LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° CAA78-20VE01417

Cour administrative d'appel de Versailles — Décision N° CAA78-20VE01417

mardi 26 juillet 2022

JuridictionCour administrative d'appel de Versailles
SectionCour administrative d'appel de Versailles
N° DossierCAA78-20VE01417
TypeDécision
Recoursexcès de pouvoir
Formation3ème Chambre
Avocat requérantKORN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Procédure contentieuse antérieure :

M. E B a demandé au tribunal administratif de Montreuil d'annuler l'arrêté du 28 mai 2019 par lequel le préfet de la Seine-Saint-Denis a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination, d'enjoindre au préfet de lui délivrer une carte de séjour temporaire dans un délai de quinze jours suivant la notification du jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et, à défaut, de lui enjoindre de réexaminer sa situation dans le même délai et sous la même astreinte, et de mettre à la charge de l'Etat au profit de son conseil la somme de 1 500 euros au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L 761-1 du code de justice administrative.

Par un jugement n° 1908154 du 26 mai 2020, le tribunal administratif de Montreuil a rejeté sa demande.

Procédure devant la cour :

Par une requête, enregistrée le 23 juin 2020, M. B, représenté par Me Korn, avocate, demande à la cour :

1°) d'annuler ce jugement ;

2°) d'annuler l'arrêté du 28 mai 2019 du préfet de la Seine-Saint-Denis ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l'arrêt à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa situation sous les mêmes conditions de délai et d'astreinte et de lui remettre, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour assortie d'une autorisation de travailler ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre des articles

L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, à verser à son conseil, Me Korn qui renonce le cas échéant à percevoir la part contributive de l'Etat allouée au titre de l'aide juridictionnelle, ou, dans l'hypothèse où le bénéfice de l'aide juridictionnelle lui serait refusé, au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- les premiers juges ont omis de statuer sur les moyens tirés de ce que l'arrêté serait entaché de plusieurs erreurs de fait ;

- le refus de séjour est entaché de plusieurs erreurs de fait et, en conséquence, d'une insuffisante motivation en fait ainsi que d'un défaut d'examen de sa situation ;

- il est entaché d'une erreur de droit et d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lu à la lumière de la circulaire du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 qui est opposable ;

- l'obligation de quitter le territoire français doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité du refus de séjour ;

- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision fixant le pays de destination doit être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à 25 % par une décision du 29 décembre 2020.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme A a été entendu au cours de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant malien né le 13 octobre 1985 à Loumbama (Mali), a sollicité le 19 juin 2018 son admission exceptionnelle au séjour. Le préfet de la Seine-Saint-Denis a, par arrêté du 28 mai 2019, rejeté sa demande motif pris de l'absence de circonstances exceptionnelles ou de motifs humanitaires attachés à sa situation, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. M. B fait appel du jugement du 26 mai 2020 par lequel le tribunal administratif Montreuil a rejeté sa demande tendant à l'annulation de cet arrêté.

Sur la régularité du jugement contesté :

2. M. B a soulevé, devant les premiers juges, à l'encontre de la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et, par voie de conséquence, de celles portant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination, un moyen tiré de l'existence de plusieurs erreurs de fait. Il ressort de la lecture du jugement attaqué que le tribunal a omis de viser et de répondre à ce moyen, qui n'était pas inopérant. Ainsi, le jugement ne peut qu'être annulé en raison de cette irrégularité.

3. Il y a lieu, dans ces conditions, pour la cour de statuer, par la voie de l'évocation, sur l'ensemble des conclusions et moyens présentés par M. B tant devant la cour que devant le tribunal administratif de Montreuil.

Sur le moyen commun aux décisions contestées :

4. Par un arrêté n° 2019-1076 du 29 avril 2019, régulièrement publié au bulletin d'informations administratives du 29 avril 2019, Mme D C, adjointe au chef du bureau de l'éloignement et du contentieux, a reçu délégation du préfet du département de la

Seine-Saint-Denis à l'effet de signer les décisions en litige. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des décisions attaquées doit être écarté.

Sur la décision portant refus de séjour :

5. En premier lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : / 1° Restreignent l'exercice des libertés publiques ou, de manière générale, constituent une mesure de police () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ".

6. La décision contestée vise les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ainsi que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et notamment les articles L. 313-10 et L. 313-14 de ce code. Elle fait, également et en particulier, état des raisons pour lesquelles M. B ne peut se prévaloir d'une longue présence habituelle et continue sur le territoire national depuis son arrivée alléguée en 2012, des éléments de sa situation personnelle et familiale en France ainsi que des motifs pour lesquels il ne peut se prévaloir d'une situation professionnelle stable et pérenne depuis son arrivée sur le territoire français. Par ailleurs, le préfet de la Seine-Saint-Denis a relevé que l'intéressé n'établissait pas être exposé à des peines ou traitements contraires à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales en cas de retour dans son pays d'origine, soulignant à cet égard le rejet d'une demande d'asile par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), confirmé par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA). Dans ces conditions, et alors que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'était pas tenu de reprendre l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de M. B, la décision en litige comporte l'énoncé suffisant des considérations de droit et de fait qui la fondent au sens des dispositions précitées des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et doit être regardée comme étant suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision contestée doit être écarté comme manquant en fait. Par ailleurs, la circonstance que certains des éléments mentionnés seraient erronés en fait, si elle peut éventuellement affecter la légalité interne de la décision attaquée, est, en tout état de cause, sans incidence sur la régularité formelle de sa motivation et ne saurait en l'espèce, contrairement à ce que soutient le requérant, permettre d'établir que le préfet de la Seine-Saint-Denis n'aurait pas procédé à un examen sérieux de sa situation. Le moyen soulevé à ce dernier titre doit, par suite, également être écarté.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article

L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2 ".

8. En présence d'une demande de régularisation présentée, sur le fondement des dispositions précitées, par un étranger qui ne serait pas en situation de polygamie et dont la présence en France ne présenterait pas une menace pour l'ordre public, il appartient à l'autorité administrative de vérifier, dans un premier temps, si l'admission exceptionnelle au séjour par la délivrance d'une carte portant la mention " vie privée et familiale " répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard de motifs exceptionnels, et à défaut, dans un second temps, s'il est fait état de motifs exceptionnels de nature à permettre la délivrance, dans ce cadre, d'une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié " ou " travailleur temporaire ".

9. M. B soutient qu'il est entré en France en septembre 2012 et y réside depuis lors, et qu'il est solidement inséré sur le marché du travail. Il fait valoir, à cet effet, avoir signé avec la SARL Aurel, sous le nom d'emprunt M'Pamara B, un contrat à durée indéterminée le 30 décembre 2015, et avoir travaillé pour cette société jusqu'au 31 mai 2016, à raison de 48 heures par mois, pour un salaire de 9,718 euros de l'heure, puis à raison de 110 heures par mois pour la même rémunération horaire jusqu'en décembre 2016, et pour 9,760 euros de l'heure jusqu'au 31 août 2017, puis à raison d'un temps complet et pour une rémunération horaire portée, au 1er janvier 2018, à 9,88 euros et, au 1er janvier 2019, à 10,03 euros. Il se prévaut également de ce que cette société a déposé un dossier complet de demande d'autorisation de travail, et d'une promesse d'embauche. Toutefois, la seule durée de résidence habituelle en France ne saurait, en la supposant même établie, constituer un motif d'admission exceptionnelle au séjour, alors qu'il est constant que l'intéressé est célibataire, sans charge de famille et n'établit pas être isolé dans son pays d'origine où il a vécu lui-même jusqu'à l'âge de vingt-sept ans. Par ailleurs, un contrat de travail à durée indéterminée ne saurait davantage, par lui-même, constituer un motif exceptionnel au sens de ces dispositions précitées. Il est, à cet égard, constant que l'emploi dont M. B se prévaut ne correspondait à un temps complet que depuis vingt mois à la date de la décision attaquée et que cet emploi n'a donné lieu qu'au versement de rémunérations très limitées jusqu'en septembre 2017. D'ailleurs, M. B ne produit, en tout état de cause, que quelques bulletins de salaires épars, notamment pour la période correspondant aux années 2017 à 2019, qui ne permettent pas d'établir la réalité et le montant des rémunérations effectivement perçues. Par suite, les circonstances alléguées et les documents produits ne suffisent pas à établir l'existence d'un motif d'admission exceptionnelle au titre du travail. Par suite, les moyens tirés de ce que la décision attaquée méconnaîtrait les dispositions précitées et serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation à ce titre doivent être écartés.

10. En troisième lieu, les énonciations de la circulaire n° INTK1229185C du ministre de l'intérieur du 28 novembre 2012 relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière dans le cadre des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui est dépourvue de caractère réglementaire, constituent seulement des orientations générales adressées par le ministre aux préfets pour les éclairer dans la mise en œuvre de leur pouvoir de régularisation, ces autorités administratives disposant d'un pouvoir d'appréciation pour prendre une mesure au bénéfice de laquelle la personne intéressée ne peut faire valoir aucun droit. Cette circulaire, qui ne prévoit pas la délivrance de plein droit d'un titre de séjour à l'étranger qui totaliserait les durées de résidence et d'emploi qu'elle indique, ne comporte ainsi pas de lignes directrices dont les intéressés pourraient utilement se prévaloir devant le juge et ne comporte pas davantage une interprétation du droit positif ou d'une règle qu'ils pourraient invoquer sur le fondement des articles L. 312-2 et L. 312-3 du code des relations entre le public et l'administration. Au surplus, il résulte des dispositions combinées des articles L. 312-3, R. 312-10 et D. 312-11 du code des relations entre le public et l'administration que, pour être opposable, une circulaire du ministre de l'intérieur adressée aux préfets doit faire l'objet d'une publication sur le site www.interieur.gouv.fr par le biais d'une insertion dans la liste définissant les documents opposables et comportant les mentions prescrites à l'article R. 312-10, et doit comporter un lien vers le document intégral publié sur le site " Légifrance.gouv.fr ", site relevant du Premier ministre. En l'espèce, la circulaire du 28 novembre 2012 du ministre de l'intérieur relative aux conditions d'examen des demandes d'admission au séjour déposées par des ressortissants étrangers en situation irrégulière, si elle a bien été publiée sur le site Légifrance et figure sur le site du ministère de l'intérieur reprenant les publications au bulletin officiel, ne l'a pas été dans les conditions prévues par les dispositions précitées du code des relations entre le public et l'administration. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de cette circulaire ne peut qu'être écarté comme étant inopérant.

11. En dernier lieu, il résulte de ce qui précède que les circonstances que M. B établirait être entré sur le territoire français en 2012 et que les salaires figurant sur ses bulletins de paie ne seraient pas inférieurs au SMIC, à les supposer même établies, ne suffisent pas à démontrer que l'arrêté serait entaché d'erreurs de fait d'une telle importance qu'elles le rendraient illégal. Enfin, la circonstance que le préfet aurait omis de faire état de ce que M. B serait en contrat à durée indéterminée depuis le 2 janvier 2016 avec la même société, qui est également celle qui souhaite l'embaucher en cas de régularisation de sa situation administrative, ne constitue pas, contrairement à ce que l'intéressé soutient, une erreur de fait.

Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :

12. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'établissant pas que la décision portant refus de séjour serait entachée d'une illégalité, il n'est pas fondé à soutenir que la décision portant obligation de quitter le territoire français devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision.

13. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / () ".

14. M. B fait valoir l'ancienneté de sa résidence en France depuis 2012, les liens affectifs et amicaux qu'il y a nécessairement tissé ainsi que son insertion professionnelle, étant parfaitement autonome et intégré dans le cadre de son travail. Toutefois, il ne conteste pas être célibataire et sans charge de famille. Il n'établit, ni même ne soutient, être dépourvu d'attaches familiales dans son pays d'origine où il a vécu au moins jusqu'à l'âge de vingt-sept ans. En outre, il ne justifie pas, par les seules pièces qu'il produit, d'une insertion particulière personnelle, professionnelle, amicale ou sociale en France. Par suite, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée méconnaitrait l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, ni qu'elle serait entachée d'une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.

Sur la décision fixant le pays de destination :

15. Il résulte de ce qui précède que M. B n'établissant pas que la décision portant obligation de quitter le territoire français serait entachée d'une illégalité, il n'est pas fondé à soutenir que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de cette décision.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 28 mai 2019 du préfet de la Seine-Saint-Denis. Ses conclusions à fins d'injonction et d'astreinte ainsi que celles présentées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ne peuvent, par suite, qu'être rejetées.

DÉCIDE :

Article 1er : Le jugement n° 1908154 du 26 mai 2020 du tribunal administratif de Montreuil est annulé.

Article 2 : La demande de M. B est rejetée.

Article 3 : Le présent arrêt sera notifié à M. E B et au ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.

Délibéré après l'audience du 4 juillet 2022, à laquelle siégeaient :

M. Bresse, président de chambre,

Mme Danielian, présidente assesseure,

Mme Deroc, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 26 juillet 2022.

La rapporteure,

M. DerocLe président,

P. BresseLa greffière,

C. Fourteau

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme

Le greffier,

Décisions similaires

CAA75excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Paris — N° CAA75-26PA02997

Suspension de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire. La Cour administrative d'appel de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 5 mai 2025. Le juge des référés estime la demande manifestement infondée, car le tribunal administratif a déjà validé la légalité de la décision par un jugement argumenté, sans qu'aucun moyen nouveau et sérieux ne soit soulevé. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-26TL00807

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci contestait le refus de l’Office national des combattants de prendre en compte la totalité de ses jours de présence dans un camp de transit. La cour applique les articles R. 222-1, R. 811-7 et R. 612-1 du code de justice administrative, constatant que l’appel, non dispensé du ministère d’avocat, n’a pas été présenté par un avocat malgré la notification claire de cette obligation.

01/06/2026

CAA31excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-25TL01714

Cette ordonnance de la Cour administrative d’appel de Toulouse, prise par le juge des référés, rejette la requête de M. A..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de séjour et l’obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Haute-Garonne. La cour estime que l’arrêté préfectoral est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen réel et sérieux de la situation personnelle de l’intéressé. Elle écarte également les moyens tirés de la violation de l’accord franco-algérien et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, jugeant que la requête est manifestement dépourvue de fondement. La solution est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

04/05/2026

CAA13excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Marseille — N° CAA13-25MA00532

La Cour administrative d'appel de Marseille a examiné le recours du préfet de la Haute-Corse contre un jugement du tribunal administratif de Bastia. Ce jugement avait annulé les arrêtés du 2 janvier 2025 refusant un titre de séjour à M. A... B..., ressortissant brésilien, et prononçant son éloignement. Le préfet soutenait que le comportement de l'intéressé constituait une menace à l'ordre public, justifiant le refus sur le fondement de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La cour a rejeté la requête préfectorale et confirmé le jugement de première instance, validant ainsi l'annulation des arrêtés et l'injonction de délivrer une carte de séjour temporaire mention "salarié".

04/05/2026

← Retour aux décisions