de Cergy-Pontoise :
- sous le no 1706923, d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Garges-lès-Gonesse n° P17-368 du 16 janvier 2017 lui attribuant une indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) d'un montant de 13 316,49 euros à compter du 1er janvier 2017, correspondant au groupe de fonctions cadre intermédiaire du cadre d'emplois des attachés territoriaux, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux formé le 30 mars 2017 et d'enjoindre à la commune de Garges-lès-Gonesse de lui attribuer une IFSE correspondant au groupe de fonctions de chef de service, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
- sous le no 1801943, d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Garges-lès-Gonesse n° P17-1044 du 3 août 2017 et notifié le 7 septembre 2017 portant modification de son régime indemnitaire du 1er décembre 2014 au 31 décembre 2016, ensemble la décision implicite de rejet de son recours gracieux et d'enjoindre à la commune de Garges-lès-Gonesse de lui verser les sommes dues sur la période du 1er décembre 2014 au 31 décembre 2016 dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
- sous le no 1805343, d'annuler l'arrêté du maire de la commune de Garges-lès-Gonesse n° P18-524 du 6 avril 2018 portant modification de son régime indemnitaire du 1er décembre 2014 au 31 décembre 2016 et d'enjoindre à la commune de Garges-lès-Gonesse de lui verser les sommes dues sur la période du 1er décembre 2014 au 31 décembre 2016 dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, et sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Par un jugement nos 1706923, 1801943, 1805343 du 5 mars 2020, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté notifié le 7 septembre 2017 et a rejeté les demandes de Mme B tendant à l'annulation des arrêtés des 16 janvier 2017 et 6 avril 2018.
Procédure devant la cour :
Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés respectivement les 30 avril 2020 et 7 février 2022, Mme B, représentée par Me Gomar, avocat, demande à la cour :
1°) d'annuler ce jugement ;
2°) d'annuler ces arrêtés ;
3°) d'enjoindre à la commune de Garges-lès-Gonesse de lui attribuer une IFSE correspondant au groupe de fonctions de chef de service, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard, et de lui verser la somme de 47 450 euros à parfaire, représentant le différentiel de primes dues et non versées sur la période comprise entre décembre 2014 et décembre 2016 dans un délai de 15 jours à compter de la décision à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de la commune de Garges-lès-Gonesse la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-elle est recevable à exciper de l'illégalité de l'arrêté du 16 janvier 2017 l'affectant d'office sur un poste de chargée d'études auprès de la direction générale des services à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'arrêté du même jour portant attribution de l'IFSE avec classement dans le groupe de fonctions cadre intermédiaire du cadre d'emplois des attachés territoriaux ;
-cet arrêté est insuffisamment motivé ;
-il est entaché de rétroactivité illégale ;
-il constitue une sanction déguisée ;
-l'arrêté du 7 septembre 2017 est entaché d'incompétence ;
-il méconnaît le principe de non-rétroactivité ;
-il est entaché d'un détournement de procédure ;
-il constitue une sanction déguisée ;
-l'arrêté du 6 avril 2018 est insuffisamment motivé ;
-il méconnaît le principe de non-rétroactivité ;
-elle entend exciper de l'illégalité de la décision du 26 juin 2014 portant mutation d'office sur un poste de chargée de mission ; cette mutation n'a pas fait l'objet d'une publicité information auprès du centre de gestion ; il s'agit d'une sanction déguisée.
Par deux mémoires en défense, enregistrés respectivement le 6 novembre 2020 et le 25 février 2022, la commune de Garges-lès-Gonesse, représentée par Me Mauvenu, avocat, demande à la cour :
1°) de rejeter la requête ;
2°) de mettre à la charge de Mme B la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-à titre principal, la demande de première instance était irrecevable en ce qui concerne l'arrêté du 16 janvier 2017, celui-ci ayant été abrogé par un arrêté qui lui a été remis en main propre le 3 février 2017 ;
-elle est également irrecevable en ce qui concerne l'arrêté du 6 avril 2018 en l'absence de liaison du contentieux ;
-les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par un courrier du 6 décembre 2012, les parties ont été informées, conformément aux dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, que la cour était susceptible de relever d'office les moyens d'ordre public suivants :
- Mme B n'ayant présenté en première instance que des moyens de légalité interne
contre l'arrêté du 16 janvier 2017 n'est pas recevable à invoquer en appel le moyen
tiré de son défaut de motivation, ce moyen se rattachant à une cause juridique
distincte ;
- Mme B n'est pas recevable à se prévaloir de l'exception d'illégalité de la décision
du 26 juin 2014, cette exception ayant été invoquée au-delà du raisonnable d'un an
(CE 27 février 2019, M. E, n° 418950).
Par un mémoire, enregistré le 9 décembre 2022, la commune de Garges-lès-Gonesse a présenté ses observations sur ces moyens.
Par un mémoire, enregistré le 14 décembre 2022, Mme B a présenté ses observations sur ces moyens.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
-la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 ;
-la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
-le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
-le rapport de M. D,
-les conclusions de Mme Sauvageot, rapporteure publique,
-et les observations de Me Messin, pour la commune de Garges-lès-Gonesse.
Une note en délibéré, enregistrée le 19 décembre 2022, a été présentée pour la commune de Garges-lès-Gonesse.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, directrice territoriale employée par la commune de Garges-lès-Gonesse depuis 2008, relève appel du jugement du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 5 mars 2020 rejetant ses demandes tendant à l'annulation de l'arrêté du maire de la commune de Garges-lès-Gonesse n° P17-368 du 16 janvier 2017 lui attribuant une indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) d'un montant de 13 316,49 euros à compter du 1er janvier 2017, de l'arrêté du n° P17-1044 du 3 août 2017, notifié le 7 septembre 2017, portant modification de son régime indemnitaire du 1er décembre 2014 au 31 décembre 2016 et de l'arrêté n° P18-524 du 6 avril 2018 ayant le même objet.
Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 16 janvier 2017 :
2. En premier lieu, Mme B n'a, en première instance, présenté que des moyens de légalité interne contre cet arrêté. Par suite, elle n'est pas recevable, en appel, à soutenir qu'il serait entaché d'un défaut de motivation, ce moyen reposant sur une cause juridique différente de celle qui fondait ses moyens de première instance.
3. En deuxième lieu, cet arrêté attribue à Mme B une IFSE d'un montant annuel de 16 316,49 euros à compter du 1er janvier 2017. Il ne s'applique ainsi qu'au mois de janvier 2017 en cours et n'est pas entaché de rétroactivité illégale.
4. Enfin, il ressort des pièces du dossier que si Mme B a été employée en qualité de directrice des affaires juridiques de la commune de Garges-lès-Gonesse jusqu'en 2014, elle a fait l'objet d'un changement d'affectation dans l'intérêt du service par une décision du maire du 26 juin 2014, l'intéressée ayant alors été affectée sur le poste de chargée de mission des affaires juridiques au sein de la direction générale des services techniques. Trois ans plus tard, ce poste ayant perdu sa justification compte tenu du caractère avancé des projets de la ville, des besoins plus globaux en matière de ressources humaines, d'appui sur l'aspect juridique des projets des services ou sur les négociations à venir avec la communauté d'agglomération Roissy-Pays de France, il a été transformé en un poste de chargé d'études plus large pour l'ensemble de la collectivité auprès de la direction générale des services, ainsi qu'il résulte notamment des avis du comité technique et de la commission administrative paritaire du 3 janvier 2017. En conséquence, par un arrêté du 16 janvier 2017, Mme B a été mutée dans l'intérêt du service sur le poste de chargée d'études auprès de la direction générale des services. Par l'arrêté contesté du même jour, le maire de Garges-lès-Gonesse a fixé le montant annuel de l'indemnité de l'IFSE allouée à Mme B. Cette dernière excipe de l'illégalité de ces mutations à l'appui de ses conclusions tendant à l'annulation de l'arrêté contesté.
5. D'une part, les dispositions de l'article 41 alors en vigueur de la loi du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale, aux termes desquelles " lorsqu'un emploi permanent est créé ou devient vacant, l'autorité territoriale en informe le centre de gestion compétent qui assure la publicité de cette création ou de cette vacance, à l'exception des emplois susceptibles d'être pourvus exclusivement par voie d'avancement de grade ", ne s'appliquent pas à l'administration dans le cas où elle prononce une mutation dans l'intérêt du service. Par suite, le moyen tiré de l'absence de publication d'un avis de vacance d'emploi doit être écarté comme inopérant.
6. D'autre part, Mme B soutient que la modification de son régime indemnitaire prévue par cet arrêté est la concrétisation de la mutation interne dont elle a fait l'objet en 2014, celle-ci constituant selon elle une sanction déguisée et étant entachée de détournement de procédure. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que la mutation d'office de Mme B en 2014 est intervenue dans un contexte de fortes tensions existant alors au sein de la direction des affaires juridiques ainsi qu'avec la direction générale des services, en particulier à la suite du recrutement d'un directeur des affaires juridiques adjoint. Ce contexte est notamment décrit dans un rapport établi par un conseiller en prévention le 13 mars 2014 à la demande de la commune, dont les constatations ne sont pas sérieusement remises en cause par la requérante. Il n'est pas établi que cette mutation d'office serait intervenue dans le but de sanctionner Mme B ou qu'elle ne constituerait que l'un des éléments faisant présumer le harcèlement moral dont elle a fait l'objet. Il n'est pas davantage établi que l'administration a détourné la procédure de mutation d'office en nommant Mme B sur un poste de chargée de mission en 2014 puis de chargée d'études en 2017.
7. Ces mutations étant justifiées par l'intérêt du service, Mme B n'est, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la recevabilité de ces exceptions, pas fondée à se prévaloir de leur illégalité à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'arrêté du 16 janvier 2017 lui attribuant l'IFSE.
Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 6 avril 2018 :
8. En premier lieu, cet arrêté comporte les éléments de fait et de droit qui en constituent le fondement. Il est ainsi suffisamment motivé.
9. En deuxième lieu, les décisions administratives ne pouvant légalement disposer que pour l'avenir, l'administration ne peut, par dérogation à cette règle, prendre des mesures à portée rétroactive que pour assurer la continuité de la carrière d'un agent public ou procéder à la régularisation de sa situation.
10. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du maire de la commune de Garges-lès-Gonesse du 16 décembre 2014 mettant fin au versement de la prime de fonctions et de résultats à Mme B à compter du 1er décembre 2014 a été annulé par un jugement nos 1505521, 1602926, 1602927 du tribunal administratif de Cergy-Pontoise du 20 avril 2017. A la suite de cette annulation, le maire a modifié le régime indemnitaire de Mme B pour la période du 1er décembre 2014 au 31 décembre 2016 par un arrêté du 7 septembre 2017. Sur recours gracieux de Mme B, le maire a retiré cet arrêté et repris un nouvel arrêté ayant la même portée le 6 avril 2018. Par suite, cet arrêté, qui a été pris pour assurer la régularisation de la situation de Mme B, ne méconnaît pas le principe de non-rétroactivité des actes administratifs.
11. Enfin, il résulte de ce qui a été dit aux points 4 à 7 ci-dessus que la mutation d'office de Mme B sur un poste de chargée de mission en 2014 puis de chargée d'études en 2017 est justifiée par l'intérêt du service et n'est pas entachée d'illégalité. Par suite, Mme B n'est pas fondée à exciper de l'illégalité de ces mesures à l'appui de ses conclusions dirigées contre l'arrêté du 6 avril 2018.
Sur les conclusions dirigées contre l'arrêté du 3 août 2017 :
12. Il résulte de ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué, le tribunal administratif a rejeté sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 6 avril 2018. Par suite, dès lors que cet arrêté a eu pour effet de retirer et pour objet de remplacer l'arrêté du 3 août 2017 notifié le 7 septembre 2017, c'est à bon droit que le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 3 août 2017. Par suite, les moyens soulevés par Mme B à l'encontre de l'arrêté du 3 août 2017 doivent être écartés comme inopérants.
13. Il résulte de tout ce qui précède que Mme B n'est pas fondée à soutenir que c'est à tort que par le jugement attaqué, le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur sa demande tendant à l'annulation de l'arrêté du 3 août 2017 notifié le 7 septembre 2017 et a rejeté ses demandes dirigées contre l'arrêté du 16 janvier 2017 et l'arrêté du 6 avril 2018. Par suite, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent également être rejetées. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par la commune de Garges-lès-Gonesse tendant à l'application de ces dispositions.
DÉCIDE :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Garges-lès-Gonesse au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à Mme A B et à la commune de Garges-lès-Gonesse.
Délibéré après l'audience du 15 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Signerin-Icre, présidente de chambre,
M. Camenen, président assesseur,
Mme Janicot, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 décembre 2022.
Le rapporteur,
G. DLa présidente,
C. Signerin-Icre
La greffière,
M. C
La République mande et ordonne au préfet du Val-d'Oise en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme
La greffière,
No 20VE0122
Cour administrative d'appel de Versailles — N° CAA78-25VE03336
La Cour administrative d’appel de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C... contestant l’ordonnance du tribunal administratif de Versailles qui avait rejeté sa demande indemnitaire pour rupture abusive de son contrat de travail avec la commune de Carrières-sous-Poissy. La cour a confirmé que la demande de première instance était irrecevable, faute pour la requérante d’avoir produit la preuve du dépôt d’une demande indemnitaire préalable, condition nécessaire pour lier le contentieux. En l’absence de contestation de cette irrecevabilité, les moyens soulevés en appel ont été jugés inopérants. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
01/06/2026
Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-24MA03276
La Cour administrative d'appel de Marseille, dans un arrêt du 25 mars 2026, a examiné le litige opposant la société EEA à l'office public de l'habitat Pays d'Aix Habitat Métropole (aux droits duquel vient la société Famille et Provence) concernant la résiliation de trois accords-cadres de travaux. Saisie en appel du jugement du tribunal administratif de Marseille ayant rejeté la demande de la société EEA, la cour a soulevé d'office un moyen tiré de la nullité des contrats en raison d'un conflit d'intérêts. Elle a constaté que le directeur technique de l'office, ayant participé à la procédure de passation des trois contrats, se trouvait dans une situation de conflit d'intérêts constitutive d'un vice d'une particulière gravité, justifiant ainsi l'annulation du jugement et la constatation de la nullité des accords-cadres.
04/05/2026
Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02403
La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, est saisie par la société Neko Ramen d'une demande de suspension de l'exécution provisoire d'un jugement du tribunal administratif de Paris du 19 février 2026. Ce jugement avait partiellement annulé une décision de l'OFII du 14 septembre 2023, mais avait maintenu à la charge de la société une contribution spéciale de 661 650 euros pour emploi d'étrangers sans titre. La société invoque l'urgence et l'existence de moyens sérieux (irrégularité de procédure, erreur de droit dans la modulation, disproportion de la sanction). Le juge des référés rappelle que la suspension prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative nécessite une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
04/05/2026